‹ Intoxications Alimentaires Par Certaines LégumineusesChapitre 8 sur 19 · ARE · texte numérisé non relu

ARE

rissante, sa racine féculente rappelle la châtaigne.

Historique.

L’antiquité n'’ignorait pas la toxicité des gesses :

pi Hippocrate, Pline, Dioscoride l’ont notée.

En llalie : Ramazzini signale en 1691, dans le duché de Modane, ‘l'existence d’intoxications dues vraisemblablement aux gesses.

Puis Torgioni, Tozzetti, en Toscane (1784) Pellicioti dans les Abruzzes (1847), Cantani de Naples (1873), Brunelli en Toscane (1880) observent le lathyrisme parfois isolé ou plus souvent en « épidémies ».

Aux Indes, 2,028 cas observés en 1856 dans le district d’Allahabad, par James Irving, font. l’objet

d’une relation dans /ndian Annals of Medical Science.

SSD

En Afrique du Nord, et notamment en Kabylie, le lathyrisme est étudié par Grandjean (1882) qui adresse à l’Académie des Sciences un mémoire sur les accidents dus aux gesses. La même année, Bourlier fait paraître ses observations sur « l'épidémie qui sévit dans certaines régions du département d'Alger. Astier et Proust (1883) rapportent des cas typiques sur les 1.100 à 1.200 malades d’une population de 18.000 kabyles.

En France : la toxicité de la jarosse fut rappelée par Vilmorin, Duvernois en 1770 note que l’ingestion des gesses peut produire « une espèce de paralysie des membres inférieurs ».

Deslonchamps, puis Desparandes de Blois (1829). Ce dernier signala les dangers de l’emploi de la jarosse dans la fabrication du pain et décrivit une épidémie sévissant sur plusieurs communes.

En Syrie : J. Trabaud, en 1919, observe une épidémie très importante. |

Ce lathyrisme apparaît aux mêmes périodes chez les animaux domestiques. Dans ces temps normaux la gesse est un excellent aliment pour le bétail et est parfaitement tolérée tant qu’elle n’excède pas le 1/5 ou le 1/4 de la nourriture totale, mais lorsqu'elle en constitue la base, les troubles graves surviennent : les porcs, les chevaux, les mulets, les canards mêmes peuvent présenter les symptômes de lathy-

risme.

Page 1