TUBERCULOSE
L'intradermo-réaction tuberculinique constitue une des réactions cutanées les plus anciennes parmi celles d’hypersensibilité. Cette réaction, dont nous ne préciserons pas la technique, indique, lorsqu'elle est positive, l’existence d’un foyer tuberculeux en activité ou en voie de guérison. ’
D'une manière générale «les réactions sont d'autant plus intenses et précoces que les sujets sont plus récemment et moins gravement alteints, et qu’ils se défendent mieux, tandis qu'elles se manifestent d'ordinaire plus ou moins bruyantes et plus tardives chez les vrais malades ». (CALMETTE.)
Le phénomène important paraît être l'intensité de la réaction qui semblerait d’une grande utilité dans le pronostic des lésions en cours. (Léon BERNARD et Ba- RON).
L'organisme saturé d’'antigène ne répond plus nette-
NOTE ment à la sollicitation cutanée, aussi n’est-il pas rare de voir les tuberculeux arriver au stade ullime de la maladie, ne plus réagir à la réaction à la tuberculine et créer celle anergie, dont l'apparition assombrit 1 pronostic.
D’autres réactions ont été tentées dans le diagnostic de la tuberculose. DeLiLLE, Isaac et DUGROGHET ont utilisé l’intradermo-réaction à l'antigène méthylique de NèGre et Boquer, et les réactions obtenues paraissent aussi nettes qu'avec la tuberculine.
WILDBOLZ a préconisé une intradermo-réaction avec la propre urine des tuberculeux concentrée et filtrée. F. ARLOING, ARRENS el ORUSTEIN, ont montré le-peu de spécificité de celte uro-intradermo-réaction, étant donnée la variabilité extrême du facteur rénal.
Toutes les réactions cutanées envisagées sont des tests d'infection. Leur positivité prouve l'existence d’une lésion tuberculeuse en évolution ou en voie de guérison. Elles n’ont aucune valeur pronostique, et comme nous l'avons fait remarquer, peuvent être inhibées.