PIÈCES FIXES
À. Epistome (epistomus) (2), Latreille. — Cette pièce, située à la partie antérieure de la tête, est cir-
(1) Voyez Planche 6.
(2) Cette partie est le chaperon (clypeus) de Linné, Fabricius et la plupart des entomologistes , et le nez (nasus) de Kirby.
Linné se servit le premier du mot clypeus ( bouclier } pour dési-
conscrite en arrière par l’épicrâne ou le post-épistome lorsqu'il existe, sur les côtés par les joues, et en devant par le labre auquel elle sert d'attache. Tantôt l’épistome est uni intimement à ces diverses parties, sans aucune trace apparente de suture; tantôt il en est séparé plus ou moins complétement par une suture distincte.
Dans le premier cas , son existence devient souvent douteuse, ou ses limites très-difhciles à déterminer. Dans le second , la séparation est plus ou moins marquée. Ainsi, chez les Copris, les Æteuchus , les Onitis, etc., il est constitué par cet espace que circonscrivent deux lignes élevées formant un triangle dont la corne ou le tubercule, que présente souvent la tête de ces espèces, serait le sommet. Dans les Guépes, les Bombus , etc., on remarque un espace semblable, mais de forme différente, et qui est entouré par des lignes enfoncées. Ces lignes, chez quelques Diptères (Leptis, Sciara, etc.), forment des impressions ou enfoncemens très-prononcés. Ghez les Géocorises, l'épistome est encaissé entre deux appendices latéraux
gner , dans un sens métaphorique, le large rebord que forme la partie antérieure de la tête chez les Coprophages et autres Scarabeides , ainsi que le prothorax des Sy/pha, Cassida, Lampyris, etc., qui a effectivement quelque ressemblance avec un bouclier. Fabricius, en prenant ce nom, l'appliqua non-seulement aux parties ci-dessus, mais encore au labre, ou lèvre supérieure de la bouche ( Philosophia Entom.); de sorte que la confusion devint extrême. C’est pour y remédier que Latreille a créé ( Organis. ext. des Ins.) le terme épistome, que nous adoptons. Depuis, M. Kirby, regardant cette partie comme l'analogue du nez chez les vertébrés, et le siége de l'odorat, l'a appelée nez (nasus). Mais cette opinion est au moins douteuse, ainsi que nous le verrons en traitant des sens des Insectes, et le terme employé par M, Kirby n'a été recu par aucun entomologiste.
DE LA TÊTE. 249 du front , qui quelquefois le recouvrent à leur extrémité, et lui donnent l'apparence d’être isolé, mais il s'enfonce en réalité sous ces deux lobes et va rejoindre le labre.
La grandeur de l’épistome est très-variable, et ordinairement en raison inverse de celle du front. Chez les Copris et les Æteuchus, où ce‘dernier est très-petit, il atteint son maximum de développement , et recouvre entièrement les parties de la bouche sur lesquelles il s'avance : dans la plupart des Staphylins, au contraire, chez qui le front est très-ample, l’'épistome est presque entièrement recouvert par celui-ci et à peine “visible.
Les formes que prend cette pièce varient encore plus que sa grandeur ; et, ne pouvant les faire connaître toutes, nous nous contenterons d'en mentionner quelques-unes. Chez les Æteuchus et les Copris, où sa taille est siremarquable, l’épistome est ordinairement triangulaire avec la base du triangle tronquée ou arrondie et munie de deux à six dents; mais, dans ce dernier cas, il faut remarquer qu’on ycomprend celles desjoues, qui sont situées à sa partie postérieure sur la même ligne que lui. Chez les Geotrupes , les Athyreus, etc., genres peu éloignés des précédens, il est rhomboïdal ; celui de plusieurs Cétoines est bifide ; et chaque lobe prend quelquefois la forme d’une corne plus ou moins robuste. Dans la plupart des Æétéromères, il est arrondi postérieurement; et chez les Blaps en particulier, son bord antérieur est concave. Dans l’ordre des Orthoptères, il est en général sub-triangulaire ; dans celui des Hémiptères, 1l n’est nulle part plus remarquable que chez les Cigales, où il occupe la majeure partie de la face sur laquelle il fait une
saillie divisée longitudinalement par un sillon, et striée transversalement. Parmi les Diptères, tantôt l’épistome se réunit aux joues pour former une sorte de bec conique ( #hingia, Tipula, Nemotelus, Eristalis , etc. ), tantôt il forme sur la face une saillie de forme variable : chez quelques Æsiles, il est renflé à son extrémité, et se termine par un sinus qui donne passage au suçoir. Chez la plupart des Syrphides, la partie postérieure est déprimée, et l’antérieure se relève subitement , ete.
