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5° Betteraves : Jusqu'à un mois après le démariage ou le repiquage; à
6° Osiers : En tous temps;
7° Arbres et arbustes de pépinières : En tous temps, mais à la condition qu'ils ne portent aucun fruit destiné à être consommé;
8° Tabac : Avant la transplantation;
9° Pommes de terre : Jusqu'à une semaine avant l'arrachage,
Nous ne croyons pas qu'il y ait d'inconvénients, à employer les traitements arséniés jusqu’à la véraison.
Depuis longtemps, en Amérique, ces produits sont légalement autorisés jusqu à l’époque des vendanges, mais nous pensons que le danger vient de ce fait que l’exécution des mesures que nous venons d’énumérer n’est pas assez souvent observée. À
Les arséniates solubles devraient être proscrits des bouillies arsenicales, et celles-ci devraient ne pas être livrées au commerce aussi largement qu'elles le sont, sinon avec toutes les restrictions nécessaires. Il est paradoxal de voir un pharmacien en correctionnelle parce qu'il a délivré quelques milligrammes d'acide arsénieux, sans ordonnance du médecin, alors que n'importe qui, après déclaration préalable devant le maire de sa commune, peut manipuler aveuglément et impunément des kilos d’arséniates, s’il s’agit d'agriculture.
Ces bouillies gagneraient à porter une étiquette claire et significative de leur caractère nocif au moment où elles seraient mises dans des mains ignorantes. Leurs conditions d'emploi seraient nettement indiquées, les plus grandes précaulions hygiéniques prises lors des sulfatages et des contrôles rigoureusement exercés.
Malgré l'absence d’accident signalés chez les, ouvriers agricoles, il conviendrait cependant d'assurer à ceux-ci une certaine garantie et de faire bénéficier les imprudents de la loi de 4898 sur les intoxications professionnelles étendue en agriculture, comme cela existe en Angleterre et en Alle-
magne.