‹ Introduction à l'étude clinique et à la pratique des accouchements. Anatomie, présentations et positions, mécanisme, toucher, manoeuvres, extraction du siège, version, forcepsChapitre 29 sur 71 · I. LES DORSO-ANTÉRIEURES · texte numérisé non relu

I. LES DORSO-ANTÉRIEURES

Nous avons deux questions à résoudre ;

1° Est-il indifférent de porter telle ou telle de nos mains à la recherche des pieds du fœtus?

2o Est-il indifférent de faire évoluer et d’extraire le fœtus en tirant sur l’un ou l’autre de ses pieds?

Question de la Main y ^

Le fœtus se présente par l’ÉPAULE DROITE, nos en avant (Fig. 175).

Il s’agit d’aller chercher les pieds, haut, en arrière et à droite.

Avec quelle main, la droite ou la gauche?

Supposez la main droite introduite en supination, en arrière du fœtus : elle montera la paume appliquée au flanc droit, puis à la face ventrale du fœtus, se dirigeant un peu vers la droite de la mère (c’est-à-dire à votre gauche) afin d’atteindre les pieds au fond de l’utérus.

Comme le fœtus est fléchi sur son plan ventral, il forme en arrière une concavité qui laisse entre elle et la paroi utérine postérieure un espace relativement praticable, route ouverte, préparée et commode à la mainr/

Simulez comparativement la manœuvre avec les deux mains : vous verrez que la gauche s’introduira aussi bien et aussi profondément que la droite,

PAR MANŒUVRES INTERNES 203

mais quelle sera fort empêchée, presque incapable de s’incliner suffisamment vers la droite de la mère pour y atteindre les pieds.

La main gauche ne peut-elle agir autrement?

Supposez que placé comme toujours entre les jambes de l’accouchée, vous avez fait un petit pas, un déplacement à votre droite, et qu’en ouvrant la vulve du bout de vos doigts gauches, votre coude gauche est rejeté à votre droite, sous la cuisse gauche de la mère,

figure 175. — Présentation de l’ÉPAULE DROITE, uorso-antérieure : tête à gauche, pieds en arrière et à droite. La main droite de l’accoucheur monte naturellement vers les pieds, dans le flanc droit de la femme.

Votre main gauche, poussée en attitude intermédiaire à la supination et à la pronation, va monter obliquement le long et au contact du plan latéral droit, inféro-postérieur du fœtus, rencontrant successivement le côté, le flanc, la hanche qu’elle embrassera dans sa paume, et la fesse qu’elle coiffera dans la concavité de ses doigts. Alors un léger mouvement de supination et d’adduction, que tout favorise, amènerait le bord cubital de cette main derrière le pôle fœtal, où il sentirait et d’où il détacherait et abaisserait les pieds.

Il suffît d’avoir pratiqué un petit nombre de versions dans les conditions où on les fait aujourd’hui, pour conclure que l’emploi de la main droite est supérieur à celui de la main gauche.

Si, en effet, comme l’avait remarqué Mme Lachapelle, le choix de la main, particulièrement dans les dorso-antérieures qui nous occupent en ce moment, est de peu d’importance lorsque les membranes encore entières ont retenu toutes les eaux, que le fœtus a gardé son attitude naturelle, dans un utérus souple et spacieux, il en est tout aùtrement quand on opère dans, une cavité rétrécie et presque sans eau, sur un fœtus plié en deux, que la paroi utérine rétractée presse de toutes parts. Dans ces cas difficiles où « l’on doit choisir » (Mme Lachapelle) : la bonne main est la main droite (hpmof nyme de l’épaule qui se présente).

Les mêmes considérations, applillfàées à la présentation de l’Épaule gauche, dos en avant (Fig. 176), montrent que la main de choix est la main g;au- che (homonyme de l’épaule qui se présente). ^

Question du Pied

On se contente aujourd’hui, pour faire évoluer et extraire le fœtus, de tirer sur un seul pied; on ne croit plus, en effet, avec Guillemeau, que « penser tirer un enfant par un seul pied serait l’escarteler et faire mourir et la mère ». L’expérience, depuis Portai, a montré l’innocuité de cette méthode.

