II. Indications historiques
I 296. Un petit nombre de psaumes, 14 en tout, ont dans leurs suscriptions la mention d'un fait historique à l'occasion duquel le poème aurait été composé. Tous ces psaumes portent le nom de David, et sont contenus, sauf un, dans les deux premiers livres du Psautier, en majorité dans le second livre. En voici la liste : 3, 7, 18, 30, 34, 51, 52, 54, 56, 57, 59, 60, 63, 142. Toutes ces indications se rapportent à des faits connus de la vie de David, relatés dans le livre de Samuel. Une seule fait exception, celle du Ps. 7 : < ...au sujet de Cusch, Benjamite » ; ce personnage est totalement inconnu. On pourrait y voir Schimeî ; d'autres ont pensé au Cuschi de II Sam. 18 21-32 (?). Les autres suscriptions ont
* Il faut y ajout45r Hab. 3 19.
trait aux faits suivants : la tentative de Saûl pour s'emparer de David dans sa maison (59), David à Gath (34 et 56), la dénonciation de Doëg (52), celle des Ziphiens (54), David dans le désert de Juda (63) et spécialement dans la caverne (57, 142), la guerre contre les Syriens et les Edomites (60), l'adultère avec Bath-Schéba (51), la fuite devant Âbsalom (3). A cette classification chronologique échappent deux des psaumes énumérés ci-dessus, le 18, qui se trouve aussi dans Il Sam. 22 et qui est daté du moment où < l'Eternel eut délivré David de la main de tous ses ennemis et de la main de Saûl >, et le 30, intitulé : « Pour la dédicace de la maison ». Il se pourrait d'ailleurs que cette dernière indication fût plutôt liturgique qu'historique et s'appliquât à l'emploi de ce cantique en certains jours de fête plutôt qu'à l'occasion où il fut composé. Il faut encore noter que, au Ps. 60, Joab est nommé comme vainqueur des Edomites, tandis que II Sam. 8 13 attribue cette qualité à David et I Chron. 18 12 à Abischaî, et surtout que, dans la suscription du Ps. 34, le nom d'Akisch, roi de Gath (I Sam. 21 10-15) est remplacé par celui d'Abiniélec fcomp. Gen. 20 1-I8, 21 22-34, 26 i-3i). D'autre part on peut remarquer que le texte des indications historiques est habituellement rédigé dans les termes mêmes dont s'est servi le livre de Samuel.