A. ÉTUDE THÉORIQUE ET EXPÉRIMENTALE DE LA VERSION
' La version commençant par la recherche et la saisie des pieds du fœtus, nous devrons ultérieurement nous demander si la même main de l’accoucheur suffit dans tous les cas à cette besogne, ou s’il n’y a pas, pour chaque attitude du fœtus, une main de choix. •
Mais la version elle-même se compose de deux actes consécutifs :
1° A l’aide des pieds saisis faire évoluer le fœtus daj^s l’utérus, de façon à éloigner l’épaule de l’entrée du bassin, en même temps qu’on y amène ' /le pelvis (Évolution) ;
/ 2“ Engager ce pelvis fœtal dans le bassin maternel, entraîner à sa suite,
dans une direction et une orientation favorables à leur engagement et à leur extraction, les deux autres régions volumineuses, les épaules et la têt^ f^’indispensable pour l’engagement du siège, des épaules et de la tête, nous le savons, c’est qu’ils placent leurs grands diamètres dans les grands diamètres maternels qui sont les deux obliques.
Donc, pour le siège quf ouvre sérieusement la voie, le diamètre maximum, le bi-trochantérien, doit se placer obliquement, de manière que le sacrum soit dans l’une ou l’autre des quatre positions ; antérieures gauche ou droite, postérieures gauche ou droite.
Il s’en faut qu’il soit sans importance que le sacrum s’engage en avant ou en arrière. Forcément, en effet, l’occiput descendra suivant la même ligne qu’auront suivie la crête sacrée et les épines vertébrales ; et nous savons qu’î7 faut que l’occiput soit en avant pour le dégagement normal de la tête aux détroits inférieur et vulvaire (voy. mécanisme de l’accouchement par le siège, p. 91 et suiv., et l’extraction du siège, p. 146). Il est donc très avantageux, au point de vue de la rapidité, de la facilité et par suite de l’innocuité de l’extraction, que la pTésentation du siège qu’on substitue à l’épaule soit une sacro-iLiAQUE variété antérieure.
VERSION PELVIENNE
Nous pensons que raccoucheur peut contrarier ou favoriser cette heureuse évolution.
D’abord, ne vous semble-t-il pas que son rôle doive être différent, comme exécution et comme difficulté, suivant que le dos sera primitivement orienté en avant ou en arrière ? Dans le premier cas (positions dorso-antérieures) n’espérez-vous pas qu’il vous sera possible de maintenir, tout au moins de ne pas détruire vous-même, cette orientation favorable? Dans le second cas, (positions dorso-postérieures) ne sentez-vous pas qu’il ne faudra rien faire pour conserver cette orientation défavorable, et peut-être quelque chose pour en permettre et en favoriser la transformation ?
La manœuvre de l’accoucheur ne saurait dès lors être la même dans les deux variétés ; d’où la nécessité d’étudier à part les dorso-antérieures et les dorso-postérieures. Nous commencerons par les premières qui sont les plus fréquentes. ^