‹ Introduction a l'Ancien TestamentChapitre 19 sur 115 · Quatrième partie: 9 n-ll · texte numérisé non relu

Quatrième partie: 9 n-ll

Après avoir traité les plus graves problèmes de l'existence humaine, Kohéleth ajoute quelques sentences sur des sujets relativement moins importants, et donne à ses propos une forme qui se rapproche parfois de Tanecdote. Il montre l'influence prépondérante des circonstances fortuites (9 11-12); l'ingratitude que rencontre l'homme de mérite (13-15); le pouvoir que possède un seul méchant de détruire beaucoup de bien (16-I8); la folie l'emportant sur la sagesse (10 1-4) et occupant les plus hauts postes (5-7); le travail et l'eflFort aboutissant souvent à un échec (8*ii). Malgré tout cela, Kohéleth ne cesse pas de faire cas de la sagesse; il condamne

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les bavardages des insensés (12-15). II compare les pays mai gouvernés à ceux qui jouissent d'un roi et de princes dignes de leur position (16-19); il recommande la prudence dans les paroles (20).

Celui qui veut réussir ne doit pas craindre de courir des risques : il faut agir, et attendre patiemment Tissue des événements (11 1-6).

Conclusion: 11 7^12 10.

Il n'est pas surprenant qu'après avoir tourné et retourné son sujet et l'avoir examiné sous toutes ses faces, Kohéleth éprouve quelque embarras à conclure. Il a reconnu et présenté à ses lecteurs les avantages et les inconvénients de l'existence; il a bâli, démoli, reconstruit, etc. Que resle-t-il en fin de compte? y a-t-il un < yitron > pour l'homme?

Somme toute « la lumière est douce et il est agréable aux yeux de voir le soleil > (11 7). Il faut donc jouir du présent (s) ; le jeune homme surtout doit profiler de sa jeunesse, mais sans perdre de vue le jugement et en se souvenant de son créateur (12 i-3a). Assez tôt viendra la vieillesse (Sb-g) ; l'auteur en fait une description imagée, pittoresque, un peu recherchée toutefois, au terme de laquelle il répète son exclamation: « Vanité des vanités, tout est vanité » (10).

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