‹ Intoxication Par Le Sulfure De CarboneChapitre 7 sur 25 · SENS VE · texte numérisé non relu

SENS VE

présentant une insensibilité cornéenne complète sans troubles de la vue font des expériences sur des cobayes, des chiens et des lapins qui toutes viennent confirmer leurs hypothèses.

En 1865 Tavéra publie dans sa thèse trois observations nou-

velles et résume les travaux de Delpech.

. En 1866, Gallard, fait à la Pitié trois cliniques consécutives sur l’intoxiation par le sulfure de carbone chez les ouvriers employés à vulcaniser le caoutchouc. Ces cliniques ont pour sujét un malade, dont l'observation fut publiée dans le mémoire de Delpech. Ce malade, ayant repris ses occupations, fut de nouveau intoxiqué et rentra à la Pitié.

Gourdon, dans sa thèse de 1867, dit quecette intoxication doit être placée au rang des névroses. Les quelques observations qu’il fournit sont surtout intéressantes parce qu’elles sont prises à ce point de vue.

Huguin présente en 1874 une thèse intitulée : Contribution à l’étude de lintoxication par le sulfure de carbone chez'les ouvriers en caoutchouc soufflé. Ce travail rempli d’observations soigneusement prises, nous a bien servifpour la discussion et l'interprétation de certains symptômes dus à cette intoxication,

Guillaumet en 1876, vante dans sa thèse les effets heureux du sulfure de carbone sur les plaies et surtout sur les ulcérations syphilitiques et variqueuses. Il avoue n’avoir jamais observé d'intoxication. |

La même année, Marche fait sa thèse sur l’intoxication par le sulfure de carbone ; il réunit huit observations très complètes.

M. le professeur Laboulbène communique à la Société médicale des hôpitaux en juin 1876, deux observations d’ouvriers travaillant à confectionner des ballons rouges et signale des troubles cutanés consistant en taches ecchymotiques sur les membres et sur le thorax.

Poincarré publie dans les Archives de physiologie de 1875 ses recherches expérimentales sur les effets des vapeurs de sulfure de carbone. |

Arrigo Tomassia, dans un travail analysé par G. Gilles de la Tourette, et publié en 1882 dans les Annales d'hygiène, donne le résultat de ses expérimentations sur des chiens, des cobayes et des grenouilles. Il décrit les divers symptômes observés suivant que le poison est administré en inhalations, en injections hypodermiques ou qu’il est absorbé par la voie digestive.

Jules Simon publie en 1884 dans la Revue nouvelle des maladies de l’enfance, une observation d’un enfant de quatre mois et demi ayant présenté des symptômes d’intoxication par le sulfure de carbone pour avoir été enveloppé dans une toile caoutchouquée.

En 1885 Berbès publie dans la France médicale un cas de pseudo-tabes du à intoxication par le sulfure de carbone.

La même année apparaissaient plusieurs thèses remarquables sur cette question. Nous citerons d’abord celle de Noel Bonnet comme un travail très sérieux, garni d'observations caractéristiques prises dans le service de M. Rendu.

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