CHAPITRE PREMIER
L'Intradermo-réaction en pathologie générale
me enr ee unes
Bien peu éloigné de nous encore, l’époque où commencèrent les travaux et recherches, véritablement scientifiques, des réactions cutanées, dans leurs rapports avec les phénomènes d’allergie ou d’immunité de lorganisme.
C'est en 1873, que BLACKLEY signala le premier des exemples d’hypersensibilité cutanée chez des sujets atteints de fièvre des foins: elle était due à l'application de pollen de graminées sur la peau.
Quelques années plus tard, en 1892, ESCHERICH, décrivait une « stickreaktion » ou réaction de piqûre, qu'il avait notée au point même où il avait poussé une injection sous-cutanée de tuberculine. Mais ce ne furent là que des faits isolés, et observations particulières.
Les véritables travaux sur lapplicalion de tests cu- {anés au diagnostic, ne datent que de la découverte de la culi-réaclion luberculinique par VON PIRQUETT, en 1907. Des recherches sur lhypersensibilité à la tuberculine naquirent une série d'expériences fort intéressantes.
La même année, CALMETTE et WoLrr-EISNER, à très peu d'intervalle, publiaient leurs premiers travaux sur l'ophtalmo-réaction tuberculinique.-On appliquait Bientôt ces deux tests culanés à plusieurs extraits microbiens. C'est ainsi que CHANTEMESSE trouvait lophtalmodiagnostic de la fièvre lyphoïde. l
Mais il restait un grand pas à faire, pour rendre ces méthodes plus pratiques à appliquer, plus sûres dans leurs techniques el dans l’inocnité de leur emploi.
Alors que la cuti-réaction n’était qu’un dépôt d’anligène sur la peau préparée ou non, que l’ophtalmoréaction employail une muqueuse toujours très sensible : la conjonctive, Mantoux, dès 1908, proposait de déposer dans la peau le produit à éprouver. De ce jour, l’intradermo-réaction élait née.
Au même instant, MENDEL la décrivail en Allemagne. Elle donna lieu, en peu de temps, à de multiples applicalions.
C'est à MANTOUx que l’on en doit tous les détails, par une communication qu’il fit à l’Académie des sciences en 1908 : |
« L'instrumentalion se réduit à une seringue de Pravaz slérilisable el à une aiguille fine. Après avoir plissé la peau on enfonce laiguille presque parallèlement