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à la surface ; on a soin que le côté biseauté de sa pointe soit tourné vers le haut et regarde, par conséquent, vers lépiderme quand l’aiguille est en place. Chez les sujets à tégument très fin, il faut enfoncer franchement l’aiguille, puis, sa pointe étant dans l’hypoderme, la relever légèrement et aborder le derme par sa face profonde ; on risque autrement de la traverser de part en part. L'opération est absolument analogue à une injection traçante de cocaïne ; l'aiguille bien fixée, on pousse le liquide qui forme une petite boule d’æœdème, rapidement résorbée… »
MaxToux préconisait l’injection à la face antérieure
de la cuisse. Il nous paraît préférable de la pratiquer à l’avant-bras, au niveau du tiers moyen de la face antérieure. Certains, ont adopté la face externe du bras, au tiers supérieur, de préférence à gauche, afin d’éviter les frottements nuisibles à l'interprétation de la réaction.
C'est à plusieurs reprises, après l'injection, que l’on doit se rendre compte des réactions cutanées produites. Lorsque la réaction est franche, il se produit généralement une élévation thermique, une réaction locale assez intense : cette dernière se caractérise par un large placard d’æœdème et souvent une réponse lymphangitique évidente et persistant plusieurs jours.
Dans l'épreuve de CasonI la réaction, lorsqu'elle est positive, n’apparaît que trois à douze heures après l’injection, suivant l'opinion de la plupart des auteurs italiens. Il se produit alors une large tache erythémateuse qui peut se prolonger de vingt-quatre à quarante-huit heures. On pourra signaler parallèlement {ous les phé-
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nomènes subjectifs tels que la douleur, ou objectifs tels que chaleur, œdème, rougeur, induration, réaction de défense et température.
Quant aux lésions histolegiques déterminées par l’intradermo-réaction, c’est surtout celle de la tuberculine que l’on connaît. On les doit à AUGHÉ el AUGISTROU, qui en 1910, les étudiaient chez le cobaye tuberculeux : il existerait une infiltration leucocytaire, surtout de polynucléaires dans toutes les assises de l’épiderme et du derme. On noterait aussi une dilatation des vaisseaux et capillaires sanguins, ainsi qu'une infiltration du tissu conjonctif par les globules rouges.
Des études analogues ont été faites visant l’intradermo-réaction à d’autres substances.
FERRAND el LEMAIRE, au cours d’une série de recherches, paraissent voir une différence entre les lésions des réactions allergiques et celles des réactions toxiniennes : ces dernières auraient une réaction inflammatoire plus localisée.
Dans tous les cas, ces phénomènes se reconnaissent à une inflammation plus ou moins étendue, avec une infiltration leucocytaire et vaso-dilatation intenses, aboutissant parfois même à la production de lésions de nécrose.
Elle inspira la magnifique découverte de RoEMER et SAMES, sur le titrage de la toxine et de l’antitoxine dyphtériques à l’animal, en 1909, qui fut bientôt suivie de son application au dosage de l’antitoxine chez l’homme. On doit cette dernière à MicxreLs et ScHicr qui, en 1912, mirent au point cette méthode devenue depuis
d’une importance capilale dans la prophylaxie de la dyphtérie.
Depuis, de nombreuses réactions cutanées virent le jour, et peu à peu, leur domaine s’étendit considérablement. Presque tous les phénomènes d'idiosyncrasie furent l’objet d’études approfondies. Certaines d’entre elles nous paraissent dignes d'intérêt, et nous nous proposons de les envisager chacune à leur tour, brièvement, au cours de ce chapitre. Mais, il nous paraît, au préalable, utile, de les diviser en réactions d’hypersensibilité et en réactions toxiniennes. Elles diffèrent totalement les unes des autres, selon que l’on envisage ie diagnostic, le pronostic, ou la prophylaxie.
Les premières sont le test d’une infection dont elles peuvent aider à préciser le moment de l’apparition, mais dont elles ne donnent jamais la preuve de l’immutité du sujet face à cette infection. Tout autre sont les secondes, qui, à l'inverse des premières, ne peuvent fournir aucun renseignement utile sur le moment de l'apparition de l'infection, mais qui apportent une donnée nouvelle et d’un grand intérêt : celle de la mesure de l’immunité acquise à la suite de cette infection. Leur valeur prophylactique est grande, car elles permettent d’avoir la certitude qu'un sujet est à l'abri de telle ou telle infection. On ne peut pas savoir par elles si le sujet a été préalablement infecté ou non, mais elles permettent d'apprécier l’immunité et d'en déduire un pronostic d'avenir.
Il faut, pour qu’elles gardent leur valeur, que l’antitoxine joue un tel rôle prépondérant dans la proteclion de l'organisme, qu’il suffise, comme l’a dit BoRDET,
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de la titrer pour être renseigné sur le degré d’immunité du sujet. Par contre, si la défense de l’organisme « résulte de la collaboration de divers anticorps » on ne peut rien espérer dans l’évaluation du degré d’immunité du sujet. Leur emploi s'en trouve ainsi limité.
Qu'il s’agisse de réactions ou d’hypersensibilité ou, toxiniennes, la technique de l’intradermo-réaction doit être précise et son application correcte.
Réactions d’hypersensibilité