‹ Introduction a l'Ancien TestamentChapitre 42 sur 115 · ESDRAS-NÉHÉMIE · texte numérisé non relu

ESDRAS-NÉHÉMIE

Mnémon (405-359). Les sources ne faisant pas de différence entre des souverains portant le même nom, le Chroniste pourrait avoir cru qu'il s'agissait du même Artaxerxès, tandis qu'en réalité il eût fallu en distinguer deux, et celui d'Esdr. 7 7-9 serait Artaxerxès II. Dans cette hypothèse Esdras ne serait arrivé à Jérusalem qu'en 398 av. J.-C, et les portions du livre (Esdr. 7-10, Néh. 8-10) qui décrivent son activité devraient être reportées bien après celles qui concernent Néhémie (Néh. 1-7, 12 27-13). Nous n'avons pas à reproduire ici les arguments allégués en faveur de ce système, non plus que les objections très sérieuses qu'on peut lui opposer. D'après d'autres auteurs, l'Artaxerxès d'Esdras serait bien le même que celui de Néhémie, mais l'arrivée d'Esdras à Jérusalem n'en serait pas moins postérieure à la première venue de Néhémie. Il faudrait, dans ce cas, lire, dans Esdr. 7 7-9, au lieu de la ?■• année, la 27™« ou peut-être même la 37»«. Ainsi, les faits racontés dans Esdr. 7-10 et Néh. 8- 10 s'interposeraient entre la première venue de Néhémie (444) et la seconde (432), ou seraient même relégués après cette dernière date.

Sans nous prononcer sur la valeur de ces diverses solutions d'un problème historique embarrassant, nous pouvons €n inférer, au point de vue spécial qui nous occupe, qu'il y a lieu de diviser en quatre l'ensemble des 17 chapitres qui font actuellement l'objet de notre étude. La première subdivision (Esdr. 7-10) raconte comment Esdras vint à Jérusalem et quelles réformes il y entreprit. La seconde (Néh. 1-7) rapporte la venue de Néhémie à Jérusalem et la reconstruction des murailles de la ville. La troisième (8-10) expose la promulgation de la loi. Enfin la quatrième contient, outre deux documents statistiques (11, 12 1-26) des détails complémentaires sur l'activité de Néhémie (12 27-13).

1^ snbdlvision : Esdras 7-10.

§ 429. La plus grande partie de cette subdivision est directement empruntée aux Mémoires d'Esdras (727-9 16); celui-ci y parle à la première personne. On peut à coup sûr assigner la même origine au document officiel, en araméen (7 12-26),

qui contient la lettre du roi Artaxerxès à Esdras. Enfin il est vraisemblable que d'une part le commencement du ch. 7, d'autre part le ch. 10, passages dans lesquels il est parlé d'Esdras à la troisième personne, sont des extraits ou des résumés de ces mêmes Mémoires, rédigés par le Chroniste ou par quelque écrivain intermédiaire.

La péricope 7 i-io est destinée à faire connaître la personnalité d'Esdras, qui est vanté comme scribe et docteur de la loi (6, 10), et rattaché à Aaron par une généalogie très inconw plète (i-8; comp. I Chron* 6 3-14)^. Ce préambule résume brièvement les faits qui vont être décrits plus en détail d'après les Mémoires.

La lettre d'Artaxerxès (i2-26) est précédée d'un verset d'introduction (il) qui est en araméen comme la lettre ellemême. Pour cette dernière, cela s'explique aisément; pour le V. 11, c'est beaucoup moins compréhensible. L'authenticité de la lettre royale a été mise en doute à cause de la terminologie judaïque qu'elle emploie; mais elle peut être défendue si l'on admet que le rescrit royal n'a fait que reproduire les termes soigneusement minutés d'une pétition rédigée et déposée par Esdras lui-même.

Les V. 27-28, par lesquels s'ouvre la citation textuelle empruntée aux Mémoires d'Esdras et dans lesquels celui-ci célèbre la protection divine dont il est l'objet, sont en araméen. Ils viennent ainsi s'ajouter à la liste déjà longue des passages où l'emploi de l'une des langues plutôt que de l'autre semble défier toute tentative d'explication. Cette liste d'ailleurs prend fin avec ce chapitre, car dans la suite du livre d'Esdras, et dans celui de Néhémie, il n'y a plus d'araméen.

Le ch. 8 énumère les noms des prêtres qui se joignirent à Esdras et de ses autres compagnons, ainsi que les objets de valeur emportés à Jérusalem. Après une station au bord du fleuve d'Ahava, en Babylonie, et la célébration d'un jeûne, la caravane effectue le voyage en quatre mois environ, dépose ses offrandes dans le temple et offre des sacrifices.