Il y a plus. ainsi que 1 a fait observer Kilian, il est avantageux de ne tirer que sur un pied. Dans ces conditions le siège forme, avec la cuisse restée fléchie et relevée, une partie volumineuse qui, mieux que le pclvis s’il était tout à fait décomplété, c’est-à-dire si les deux pieds avaient ôté tirés, dilate

PAR MANŒUVRES INTERNES 205

le canal utéro-vagino-vulvaire, et rend plus facile l’extraction ultérieure du tronc et de la tête.

Mais peut-on prendre n’jjiporte quel pied? ,

Cette question demande à être envisagée successivement à deux points de vue :

l» Quant à l’Évolution, bascule ou mutation du fœtus;

2o Quant à l’Extraction du fœtus ramené en présentation du siège.

figure 176. - Présenlation de l’ÉPAULE GAUCHE, dorso - antérieure : tête à droite, pieds en arrière et à gauclie. La main gauche de l’accoucheur monte naturellement dans le flanc gauche de la mère où elle trouve les pieds.

droite. C’est la main de choix, la droite ouf ^ gaucho, pieds en arrière

frir ® gauche, celui de la hanche antém P“®

trer les conséquences de cette prise. "aupérieure. Les ligures suivantes vont

206 VERSION PELVIENNE

D’une part, dans les dorso-antérieures le dos du fœtus ' est en avant ; c’est bon, il faut le maintenir en avant, et par suite laisser en arrière sa face ventrale^D’autre part, la mutation une fois faitegilors qu’il s’agit d’obtenir l’engagement du siège et d’en opérer l’extraction, il es^ avantageux que le membre déployé, sur lequel on tire, appartienne à la hanche qui est en avant et peut ainsi glisser sans arrêt derrière les pùbis^.

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Prenons encore pour exemple une ÉPAULE DROITE^os en avant (Fig. 177). Si nous tirons sur le pied gauche, celui qui correspond et se rattache h la hanche primitivement antéro-supérieure, que se passe-t-il?

Sans doute la hanche antéro-supérieure, tirée en bas et en arrière, va tendre à s’abaisser puisqu’on la tire en bas, et à tourner en arrière qu’elle y est en même temps sollicitée (Fig. 178).

HGURE 178. - épaule DROITE, dorso-antérieure : tête à gpçhe, pieds en arrière et à droite, La main droite amène le pied gauche; on devine, à la torsion du fœtus,que la hanche tirée va devenir postérieure. C'est fâcheux, souvenez-vous de l’Extraction du Siege!

VERSION PELVIENNE

De là, descente de cette hanche primitivement la plus haute, et torsion du pelvis qui va amener en avant la fesse primitivement cachée et postérieure. Cette torsion pelvienne tendra à se propager à la région lombodorsale (Fig. 179). Et cette même région se fléchira, fera le gros dos du fait de l’abaissement du siège.

sion imposée au tronc dégage l’épaule nn’i Version par le pied gauche. La tor-

tiréeva décidément en arrière, pendant supérieur; mais la hanche

à 1 heure si bien tourné en avant reeardn se montre en avant et que le sacrum, tout

’ le côté, virant on arr^rc.

PAR MANŒUVRES INTERNES 209

Ce soulèvement dorsal dégagera l’épaule et rendra libre le détroit supérieur dans lequel le siège décomplété d’un pied est attiré (Fig. 180).

ÜRE 180. — ÉPAULE DROITE, dorso-antérieure. Version par le pied gauche. Évolul’engagement se fait sans rotation (fœtus petit), l’occiput descendraà droite en ha* h’ à gauche en avant. Si le fœtus est gros, l’engagement sera retardé par la

ha déployée et appuyée sur le contour pelvien antérieur droit. Pour que celte

nche recule et s’engage, la main qui tire n’est-elle pas obligée à imprimer une torsion dans ®6ns indiqué par la petite flèche qui serpente au long de la grande flèche de traction?

