Kant, Kritik der Urtheilskraft, 1790, § 44, début
188 LA yALEUR ESTHÉTIQUE
lions, des « quasi-devoirs », des normes. Mais il n'est pas facile de relier cette « science critique des valeurs» 9 dont l'ordre est « transcendental i», à la simple étude des faits : leur lien reste suspect d'artifice et d'arbitraire individuel*. Les valeurs esthétiques sont l'expression d'une vie intérieure « purement intensive »^ et comme « supra-individuelle » ou sociale; ce qui la met doublement au-dessus des autres valeurs , « extensives » et « individuelles » *.
L'autre sépare subtilement la jouissance esthétique, ou «sentiment de représentation », et l'estimation esthétique ou « sentiment de jugement » ; et ce qui les distingue, c'est encore dans l'un l'existence, dans l'autre la simple fiction de l'objet ^
Un troisième maintient que, dans l'esthétique comme dans la morale, il y a non seulement divergence, mais antagonisme irréductible entre ce qui est et ce qui doit être, et qui par définition n'est pas : le réel et l'idéal ; chacun de ces deux concepts étant d'ailleurs aussi légitime que l'autre, mais chacun à sa façon \ La qualification de (c bon
1. J. Cohn, Allgemeine Aesthetik, Leipzig, 1901, p. III, 9, 12, etc. — Psychologische oderkritische Begrilndung der Aestketik, Archiv fur systematische Philosophie, t. X, 1904.