^ Seraja, dont Esdras aurait été le fils, n'est autre que le grand prêtre mis à mort en 586^ ce qui prouve suffisamment l'absence de plusieurs chaînons. Il est aisé de constater d'autres lacunes dans la même généalogie.

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 peine arrivé, Esdras est mis au courant d'un fait qui Tafflige (9 1-5) et lui arrache une prière d'humiliation (6-I6) * : il s'agit des nombreux mariages contractés par des Juifs avec des païennes. Le ch. 10 décrit, mais non plus dans les termes mêmes des Mémoires, les mesures rigoureuses adoptées à l'instigation d'Esdras pour renvoyer les femmes étrangères. La fin du chapitre (18-44) énumère les noms de tous les prêtres, lévites, chantres, portiers et autres Israélites que leurs ma-» nages exposaient à la répression. Toutefois le dénouement donné à cette affaire n'est pas formulé en termes précis. L'extrait des Mémoires d'Esdras s'arrête brusquement et les renseignements ultérieurs font défaut. Esdras disparatt momentanément de la scène.

2»* subdivision : Néhémle 1-7.

§ 430. Dès le début du ch. 1, et jusqu'au terme de cette subdivision, nous avons affaire aux Mémoires de Néhémie. Celui-ci pourrait avoir écrit lui-même la suscription initiale : « Paroles de Néhémie, fils de Hacalia » ^; mais elle peut aussi être due à l'écrivain qui a fait les extraits des Mémoires, ou encore au Chroniste en personne.

Néhémie rapporte l'arrivée à Suse de son frère Hanani^ l'afGUction que lui causèrent les mauvaises nouvelles venues de Jérusalem et la prière qu'il adressa à Dieu^ (ch. 1). Puis il raconte comment il profita de sa qualité d'échanson royal pour obtenir d'Artaxerxès l'autorisation de se rendre à Jérusalem avec des pouvoirs étendus (2 i-s). Son voyage, son arrivée, sa tournée nocturne le long des murailles en ruines,.

* Les y. 10-12 renferment une citation des commandements de Dieu, prescrits par l'entremise de ses serviteurs les prophètes, citation qui n'est point textuelle et qui parait réunir des éléments empruntés à Lév. 18 24- 25, 37. Deut. 7 1-3, 23 6, 11 8. Le plus frappant, c'est qu'il est parlé des prophètes et non pas de Moïse, et que tout ce passage provient des Mémoires d'Esdras.

' Le mot hébreu qu'on traduit ici par « paroles » est le même qu'on rend ailleurs, avec tout autant de raison, par « actes » (I Rois 11 41), ou encore par « actions » (II Ghron. 9 29). Comp. plus haut, II, p. 314, n. 1.

^ Les V. 8-9 semblent supposer une citation du Pentateuque. Celle-ci n'est pourtant point textuelle; le passage le plus analogue est Deut. 30 1-5.

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enfin la résolution prise à son appel par la population tout entière de relever les murs, tel est le sujet de la péricope suivante (9-i8). Le chapitre se termine par la mention (19-20; comp. 10) des ennemis des Juifs, Sanballat, etc., et de leur attitude à Tégard de Néhémie.

Le ch. 3, très important au point de vue de la topographie de Jérusalem, décrit la répartition du travail de reconstruction.

L'hostilité déclarée de Sanballat et les mesures prises par Néhémie pour assurer la sécurité des travailleurs sont exposées au ch. 4. D'autres difficultés, surgissant à Tinlérieur et résultant des rapports tendus entre créanciers et débiteurs, sont aplanies par Néhémie (ch. 5)*.

Le ch. 6 enregistre encore d'autres tentatives de Sanballat contre la personne même de Néhémie* (4-4 *)? et signale les rapports entretenus par plusieurs Juifs notables avec Tobija, le principal des aides de Sanballat (17-19). Entre deux, le récit consigne brièvement Fachèvement des travaux (i»-i6). Il est extraordinaire que cet événement ne soit pas décrit d'une façon plus circonstanciée; il est curieux aussi de ne pas voir le compte rendu de la cérémonie de dédicace figurer ici, et de le rencontrer plus loin (12 27-43). Au lieu de cela, les Mémoires de Néhémie se poursuivent au ch. 7 par la mention des mesures prises pour la fermeture quotidienne des portes de Jérusalem (i-4). Puis (5) Néhémie communique la décision qu'il a prise de procéder à un dénombrement et la trouvaille qu'il a faite du registre des déportés revenus à Jérusalem (en 537) avec Zorobabel et Josué. Il s'agit de la même liste que nous avons déjà rencontrée dans Esdr. 2. Elle paraît, comme il a été dit plus haut, avoir fait partie originairement des Mémoires de Néhémie, ce qui explique pourquoi elle se trouve ici, en dehors de sa place chronolo-

^ Le V. 14 de ce ch. 5 nous apprend incidemment que Néhémie a été investi des fonctions de gouverneur pendant 12 ans (444-432).

