‹ Intoxication par le plomb métalliqueChapitre 12 sur 47 · ONE · texte numérisé non relu

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plus de chances d’erreür que la série des opérations qui y aboutissent est plus grande. |

D'autre part en se reportant à ce que nous avons dit au sujet de la dissociation on voit que cette méthode est forcément inexacte puisque les lävages entrainent une perte notable du chromate de plomb. Les lavages à l'acide acétique ne peuvent plus être employés puisque cet acide a une action réductrice sur le permanganate de potasse.

IT. Dosage du plomb dans les solutions n’en contenant que quelques milligrammes.

C'est cette méthode qui nous à servi au dosage du plomb fixé par les organes où on ne le retrouve généralement qu’en très petite quantité. Avec les procédés ordinaires on peut aisément faire des dosages portant sur quelques centigrammes de précipité; mais si l’on se trouve en présence de quelques milligrammes de plomb le dosage est autrement délicat et on s'expose facilement aux erreurs.

Notre procédé est basé sur la diaphanométrie.

Soit par exemple à rechercher la quantité de plomb contenu dans une solution. Versons dans une éprouvette d'environ 25 à 30 centimètres de hauteur, cette liqueur à laquelle nous ajoutons 15 c.c. d’une solution au dixième de bichromate de potasse.

Il se produit un louche dû au chromate de plomb.

Dans une éprouvette semblable à la première, introduisons la même quantité de bichromate et une suffisante quantité d’eau distillée pour avoir le même niveau.

Avec une pipette graduée faisons tomber goutte à

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goutte une solution titrée d’azotate de plomb jusqu’au moment où les caractères d'imprimerie placés sous chacune des deux éprouvettes et observés suivant l’axe présentant le même acpect.

Connaisant la quantité d’azotate de plomb employé on en déduit la quantité de plomb contenu dans la solution à analyser.

Ce procédé parait un peu livré à l'arbitraire et par conséquent d'une exactitude relative. Nous pouvons aflirmer à la suite de nombreuses expériences qu’il est d'une précision presque mathématique puisqu'il est sensible au 1/10 de milligramme et que d'autre part il est très facile de saisir le moment où les deux solutions se trouvent dans les mêmes conditions au point de vue de l'absorption des radiations de la source observée.

3 Dosage du plomb dans les solutions acides.

Il s’agit de solution contenant des acides minéraux libres tels que l'acide chlorhydrique, l’acide azotique.

Le principe est le même que celui qui nous a servi pour doser le plomb dans les solutions neutres ou non aciditiées, c’est-à-dire précipitation de plomb sous forme de chromate de plomb avec le bichromate de potasse. Il était indispensable d'en modifier les détails. En effet le chromate de plomb étant soluble dans les acides chlorhydrique et azotique libres une partie assez importante du précipité rentrerait en solution.

Nous avons donc opéré comme il suit :

La solution plombique contenant l'acide libre est

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additionnée de quelques gouttes de phtaléine du phénol, puis d’une solution de carbonate de soude pur jusqu’à apparition de la teinte violacée, on obtient:

2HCI + PhCE Æ 2C05Na? — CoëPh + 4NaCI Co? + H20

Le précipité de carbonate de plomb est redissout en ajoutant un excès d'acide acétique à la liqueur et on a:

CoëPb + 2(C2H40°) — (C2H#02)Ph + CO? + H?0

Le dosage revient donc à celui d’une solution d’acétate de plomb en milieu acidulé par l'acide acétique c’est-àdire à notre méthode générale.

4° Dosage du Plomb fixé par les Organes

Dans les laboratoires de toxicologie la méthode généralement adoptée pour la destruction des matières organiques est la méthode de Gautier. On obtient en effet des liqueurs contenant les métaux sous forme d’azotates lesquels sont tous solubles dans l'eau.

Cette méthode applicable pour ainsi dire à tous les cas ne peut cependant pas être utilisée pour la recherche du plomb dans l'organisme.

Nous la rappellerons en quelques lignes :

100 grammes de matière organique sont additionnés de 30 grammes d'acide azotique. Le mélange est chaufté modérément dans une grande capsule en porcelaine. Quand la masse est devenue visqueuse et homogène, on cesse de chauffer, on ajoute 6 grammes d'acide sulfurique et on chauffe de nouveau en agitant, jusqu’à ce que la masse brun noirâtre s'attache à la capsule.

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On laisse alors tomber goutte à goutte, dans le mélange agité 15 grammes d'acide azotique qui produisent une nouvelle liquéfaction. On chauffe enfin, jusqu’à carbomisation de la matière. Le résidu noir étant pulvérisé et épuisé par l’eau bouillante, fournit une solution dans laquelle on cherche le métal.

Gautier fait intervenir l’acide sulfurique afin d'obtenir une destruction plus complète des matières organiques : mais dans le cas qui nous occupe l’azotate de plomb formé dans la première phase de l'opération est transformé en sulfate. Or le sulfate de plomb est très peu soluble dans l'acide azotique même bouillant. Une portion de ce sulfate échappera donc à l’action de l’acide azotique que Gautier ajoute en dernier lieu pour transformer les sulfates métalliques en azotates.

Enfin après addition d’acide azotique il faut chauffer jusqu’à calcination de la matière, ce qui exige une température assez élevée qui transforme une partie de l'azotate de plomb en oxyde insoluble dans l’eau.

Il y a donc deux causes d'erreur qui concourent à fausser gravement le résultat.

Nous proposons de suivre le procédé suivant que l'expérience nous a dicté :

100 grammes de matière organique sont additionnés de 50 grammes d’acide azotique. On chauffe en se servant d’une grande capsule, jusqu’à ce que la masse d'abord visqueuse et d’un jaune brun commence à sécher.

On retire du feu et on ajoute 50 grammes d’acide azotique ; on chauffe de nouveau en agitant.

La destruction de la matière organique continue à s’opérer, mais l'acide azotique seul ne serait pas capable

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