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contiendraient une quantité variable, jusqu’à plusieurs grammes par kilogramme de graines.
Le fait que seuls certains sujets d’une collectivité soumise à la même nourriture, sont atteints, conduit à admettre un facteur de sensibilité individuelle, L'action du froid et de l’humidité est très nette. L’influence du paludisme dans les antécédents semble importante.
L’électivité du toxique pour la moelle lombosacrée est admissible si l’on se remémore la prédilection de certains poisons ou de certaines substances médicamenteuses pour une zone particulière du tissu nerveux : les barbituriques pour le diencéphale et le corps strié ; le plomb et ses sels pour le nerf radial.
A côté de cette hypothèse, celle de l’existence d’un parasite toxique de la gesse, comme dans le cas du seigle ergoté, semble pouvoir être écartée, ce parasite n’ayant jamais pu être mis en évidence. D'autre part, le lathyrisme n'apparaît que lorsque la gesse entre dans l’alimentation en pelites quantités. Il faut que cette graine constitue pendant un temps assez long la base de la nourriture : c’est le fait primordial qui ressort des observations.
« Pour arriver à provoquer dans l’organisme les graves désordres qui sont la traduction du lathyrisme. il faut une consommation assez prolongée et pour ainsi dire unique d'un même aliment déficitaire » (Marcadier).
* On peut, en effet, admettre à côté de la toxicité propre des gesses, l'hypothèse d’une avitaminose.