Dans la majeure partie des Insectes , l'épistome ne consiste qu'en une lame mince, réunie à sa partie antérieure avec le labre par une ligne étroite et membraneuse, souvent difficile à distinguer, et qui disparaît même complétement. Mais chez d’autres ( Melolontha, Anaplognathus , etc.), ses bords latéraux et l'antérieur se replient verticalement en dessous, de manière à former vers l’intérieur de la bouche une large cavité fermée par une membrane mince, et qui constitue le palais; c’est ce rebord que M. Kirby considère comme le siége de l’odorat, et l’analogue des parines des vertébrés : il lui donne le nom de Ahinarium, terme qui, par la raison indiquée plus haut , ne peut pas plus être adopté que celui de nez. Cette partie de l’épistome atteint son maximum de développement chez les Ænoplognathus , et offre tous les passages intermédiaires de grandeur jusqu'à sa disparition complète.
L'épistome est ordinairement uni et privé de proéminences, mais quelquefois, et principalement chez les Lamellicornes , ses bords sont relevés en forme de carène , entiers ou découpés de diverses manières : ailleurs il porte des appendices analogues aux cornes
qui sont ordinairement des dépendances du front. C’est ainsi que dans la 7ipula oleracea il se termine en devant par une pointe horizontale; et chez une espèce d'Abeille (Osmia bicornis) , chacun de ses côtés est armé d’une corne verticale, etc.
B. Post-épistome ( post -epistomus) (1), Kirby.— Cette pièce, confondue avec l’épistome dans le plus grand nombre des Insectes, est distincte chez quelquesuns et peut fournir de bons caractères pour distinguer entre eux certains genres voisins les uns des autres; elle est, par exemple, très-visible dans les Sagra, genre de Coléoptères, voisins des Donacia, et manque chez ces derniers. Elle se présente sous la forme d’une pièce triangulaire, située au-dessous des antennes et audessus de l’épistome, et séparée de ce dernier, ainsi que du front , par une ligne enfoncée fortement marquée : on en retrouve des traces chez d’autres Coléoptères , les Anthia, les Dytiscus, et plusieurs autres carnassiers. Dans les Cistela, elle est plus considérable que l'épistome lui-même.
Elle existe également chez les autres ordres ; dans les Prosopis, genre d'Hyménoptères créé par Fabricius , elle a la même forme et la même position que chez les Sagra. On la reconnaît chez certains Orthoptères, particulièrement les Sauterelles à deux ou quatre lignes, élevées et divergentes, visibles sous les antennes. Chez les Libellulines , les Myrméléons, etc., de l'ordre des Névroptères , elle est étroite et trans-
(1) M. Kirby, qui le premier a observé cette pièce, l'appelle post-nasus , par une conséquence naturelle du nom de nasus qu'il donne à l’épistome. Ayant adopté ce dernier terme , nous avons du changer celui de post-nasus.
versale , etc. Il est inutile de s’étendre davantage sur
cette pièce, qui est en général peu saillante et d’un usage à peu près nul dans la nomenclature.
C. Epicräne ( epicranium) , Straus. — L'épicräne forme à lui seul la majeure partie de la tête dont il occupe les parties supérieures et latérales : en avant il est borné par l’épistome ou le post-épistome, lorsque celui-ci existe; en arrière il s'étend jusqu'au trou occipital qu’il forme en partie, ou au cou seulement lorsque ce dernier existe. Sur les côtés il se recourbe en dessous et va rejoindre les pièces de la face inférieure avec laquelle il se soude ordinairement d’une manière intime.
