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elle finit. Telle est l'observation d’une malade du service de M. Rigal à l'hôpital Necker, que M. Monudlic, externe du service, a bien voulu nous communiquer.
Eugénie L... 30 ans, travaille depuis trois ans dans un atelier où on vulcanise le caoutchouc.
A déjà éprouvé des accidents d'intoxication qui l'ont obligée à passer deux mois dans le service de M. Rigal. À sa sortie, elle a repris son travail jusqu'au 8 juin 1892, époque à laquelle elle revient nous trouver.
La veille du jour de son entrée, elle a eu une attaque de nerfs avec
perte complète de connaissance, les personnes qui l'entouraient à ce moment avouent qu’elle a eu des contractions et des secousses dans les membres, sans toutefois se mordre la langue L'attaque terminée, la malade a constaté une grande faiblesse dans les jambes ; elle fut obligée de se faire mettre au lit. Elle voyait des étoiles devant ses yeux et comme un point lumineux rayonnant de tous les côtés.
Etat actuel. — Le jour de son entrée à l'hôpital, la malade présente : céphalalgie persistante ; des points douloureux au niveau de la fontanelle et des tempes. Elle voit toujours des objets lumineux ; à lui semble voir continuellement un feu d'artifice, On constate en outre : un rétrécissement très considérable du champ visuel des deux côtés, de la diplopie binoculaire;le réflexe pharyngien est aboli. L’analgésie est complète ; il existe cependant une petite zone de sensibilité à la douleur au niveau de la région poplitée gauche. La sensibilité au toucher et à la douleur est abolie. Abolition du goût ; la malade pourrait bien manger du poivre comme du chocolat. On trouve des points où la sensibilité est exagtrée : un, au sommet de la tête, un à la fosse iliaque gauche et un autre au-dessous de chaque mamelon.
L'appétit est conservé, mais les digestions se font mal : renvois
sulfo-carbonés, constipation rebelle.
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Le sommeil est troublé pardes cauchemars et par des rêves terrifiants ; la malade est en outre réveillée souvent par des crampes dans les jambes. Elle éprouve encore une grande faiblesse dans les membres in-
férieurs.
Nous trouvons dans cette observation comme dans bien d’autres signalées de ce travail, des symptômes incontestables d’hystérie : cette attaque avec perte de connaissance est une attaque d’hystérie; ces points douloureux au niveau de la fontanelle peuvent bien être ce qu’on a appelé le clou hystérique. Le rétrécissement du champ visuel, l’absence de réflexe pharyngien, l’abolition du goût, le point ovarique gauche et les points mammaires des deux côtés, sont des symptômes plus que suffisants pour confirmer ce diagnostic. D’un autre côté, les autres symptômes observés n’ayant aucune apparence hystérique on pourrait peut-être dire en s'appuyant aussi sur d’autres observations, qu’il y a des formes mixtes d'intoxication où on peut constater à la fois des troubles hystériques et des troubles essentiels Ù