OBSERVATIONS SUR LES LANG. ASIATIQUES. III
Caucase, en indiquant ccpeiidaiit qu'elle en dificre essentiellcineut sous le rapport des racines et des formes grammaticales.
La grande ressemblance que les vocaLulaires awarc propre , anzuch, tschari-kabutsch offrent entre eux, nous a engagé à les considérer , d'après M. Klaproth , comme trois dialectes de la langue aware ; mais nous n'avons pas pu partager la même opinion à l'égard des quatre prétendus dialectes du géoigica , ni de l'audi et du dido-unso de l'aware , que contre l'avis de ce savant philologue nous avons regardes comme autant de langues sœurs , dont nous avons formé les familles géorgienne et aware; la première composée du géorgien littéral, du géorgien vulgaire ou propre, du mingréiien, du souane et du la si; la seconde, de l'aware, de l'andi et du dido-unso. Nous prions nos lecteurs de revoir ce que nous avons dit dans le premier chapitre, et de rapprocher les vocabulaires respectifs dans les tableaux polyglottes, pour juger de la justesse de celte innovation.
Nous avons fait aussi un groupe secondaire des langues lesghiennes, pour ne pas séparer des peuples connus par leurs voisins sous la dénomination vague , mais néanmoins généralement reçue, de Lesghiens (Montagnards), et afin de pouvoir indiquer, sans une fastidieuse répétition, des traits caractéristi^ ques qui leur sont communs.