La boîte céphalique est ainsi presque entiérement formée par l'épicrâne : outre l'ouverture antérieure dans laquelle est contenue la bouche, il est percé de deux autres généralement latérales dans lesquelles sont enchässées les cornées des yeux. Intérieurement il offre , selon M. Straus , deux apophyses; l’une très-srande, en forme de cloison, séparant la cavité de la tête de celle des yeux, et percée dans son milieu d’un trou unique pour le passage du nerf optique; l’autre naissant près des antennes, et se dirigeant vers le trou occipital où elle va rejoindre une autre apophyse basilaire.
L’épicrâne se divise en plusieurs régions, qui ne sont ordinairement indiquées par aucune suture, souvent peu distinctes, et qui ne sont facilement reconnaissables que dans certaines espèces, surtout parmi les Coléoptères. Ge sont les suivantes :
a. Front (frons ) (r). Gette région occupe la partie moyenne de la face entre les yeux; elle est bornée en avant par l’épistome ou le post-épistome et les joues, sur les côtés, par les yeux , et postérieurement par le vertex. Sa grandeur en général est en raison inverse de celle de l’épistome et des yeux. Quand le premier est très-petit, elle remplit sa place en s'étendant en avant comme un grand nombre de Brachélytres, et vice vers. Dans les espèces où les yeux se touchent, ainsi que cela a lieu dans beaucoup de mäles de Libellules, de Diptères, etc., le front se trouve réduit à un petit espace triangulaire entièrement séparé du vertex. Dans les femelles des mêmes Diptères, les yeux s’écartant un peu l’un de l’autre, la communication se trouve rétablie par une ligne plus ou moins large.
Le front affecte des formes assez variables dont nous ne citerons que quelques exemples. Dans un grand nombre d'espèces , chez les Élater principalement, il est élevé et comme bombé. Chez beaucoup de Longicornes il a l'apparence d’une croix dont les bras forment un angle obtus et aboutissent au sinus des yeux dans une élévation qui porte les antennes. Chez les Fourmis il est également bombé entre ces derniers organes, et dans un de leurs genres, les Ponères, cette élévation est bilobée et recoit entre les lobes l'extrémité postérieure du post-épistome. Dans quelques Guëpes (Vespa crabro, etc.), cette élévation forme un triangle dont le sommet regarde la bouche.
(1) Linné et Fabricius ont appliqué ce nom à toute la partie supérieure de la tête entre les yeux, la bouche et le thorax. Le front comprenait ainsi l'épistome lui-même,
Nous avons déjà cité certaines Géocorises chez qui cette partie s’avance en embrassant l'épistome entre deux lobes latéraux ; il existe quelques espèces exotiques de cette famille, où ces lobes sont dilatés, comme foliacés, et forment un appendice très-singulier au devant de la tête. Chez d’autres Hémiptières, également exotiques, cette partie, ainsi que l’épistome, sont divisés par un sillon longitudinal en deux parties, qui portent chacune un œil et une antenne, etc.
Ces derniers organes sont ordinairement des dépendances de la région qui nous occupe, et sont placés tantôt sur les parties latérales de la face à côté des yeux, tantôt sur ses côtés dans un sinus ou sur une élévation formée par eux; dans ce cas, qui est le plus fréquent, elles sont placées devant les yeux ; enfin, chez les Scarabeides, où elles sont attachées sous le rebord que forment les joues et l’épistome, elles paraissent souvent appartenir à ce dernier. Les stemmates également, dont la place ordinaire est sur le vertex, sont quelquefois sur Île front. Cela a lieu surtout chez les espèces dont es yeux sont confluens.
