‹ Introduction a l'Ancien TestamentChapitre 18 sur 115 · Troisième partie : 7-9 /o · texte numérisé non relu

Troisième partie : 7-9 /o

§ 369. Ici les maschals sont réunis par groupes. Une pre< mière péricope (7 i-7) énonce une série de jugements comparatifs, au moyen de la formule : < Mieux vaut....» Leur tendance générale est de présenter la vie sous un jour sérieux, passablement sombre. En présence des difficultés, l'auteur recommande la patience, l'acceptation soumise des biens et des maux (s-u): « Au jour du bonheur, sois heureux, et au jour du malheur, réfléchis: Dieu a fait l'un comme l'autre »

Kohéleth ne croit pas que nécessairement le juste soit heureux et le méchant malheureux : son expérience lui a démontré le contraire (i5). A cette remarque il joint l'étrange conseil de n'être ni trop juste, ni trop sage, ni trop injuste, ni trop insensé (i6-i7). C'est pour lui la meilleure manière de craindre Dieu (is). Il n'y a du reste ici-bas ni justice parfaite (20), ni sagesse complète (S3 ss.). Soudain, à propos de sagesse et de folie, l'Ecclésiaste lance un trait véhément

contre « la femme dont le cœur est un piège et un filet, et dont les mains sont des liens » (ie). Le résultat de ses recherches sur ce point se résume ainsi pour lui : « J'ai trouvé un homme entre mille, mais je n'ai pas trouvé une femme entre elles toutes » (28). D'autre part, il énonce cette autre conclusion : « Dieu a fait les hommes droits, mais ils ont cherché beaucoup de détours » (29).

Après une phrase louangeuse à l'adresse des sages et de la sagesse (8 i), Kohéleth parle des devoirs d'obéissance à l'égard du roi (2-4;. Puis, généralisant, il parle du jugement et de la mort (5-8). Il médite sur le sort des méchants et des hommes droits, et revient à une pensée déjà exprimée: < Le bonheur est pour ceux qui craignent Dieu» (9-13). Il reprend le sujet déjà touché dans 7 15, le destin des justes et des méchants (u), et affirme une fois de plus qu'il n'y a de bonheur pour l'homme qu'à manger, à boire et à se réjouir (15 ; comp. 2 24, 3 12-13, 5 17). Il est inutile de chercher l'explication de ce qui se passe sous le soleil : le sage lui-même n'y peut parvenir (16-17). Tous les hommes ont le même sort. Il faut profiter de la vie pendant qu'elle dure: < Un chien vivant vaut mieux qu'un lion mort > (9 i-e). Le mieux est donc de manger et de boire gaîment, de jouir de la vie avec la femme que l'on aime, bref de faire usage de toutes les ressources disponibles; dans le séjour des morts il n'y aura plus rien

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