PU DA
Dans le Traité de Toxicologie clinique et médico-légale de Vibert, p. 254:
( Le plomb métallique n’est sans doute pas toxique par lui même. »
Nous lisons dans la Toxicologie de James, p. 198 :
« Le plomb métallique n’est pas vénéneux en principe. »
Cependant dans le bulletin de la Revue générale des Sciences du 30 octobre 1902, il est question de saturnisme provoqué par l’inhalation de poussière de plomb:
« Dans le travail des pierres précieuses, on rencontre le saturnisme.C’est la roue de plomb recouverte d’émeri qui s’use et dissémine les particules toxiques » (Fiessinger).
Le sujet que nous aurons à étudier est donc nouveau. Nous avons divisé ce travail en'six chapitres.
Dans le premier nous ferons l'historique de l’intoxication par le plomb métallique en exposant toutes les observations typiques publiées Jusqu'à ce jour.
Cet historique ne comprendra qu'un petit nombre de faits; ce mode d empoisonnement étant relativement rare.
Le deuxième chapitre sera consacré à l'exposé des petites modifications que nous avons apportées aux méthodes de dosage du plomb, soit en solution, soit dans les organes.
Nous profiterons de cette circonstance pour faire quelques considérations sur la dissociation du chromate de plomb.
Le troisième chapitre comprendra nos observations faites sur des chiens et des cobayes.
Dans un quatrième, nous exposerons l’intoxication saturnine en présence des matières albaminoïdes.
Nous étudierons dans un cinquième chapitre ce qui se passe quand on fait ingérer de l’albuminate de plomb à des chiens ou à des cobayes.
Enfin, de toutes ces considérations nous essaierons dans un dernier chapitre, de dégager, d’abord les causes de l'absorption du plomb métallique, puis la théorie de cette absorption qui semble le plus conforme avec la nature des faits observés.
Avant d'entrer dans l’exposé de notre sujet, nous tenons à témoigner notre reconnaissance à ceux qui nous ont guidé au cours de nos études.
Que tous nos Maîtres recoivent ici l'expression de notre gratitude.
Nous devons adresser nos plus sincères remerciements à M. le professeur Hugounenq qui nous a fait le grand honneur d'accepter la présidence de notre thèse.
Merci à M. le professeur Cazeneuve qui nous à inspiré le sujet de cette thèse. Nous nous rappellerons toujours avec plaisir le temps passé dans son laboratoire où il fut pour nous un conseiller autant qu'un Maître.
Qu’il nous soit permis de joindre ici à nos remerciements l'hommage de notre profonde gratitude.
Merci également à MW. les professeurs agrégés Barral, Moreau et Sambue, d'avoir bien voulu accepter de faire partie de notre Jurv.