Les cornes, les tubercules, etc., dont est si souvent armée la tête des Insectes, ont ordinairement aussileur siége sur cette partie, qu'ils envahissent quelquefois presque coinplétement, ainsi que cela se voit chez quelques Scarabæus.
b. Vertex (vertex). Cette région est située derrière le front et le touche, à moins qu'elle n’en soit séparée par des yeux confluens. Elle est bornée sur les côtés par la partie postérieure des yeux et les tempes, et en arrière par l'occiput lorsque celui-ci existe. On la reconnaît aux stemmates dont elle est le siége, excepté
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dans quelques cas que nous avons mentionnés en parlant du front. Dans certaines espèces d'Ontophagis ( O. nutans, nuchichornis, etc.), elle porte aussi les cornes dont ces espèces sont armées. En général le vertex est petit et n'offre rien de particulier. Les entomologistes se servent souvent de ce mot pour désigner d’une manière vague le sommet de la tête.
c. Occiput (occiput). L’occiput est cette partie de la face qui tantôt forme en arrière un angle avec le vertex, tantôt s’arrondit derrière ce dernier. Il est limité sur les côtés par les tempes et postérieurement par le trou occipital ou par le cou s'il y en a un. Dans les Coléoptères qui sont privés de ce dernier, la partie postérieure de la tête forme une simple déclivité du vertex, ordinairement cachée sous les bords antérieurs du prothorax, très-lisse, afin de faciliter les mouvemens, et portant à sa partie postérieure une ou deux échancrures où s’attachent les muscles moteurs de la tête. Mais chez les Insectes qui ont un cou ou une tête versatile , l’occiput forme avec le vertex un angle souvent arrondi et quelquefois aigu. On en voit un exemple chez les Coléoptères de la tribu des 7rachélides. Dansles Hyménoptères et les Diptères, dont la tête est versatile, l’occiput fait un angle de manière à former avec les tempes et les pièces de la face inférieure une concavité adaptée au mouvement de la tête sur le thorax
d, Joues ( genæ). Les joues sont cette portion de la face située de chaque côté entre la base des organes buccaux et les yeux, et qui entoure ordinairement ces derniers à leur partie antérieure, Leur grandeur dé-
pend du plus où moins de proximité qui existe entre ces deux organes. lorsque les yeux sont très-rapprochés de la bouche, comme dans les Coléoptères carnassiers , les joues sont réduites à une lame étroite et quelquefois un simple filet. Dans les Curculionites , au contraire, elles s’allongent pour former une partie du bec et présentent un sillon (scrobs) destiné à recevoir le premier article des antennes au repos.
Chez la plupart des Coprophages (Æteuchus, Copris, Onthophagus, etc.) , elles prennent la forme de l’'épistome, s'aplatissent comme lui , et contribuent à former le rebord de la tête. Elles se distinguent alors de l’épistome par une ligne saillante et quelquefois par une échancrure ou une dent. Dans les Cétoines du genre Gnathocera (G.. bicornis vitticollis), elles s’al- Jlongent de chaque côté en une corne horizontale qui, prises dans leur ensemble, ont l'apparence de mandibules ouvertes. Chez les Ælurnus, Hispa , etc., les joues, par leur élévation et leur réunion avec les côtés inférieurs de Ja tête, constituent une sorte de rempart qui entoure et protége les organes de la bouche. Les ZLongicornes ont souvent ces parties très-développées et terminées à la base des mandibules par deux ou trois festons. Chez les Scaurus , les Eurichora et autres Âfélasomes, les joues envoient en dessous un lobe qui recouvre la base des mâchoires. Onles retrouve également plus ou moins prononcées dans les autres ordres. Elles sont relevées chez un grand nombre de Punaises, et forment une espèce de gouttière où est reçu le bec à sa base. Dans les Hyménoptères elles sont en général assez simples, mais bornées aux côtés inférieurs des yeux. Chez les Sirex elles se dilatent à la
DE LA TÊTE. 297 base des mandibules, et présentent sous ces organes une dent arrondie, etc.
Chez un assez grand nombre de Coléoptères, les joues envoient postérieurement un prolongement ou une apophyse qui s’avance plus ou moins dans les cornées et les divise en deux parties, l’une supérieure , l’autre inférieure. Quelquefois même, comme chez certains Lamellicornes , la joue tout entière forme ce prolongement, qui est le Canthus de Kirby. Sa grandeur est très-variable. Il est très-visible, mais linéaire et veiu chez le Melolontha ; chez les Lucanus, Passalus, etc., il forme un angle qui s’avance jusqu’au centre de la cornée; dans les Geotrupes il est large, saillant, et la traverse presque tout entière. Chez les ARyssonotus, et surtout les Gyrinus il coupe complétement la cornée en deux, de sorte que ces Insectes paraissent avoir quatre yeux. On peut regarder aussi comme une sorte de canthus la partie qui, dans presque tous Îes Longicornes, échancre plus ou moins profondément les yeux, quoiqu'elle soit plus particulièrement une dilatation du front.