^ Le nom d'un des acolytes de Sanballat est écrit tantôt sous sa forme hébraïque Guéschem (2 19, 6 1^ 2), tantôt sous sa forme arabe Gaschmu (6 6); nos traductions devraient, si elles ne veulent pas uniformiser, du moins indiquer par une note qu'il s'agit du même personnage.

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gîque. Celui qui l'a introduite dans le livre d'Esdras n'est pas le Chroniste, car ce dernier ne Taurait certainement pas fait suivre dans Esdr. 3 i d'un verset (= Néh. 7 73b-8 la) tout à fait étranger aux Mémoires de Néhémie et qui forme le début de la troisième subdivision.

3«« subdivision : Néliémie 8-10.

§ 431. A proprement parler cette subdivision commence avec 7 73b; mais, pour simplifier, nous considérerons ce demiverset comme faisant partie du ch. 8.

Les trois chapitres que nous allons étudier parlent d'Esdras et de Néhémie à la troisième personne. Ils ne sont donc empruntés tels quels aux Mémoires ni de l'un, ni de Tautre. D'autre part, ils portent à un si haut degré le cachet du témoin oculaire qu'on est tout naturellement amené à les supposer extraits des Mémoires. Reste à savoir s'il faut en assigner l'origine première à Néhémie ou à Esdras. Or un examen attentif de la terminologie et de la pensée conduit à les attribuer à Esdras. Il faut donc classer ces trois chapitres avec Esdr. 7 i-io et 10, et, ici surtout, regretter que l'auteur -des extraits ne nous ait pas conservé plutôt le texte original et non modifié des Mémoires.

Le sujet traité est en effet de la plus grande importance. Il s'agit de la promulgation solennelle du livre de la loi et de la lecture publique qu'en fait Esdras, assisté par un certain nombre de lévites ^ A cette occasion de grandes réjouissances ont lieu, qui se prolongent par la célébration de la fête des huttes, dans des conditions telles que < depuis le temps de Josué, fils de Nun, les enfants d'Israël n'avaient rien fait de pareil » (9-18). Le ch. 9 décrit un jeûne qui eut lieu peu après, et contient une prière (5-37) tellement ana-

^ Le mot rendu par « distioctement > dans nos versions (8) était autrefois interprété comme impliquant l'idée de traduction. On supposait donc que la loi, lue au peuple en hébreu, était traduite par les lévites en araméen, «t Ton en concluait que cette langue était la seule qui fût comprise et parlée par les Juifs déjà à l'époque de Néhémie. Le terme hébreu n'a pas la portée qu'on lui prêtait. Gomp. plus haut, I, p. 25.

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logue à celle d'Esdr. 9 6-16 qu'elle paraît avoir été composée par Esdras et conservée dans ses Mémoires.

Le V. 38 annonce qu'un pacte fut écrit et scellé par tous les assistants, et le ch. 10 (i-27) donne la liste des signataires parmi lesquels figure Néhémie, mais non point Esdras. Le peuple à son tour prête le serment de fidélité (2S-29). A partir du V. 30 le récit passe de la troisième personne pluriel à la première personne (nous) y et donne le détail des engagements pris pour l'observation de la loi. Il importe de noter que si, dans leur généralité, les stipulations énoncées ici cadrent avec les données du Pentateuque, l'accord avec la législation sacerdotale est précisément ce qu'il y a de moins marqué. Ce phénomène est d'autant plus surprenant que, d'après le ch.8, P venait d'être solennellement publié et mis en vigueur. On peut en inférer que P, tel qu'il fut promulgué au temps d'Esdras et de Néhémie, n'avait pas encore entièrement atteint la forme sous laquelle nous le possédons, et qu'il doit avoir subi certaines retouches ultérieures.

Les faits relatés dans les ch. 8-10 sont tous présentés comme s'étant produits au ?■• mois. L'indication de l'année fait malheureusement défaut, et cette lacune permet diverses suppositions. La plus naturelle, à première vue, consiste à admettre qu'il s'agit de l'année où Néhémie vint à Jérusalem et releva les murailles de la ville (444). Mais d'autres hypothèses ont surgi, auxquelles nous avons déjà fait allusion ; il se pourrait fort bien qu'elles fussent fondées et que la promulgation de la loi dût être fixée à une époque plus tardive. Dans ce cas, les faits rapportés dans 13 4-31 devraient être considérés comme antérieurs à cette promulgation, et celle-ci n'aurait eu lieu qu'en 432 au plus tôt, lors de la seconde venue de Néhémie à Jérusalem. Le Chroniste se serait donc trompé en groupant ses matériaux : il aurait dû faire passer le contenu de 13 4-3i, emprunté directement aux Mémoires de Néhémie, avant le ch. 8. Une semblable transposition serait d'autant moins étonnante que 12 27-47 doit en tout cas subir un sort analogue et être immédiatement rattaché au ch. 6,

