‹ Introduction à l'esthétique: les méthodes de l'esthétique, beauté naturelleChapitre 52 sur 97 · ôid., p. IV ; — Série II, 1890, p · texte numérisé non relu

ôid., p. IV ; — Série II, 1890, p

LES THÈSES DE l'iMPRESSIONNISME 207

du XIX* siècle, et Sainte-Beuve (sans doute en vertu du prestige de son nom quasi-ecclésiastique), un saint Thomas irreligieux * ?

Or la création artistique exige la spontanéité de rintuition, et exclut le travail méthodique, le « métier», auquel Labruyère veut réduire quelque part la critique, et qui demande, dit-il, plus de santé intellectuelle, de patience ou d'habitude que d'inspiration et de génie. « On aura beau me dire que les critiques ne doivent pas être innocents. Je m'efforcerai de garder comme un don céleste l'impression de mystère que me causent les sublimités de la poésie et de l'art. Le beau rôle est parfois d'être dupe^ »

Au reste, quelles méthodes objectives emploierait-on dans l'esthétique? Ses constructions ne sont qu'un jeu arbitraire de concepts. «En esthétique, c'est-à-dire dans les nuages, on peut argumenter plus et mieux qu'en aucun autre sujet. C'est en cet endroit qu'il faut être méfiant. C'est là qu'il faut tout craindre : l'indifférence comme la partialité, la froideur comme la passion, le savoir comme l'ignorance, l'art, l'esprit, la subtilité, et l'innocence, plus dangereuse que la ruse ». (Voilà bien les surprises de l'impressionnisme ! Nous avions cru pendant près d'une demi-page à l'innocence litté-

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