e. Tempes (tempora). Les tempes ne sont qu'une continuation des joues, et s'étendent depuis celles-ci aux extrémités postérieures de la tête, dont elles forment les côtés et les angles postérieurs; elles entourent par conséquent en arrière les yeux, le vertex et l’occiput. Leurs caractères n’ont en général rien de saillant, si ce n’est chez quelques espèces de Fourmis exotiques (Ætta) où elles se terminent par une ou deux fortes épines qui donnent à ces espèces un air de férocité remarquable, etc.
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La face inférieure présente un moins grand nombre de pièces ou de régions que la précédente. Fabricius, dans sa Philosophie entomologique, la désigne tout entière sous le nom de Gula, terme que Latreille et d’autres entomolosistes ont appliqué plus tard à la partie inférieure et basilaire de la bouche, désignée généralement depuis sous le nom de menton. M. Kirby, augmentant encore la confusion, appelle gula la partie inférieure du cou lorsqu'il existe, et jugulum, gorge, la face inférieure, qu'il considère comme étant tout d’une pièce. Latreille s’est servi également quelquefois de ce dernier terme. M. Straus, le premier, a reconnu dans la partie qui nous occupe deux pièces distinctes, qui sont les suivantes :
D. Pièce basilaire. Straus. — Elle occupe la partie inférieure et postérieure de la tête, et s’unit sur les côtés avec les tempes, en avant avec la pièce prébasilaire , et en arrière avec le cou, lorsqu'il existe. Dans le cas contraire, elle forme la partie inférieure du trou occipital.
Intérieurement elle envoie, dans quelques espèces, une lame ou apophyse (1), de forme très-variable, tantôt en forme d'Y, comme chez les Sauterelles, tantôt composée de deux parties formant, par leur réunion, une arcade sous laquelle est placé le ganglion sous-æsophagien du système nerveux. Souvent cette apophyse semble partager la tête en deux cavités distinctes , l’une antérieure, l’autre postérieure.
La pièce basilaire est bien distincte chez la plupart
(1) Æntocéphile de M. Audouin, Cephalophragma de M. Kirby.
des Coléoptères, des Orthoptères, des Hémiptères , et paraîl ne pas exister ou est à peine visible dans les autres ordres. Nulle part sa grandeur n’est plus remarquable que chez les Welolontha, Lucanus, etc., où elle forme une plaque plus ou moins large, carrée, luisante et rouge, dont les sutures sont bien marquées. Dans d’autres genres, au contraire, tels que les Necrophorus , elle est réduite à un simple filet à peine perceptible, placé entre les bords de l'épicräne; la plaque qui occupe presque toute la partie inférieure de la tête, et avec laquelle elle pourrait être confondue , est le menton.
E. Pièce prébasilaire. Straus. — Cette pièce, placée en avant de la précédente, avec laquelle elle s’unit par une suture plus ou moins marquée, est limitée à sa partie antérieure par le menton, et sur les côtés par la base des mandibules et l'épicrâne. Elle n’est bien distincte que dans un petit nombre d'espèces; chez les autres on ne l'aperçoit pas, soit quelle n'existe réellement pas, soit qu'elle se confonde avec la pièce basilaire. Elle est assez grande chez le Melolontha vulgaris et en forme de trapèze alongé ; ample, carrée et bien distincte chezles Æydroplhilus, carrée et concave dans les Lucanus, etc.
F. Cou (collum), Cette partie n'existe que chez un certain nombre d'Insectes, dont nous indiquerons tout à l'heure les principaux. Dans les autres, la tête s'articule immédiatement avec le thorax sans rétrécissement ni prolongement quelconque. Le cou n’est donc qu'une continuation de l’épicräne et de la pièce basilaire , et se compose de denx parties, l’une supé-