Ibid., p. 416 et suiv
2. Du Bos, Ré flexions critiques sur la Poésie et la Peinture^ 1719, partie I, section 24.
niques : « L'art^ c'est rhomme ajouté à la nature. » Or il semble évident que, dans tous les sens, la beauté naturelle précède et fonde la beauté artistique : celle-*ci n'est qu'une « addition » secondaire à celle-là, qui reste ainsi la «eule essentielle.
Ainsi, il n'y a pas deux sortes de beauté, et celle de l'art ne fait qu'exprimer celle de la nature : telle est la conception naturaliste et unitaire presque universelle à la fois chez les théoriciens, les artistes et le public.
Toutefois, comme il y a deux conceptions très différentes de la beauté naturelle, que nous appellerons Tune a anesthétique ^ », Tautre « pseudoesthétique 3û, le naturalisme comporte deux nuances capitales : Tune réaliste, l'autre idéaliste. Nous les examinerons successivement.
1. Nous dison3 « esthétique, inesthétique, anesthétique », comme on dit « moral, immoral, amoral » : ce sont le beau et le bien, le laid et le mal, eQfîn ce qui n'est ni l'un ni l'autre : oe qui n*est pas susceptible de qualification esthétique ou morale. — Voir : Les sentiments esthétiques, p. 16t-2.