Il se peut d'ailleurs que le Chroniste ait encore à se repro-

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cher une autre confusion du même genre concernant les ch. 8-10. Quand on considère que le ch. 10 (plus exactement 9 38-10 39) n^est rattaché à ce qui précède que d'une façon tout à fait vague ; que Néhémîe y est nommé, mais non point Esdras ; enfin et surtout que les ordonnances énumérées dans ce chapitre semblent précéder et acheminer la législation de P bien plutôt que la suivre, on en vient à se poser la question suivante. Le ch. 10 ne serait-il pas tiré des Mémoires de Néhémie plutôt que de ceux d'Esdras, desquels proviennent 8 et 9 ? ne ferait-il pas suite originairement au ch. 13, en constituant une sorte de sanction donnée aux réformes de Néhémie? S'il en était ainsi, il faudrait séparer résolument le ch. 10 des deux précédents, et Ton aurait d'autant plus de raisons pour admettre que la promulgation de la loi par Esdras n'a eu lieu qu'après 432, c'est-àdire après que Néhémie eut déjà introduit et fait accepter certaines mesures réformatrices.

4«* subdivision: Néhémie 11-13.

§ 432. Chacune des subdivisions précédentes forme un tout. Leur homogénéité première peut être discutée, comme nous Tenons de le voir pour les ch. 8-10 ; elles donnent pourtant une impression d'ensemble. Il en est autrement de la quatrième : celle-ci est tellement morcelée qu'elle produit l'effet d'un appendice (comparable à II Sam. 21-24), dans lequel on aurait réuni certaines pièces qui n'ont pas trouvé leur place ailleurs.

On y trouve en premier lieu (ch. 11) un document relatif é l'établissement de la population juive à Jérusalem et dans -d'autres localités judéennes. C'est la répétition, avec de nombreuses divergences, du morceau inséré dans I Chron. 9. Chose étrange, on discute encore actuellement si ce tableau «e rapporte au temps de Zorobabel ou à celui de Néhémie. Sans doute, si l'on envisage 11 i-2 comme faisant corps avec ce qui suit, on est tenté de rattacher le tout à la remarque -de Néh. 7 4, et par conséquent au moment où la reconstruction des murailles fut un fait accompli (444). Mais ces deux -versets du début, lesquels manquent d'ailleurs dans I Chron.

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9, peuvent très bien se détacher du reste du chapitre^ et conservent même ainsi leur valeur historique, comme complément des mesures prises par Nëhémie. Il paraît d'autant plus nécessaire de recourir à cette solution que les détails topographiques et généalogiques du reste du chapitre paraissent être mieux en accord avec les faits de Tépoque de Zorobabel. Il n'en résulte pas d'ailleurs que ce tableau n'ait pas figuré originairement dans les Mémoires de Néhémie» Ceux-ci, qui renfermaient la liste conservée dans Néh. 7 6- 73a, peuvent tout aussi bien avoir enregistré le document en discussion, lequel aurait passé de là dans Néh. 11. Nous avons émis plus haut (II, p. 329) l'avis que le dit document avait été inséré après coup dans le ch. 9 de I Chroniques. L'auteur de cette intercalation n'est pas le Chronisle lui-même, et îl n'a pas emprunté son texte au livre de Néhémie : les 'différences entre les deux morceaux parallèles sont trop considérables pour cela. Au fond le parallélisme cesse avec I Chron. 9 17 et Néh. 11 19. Les données relatives aux Néthiniens et aux chantres, et celles concernant les localités de province, telles que nous les lisons dans 20-36, sont propres au texte de Néhémie.

Le morceau suivant (12 1-26) nous reporte également par son début à l'époque de Zorobabel et du prêtre Josué. Il énumère les chefs de familles sacerdotales et lévitiques. Mais il donne ensuite des détails généalogiques et statistiques qui se rapportent à des temps plus récents, et poursuit la série des grands prêtres jusqu'à Jaddua le contemporain d'Alexandrele-Grand. Ce fait suffit pour prouver que la rédaction de ce document est sensiblement postérieure à l'époque d'Esdras et de Néhémie. Ces deux derniers y sont du reste mentionnés (26) comme vivant à une époque déjà ancienne.

La seconde moitié du ch. 12 (27-47) se rattache à 6 15-16, comme il a été dit plus haut (II, p. 396). Elle décrit, au moins en partie, la fête célébrée à propos de la dédicace des nouvelles murailles. Elle est extraite des Mémoires de Néhémie, qui, selon toute probabilité, renfermaient encore d'autres données sur cette solennité, et ne se bornaient pas à en retracer presque exclusivement la partie musicale, objet des prédilec*

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