VII. Langues du plateau central de l'Amérique du nord
ET DES PAYS LIMITROPHES A l'eST ET A I.'oUEST.
Par les raisons indiquées plus haut, nous avons mis en-
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semble sous le nom de PlaLeau Central de L'Amérique du Noj-df le quatrième groupe de l'Amérique Moyenne et partie du premier et du deuxième de l'Amérique du Nord de M.Vater.
Nous avons nommé langue cinaloa (71 3) les trois dialectes zuaque, mayo et yaqui, qui, d'après l'opinion de M. Vater, appuyée de l'examen de ce qu'ont écrit sur ces prétendues langues , Hervas et le missionnaire Ribas , paraissent n'être qu'une même langue, divisée en trois dialectes principaux , ou tout au plus trois idiomes très peu difïérens les uns des autres. Nous avons exclu tous les trois noms, parce que ne pouvant pas les retenir tous les trois, nous n'avions aucune raison de préférer l'un à Vautre. Nous croyons que la dénomination de cinaloa , que nous avons donnée à cette langue , est celle qui lui convient le plus , puisqu'elle est géographique, cette langue étant parlée dans toute la province de Cinaloa et une petite partie de celle de Sonora, qui, avec celle de Culiacan formaient la vaste intendance de Sonora. Cette dénomination empêche aussi de confondre le dialecte mayo ou maya avec la langue maya ou yucatane (676), décrite dans le tableau des langues parlées dans le Guatemala.
C'est d'après l'autorité de Glavigero, que nous avons réuni dans la famille tarahumara les trois idiomes tarahumara (719), opata (720) et eudeve (721). Les faits recueillis dans le Mithridates ont été notre guide pour former la famille caddos , ainsi que pour la classification des langues que parlent les petites tribus que nous avons décrites \ la suite de cette famille, qui , comme nous l'avons indiqué dans le tableau , sont sur le point de s'éteindre.
Les résultats des savantes recherches faites par MM. Say et Du Ponceau, publiés dernièrement en Amérique, nous ont obligé à former les deux familles que M. Du Ponceau appelle Vitra Mississipian-Iéanguages , et que nous avons nommées Sioux-Osages et Panis-ArrapaJioes , d'après les noms des deux peuples principaux dans chacune. Nous avons classé b
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première avec les langues qui forment le groupe que nous appelons de la Région Missouri-Colombienne. Comme M. Du Ponceau ne se borne qu'à des conjectures à l'égard de la famille panis-arrapahoes , parce que, malheureusement pour la linguistique, une partie des vocabulaires rassemblés pendant l'importante expédition du major Long a été perdue , nous avons taché de combiner ensemble l'opinion du philologue américain et celle de l'allemand. En attendant la publication de nouveaux faits positifs, nous avons retenu, avec M. Vater, pour une même nation, les Camanches et les Paducas (745), que M. Du Ponceau considère comme deux peuples différcns , et nous y avons ajouté les Arrapahoes (ySg), qui jouent maintenant un grand rôle parmi ces peuples; les Kaskaias (740) et les Yuta (747). M. Vater conjecture que ces derniers sont , avec les Kiaways (746), une tribu des Tetans (745). Comme il n'est pas encore démontré que la nation nommée Panis par les Français, etTowiaches parles Espagnols, parle la langue des Panis ou Pawne de M. Du Ponceau, et que l'on sait d'ailleurs pai" le major Pike , que l'idiome des Towiaches est commun aux Tawakenoes , nous nous sommes cru autorisé à classer la langue de ces deux peuples, que nous avons nommée towiache-tau^akenoes (743) , dans cette famille , à laquelle il serait possible que l'on pût réunir par la suite les Apaches [j^j) , les Yabipais {"J^^) > et autres nations comprises dans cette région, mais encore trop peu connues.
Nous avons décrit la langue des Panis ou Pavv'^nces (738) , d'après les renseignemens que nous avons trouvés dans la relation de l'expédition du major Long aux Rocky Mountains , rédigée par le savant botaniste M. Edwin James. Cependant, par les raisons exposées dans le chapitre premier, et faute de renseignemens ultérieurs, nous avons regardé comme deux langues sœurs, au lieu d'en faire deux dialectes d'une même langue, les idiomes des Panis Blancs ou Pawne (738) proprement dits, et des Ricaras ou Panis Noirs (74i) , ainsi (jue ceux
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éc quclfjncs aiUrcs trions. Il est l)on aussi d'observer quô M. Gallalin pense que les Padoucas, limilhrophes des Panis , de 1730 à 1740, lie se retrouvent plus sous ce nom, et que ks tribus des Wctepaliatoes et des Kiawas , des Slactan, des Katoka, des Neinousin et des Dotanc, ainsi que celle des Castahana, en sont des débris. Les deux premières habitent sur îePadouca, branche de la rivière Plalte ; les quatre suivantes, près des sources de la rivière Cheyenne, et la dernière, près de celles de la rivière Platte et de la rivière de la Hoche Jaune. Les nombreuses et importantes recherches faites depuis quelques années par les plus savans philologilcs américains, sur les monumcns attribués aux Aîlighewi, ne nous permettant pas de passer sous silence ce peuple célèbre, nouo l'avons classé parmi les nations qui forment le groupe des langues du Plateau Central de l'Amérique du Nord , région qui paraît pouvoir être regardée comme sa patrie primitive. Nous avohs cependant signalé â nos lecteurs riguorancc où l'on est à l'égard de h nature de la langue de ce peuple, et les opinions toul-àfait étranges qu'on a mises en avant sur son origine, les renvoyant à la savante note de M. le baron Alex, de Humboldt et de M. Malle-Brun , que nous avons mise à la suite du tableau suivant, pour tout ce qui regarde les monumens qu'on leur attribue, et les seules conclusions auxquelles leur inspection peut donner lieu.