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En 1863 il publie un second mémoire destiné à compléter les précédents et à asseoir les conclusions sur des bases plus solides. Ce mémoire est intitulé : VNouvelles recherches sur Pintoxication spéciale que détermine le sulfure de carbone. Industrie du caoutchouc soufflé. Le titre même de cet ouvrage indique bien que cette intoxication doit être caractérisée par des symptômes spéciaux n’appartenant ni à l’alcool, ni au plomb, ni au mercure. Pour son auteur et d’après M. Charcot il n’est pas douteux que « c’est d’une névropathie sui generis qu’il s’agirait ici et qui pourrait être désignée sous le nom de névrose sulfo-carbonée (1). » | Delpech distingue deux périodes dans cette intoxication : une première période d’excilation et une seconde période de collapsus.
“Dans la première, les malades accusent une céphalalgie atroce surtout à la fin de la journée, ils ressentent des battements douloureux aux tempes et croient avoir la tête prise dans un étau. Ils ont des vertiges, des douleurs musculaires, des fourmillements ; ils sont d’une loquacité extrême, riant ou pleurant sans raison, se mettant en colère pour des motifs futiles. Presque tous sont pris dès le début d’érections constantes et de besoins exagérés, symptômes toujours précédés d’une sorte d'aura génitale constituée par « un échauffement aux parties sexuelles et par des démangeaisons fort pénibles au scrotum. » On peut aussi constater des délires aigüs passagers et com-
(1) CHARCOT, leçon du 6 novembre 1888
parables à ceux de l'alcoolisme; les malades voient. des points noirs, des mouches, des anneaux colorés, ils ont des tintements d'oreilles, des raideurs musculaires, des paralysies avec ou sans atrophie. | Dans la seconde période on trouve de la somnolence, de l'abattement, de l'indifférence ; la mémoire est très affaiblie. L’impuissance, la frigidité font place à l'excitation génitale du début. La faiblesse musculaire, s’accentue, lanorexie persiste et,sil’ouvrier ne quitte pas l’atelier, il ne tarde pas à JE pour arriver vite à la cachexie. | Passant ensuite à l’étiologie, Delpech se te si Je chlorure de soufre, manié aussi par les ouvriers pour vulcaniser le caoutchouc n’aurait pas une certaine influence sur ; Pintoxication. Il fait six expériences desquelles il paraît résulter que le chlorure de soufre, quoique ayant une odeur beaucoup plus intense et plus suffocante que le sulfure de carbone, a une influence PEAUUE nulle ou du moins très secondaire.
Comme traitement, il soustraitlouvrieraux vapeurs et aux poussières. Il administre ensuite du phosphore pour combattre l’anaphrodisie et donner de la vigueur à l’intelligence. L’emploi des purgatifs et des bains sulfureux lui ont donné de bons résultats.
Bergeron et Lévy publient en 1864 dans les Mémoires de la Société de biologie une note l’anesthésie de lu cornée dans lempoisonnement par le sulfure de carbone. Ces expérimentateurs, guidés par le cas d’un ouvrier en caoutchouc soufflé