‹ Introduction à l'étude clinique et à la pratique des accouchements. Anatomie, présentations et positions, mécanisme, toucher, manoeuvres, extraction du siège, version, forcepsChapitre 25 sur 71 · C. TRACTIONS INGUINALES · texte numérisé non relu

C. TRACTIONS INGUINALES

(Extraction du fœtus se présentant par le siège décomplété mode des fesses, déjà, engagé, pieds inaccessibles.)

Ce qui caractérise ce mode de présentation du siège, c’est que les membres inférieurs sont complètement relevés au-devant du tronc, au point que les pieds sont en rapport avec la face du fœtus, et par conséquent inaccessibles à l’opérateur, aussitôt que le siège est engagé dans l’excavation.

Cette attitude peut être primitive, c’est-à-dire remonter aux derniers temps de la grossesse, préexister au travail de l’accouchement; elle peut encore être secondaire, c’est-à-dire résulter du relèvement des membres pelviens arrêtés par la margelle du bassin pendant la descente à travers le détroit supérieur. — Déjà nous avons vu comment on arrive à saisir un pied dans le mode des fesses, avant l’engagement complet.

Ici, rien de pareil ne peut être fait : les fesses sont descendues, la grande circonférence bitrochantérienne a franchi le détroit supérieur, le fœtus ne peut être refoulé, et la main ne peut dépasser le détroit supérieur. L’accouchement va se terminer comme il a commencé, en mode des fesses : les plis de l’aine sont les seules parties sur lesquelles les doigts recourbés en crochet puissent exercer des tractions.

Le sacrum est à droite ou à gauche, les hanches sont l’une en avant, l’autre en arrière, présque directement si la rotation finale est accomplie.

Elles descendent poussées dans l’axe de l’excavation. L’antérieure franchit le niveau sous-symphysien ; la postérieure arrive sur la pédale coccygienne.

Maintenu dans cet axe par la rigidité des membres relevés, qui empêche l’inflexion lombaire, le pelvis fœtal n’a pas la tendance ordinaire à s’incurver spontanément pour enfiler le détroit inférieur. Il faudrait que le doigt pût, derrière la hanche postérieure, accrocher le pli de l’aine ou pli de flexion fémorale, attirer cette partie dans l’axe du détroit inférieur, au lieu de l’abandonner à l’utérus qui la pousse trop en arrière.

En le tentant d’emblée, on soulève nécessairement le siège et par conséquent la hanche antérieure qui remonte derrière le pubis au lieu de s’arcbouter dans l’arcade, comme il convient, pour servir de point d’appui au mouvement de dégagement de la postérieure.

DANS l’accouchement PAR LE SIÈGE

La hanche antérieure doit au préalable être descendue au maximum, puis fixée, immobilisée, pendant que les doigts iront chercher, engager et dégager la hanche postérieure. En avant comme en arrière, c’est dans les plis de flexion fémorale qu’il faut agir. Pour les accrocher, l’accoucheur possède « le plus beau et le plus utile de tous les instruments, la main ». (Viardel (1671.)

Lachapelle (1769-1821), dont la compétence ne saurait faire de doute, a prononcé sur ce point un jugement que les efforts des modernes pour réhabiliter le crochet, le lacs ou le forceps, n’ont pas encore pu infirmer.

a. Abaissement et maintien de la hanche antérieure. — Employez la main dont la paume regarde naturellement le dos du fœtus; introduisez l’index sur le côté, au contact de la fesse, profondément s’il le faut ; d’arrière en avant, relativement au fœtus, venez au pli de l’aine et enfoncez-y le bout du doigt jusqu’à ce que vous le sentiez bien pris entre le fémur et le bord antérieur de l’os iliaque. — Tirez en bas pour abaisser le pelvis au maximum.

Alors, à l’index qui vient d’opérer et qui va opérer encore sur la hanche postérieure, substituez l’index de l’autre main, avec la consigne de maintenir le résultat acquis, d.’empêcher la réascension de la hanche antérieure en la fixant comme s’il était une cheville insensible à la dure pression de l’arcade pubienne. (Fig. 166.)

b. Attraction de la hanche postérieure, passage du détroit inférieur, etc: — Enfoncez les quatre doigts de la main appliqués à la fesse postérieure, jusqu’à ce que les bouts de l’index et du médius, contournant le flanc du fœtus, puissent pénétrer l’un par-dessus l’autre et s’accrocher solidement dans le pli de Taine postérieure. Toute la longueur des doigts est dans l’excavation, au-dessus du coccyx forcé avec patience (Fig. 167). Tirez à peu près horizontalement : la fesse postérieure viendra en avant, s’engagera et passera le détroit coccy-pubien suivie du grand trochanter.

Le siège est dans le bassin mou formé par le périnée dilaté. Continuez à tirer sur Taine postérieure, mais en relevant votre traction pour suivre Taxe courbe de la voie maternelle (Fig. 168).

Au moment où Tanneau vulvaire commencera à entrer en jeu, tirez directement en Tair (Fig. 169) sur les deux aines à la fois, jusqu’à ce que, les genoux étant à la vulve, les jambes du fœtus puissent être fléchies et dégagées. — Dès lors, vous rentrez dans les conditions de l’extraction ordinaire.

INTERVENTION MANUELLE

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