VERSION PELVIENNE

En quelle position ce siège décomplété vient-il se présenter? 0

La torsion subie par le bassin fœtal a porté le sacrum, qui primitivement regardait en avant, d’abord tout a fait en haut, puis en arrière 5 comme il descendait à mesure, ce sacrum tend à s engager du coté droit ou il a toujours été et devant la symphyse sacro-iliaque ou il a ete amene, par conséquent en position moYïE-fostérwure (Fig. 180)Jf^En conséquence, le membre tiré toujours plus en avant qu’il ne faudrait, descend facilement et à distance devant le sacrum, ce qui projette à droite et en avant le membre resté fléchi,la fesse et la région trocliantérienne, au point de les faire déborder le contour pelvien avoisinant l’éminence iléo-pectinée droite (Fig. 180).

Alors les tractions deviennent pénibles et ineflîcaces.

Dans |des circonstances favorables (fœtus petit, bassin large, parties bien lubrifiées, périnée refoulable), des tractions énergiques peuvent triompher de la résistance de cette fesse antérieure et l’engager. L’on voit alors la torsion, d’abord limitée au pelvis et aux lombes, gagner progressivement, comme nous l’avions prévu, à mesure de la descente, le thorax, les épaules, la tête. C’est-à-dire que le dos, comme le sacrum, descend au devan t de la symphyse sacro-iliaque droite; l’épaule gauche (celle qui ne se présente pas), comme la hanche gauche tirée, devant la symphyse sacro-iliaque gauche; l’occiput en arrière comme l’épine dorsale et le sacrum ; et la face en avant vers l’éminence iléo-pectinée gauche. — Le premier précepte rappelé antérieurement se trouve violé, puisqu’on a tourné le dos en arrière et amené le menton en avant, ce qui est déplorable!

Quand le fœtus est volumineux, le bassin petit, les parties molles non lubrifiées, le membre replié et appuyé en avant sur le contour pelvien rend impossible l’engagement du siège en pos. sacro-iliaque droite postérieure. Cependant l’extraction pourra commencer et s’accomplir, en continuant à tirer sur le membre inférieur gauche, pourvu que l’on arrive, par son intermédiaire, à obtenir du siège, une rotation de 90° d’abord. Ce premier pas (Fig. 181) amène en avant, vers l’éminence iléo-pectinée gauche, la cuisse déployée primitivement postérieure, et conduit la fesse-obstacle d’avant, où elle était arrêtée au-dessus de la partie basse du détroit, en amère. Là, arrivant au-dessous de la partie haute du môme détroit, elle s y trouve engagée par simple rotation, moyennant que la traction ait été outenue. L engagement et la descente se prononcent dès lors très bien en pos. sacro-postérieure gauche.

PAR MANŒUVRES INTERNES 211

Par suite, le dos imitant le sacrum restera en arrière, mais passera à gauche (fig. 181) ; la face ventrale du fœtus restera en avant virant à droite.

figure 181. — ÉPAULE DROITE, dorso-antérieure. Version par le pied gauche. Siège ®ngagé après une première rotation de 90°, en position sacro -gauche -poiMneure. La main s elrorce d’ajouter à la première, une nouvelle rotation de 90''7(v. les flèches) pour tourner le entre tout à fait à droite et môme un peu en arrière. — Pelvis oblique, ventre en avant, face encore un pou attardée à gauche.

FIGURE 182.—ÉPAULE DROITE, dorso-antériedre. Version et extraction par le g Le siège sort en pos. B.-G,-transv. ; la main continue la torsion, car elle songe à P à droite l’épaule ant. afin que les épaules s’engagent dans le diam. obi. droit, ce qui obérait la tête de la pos. o-o.-o. — Le bras gauche antérieur va probablement se r 0 le^

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Tout à l’heure le menton eût été finalement vers l’éminence iléo-pectinée gauche; avec cette seule rotation de 90» il serait maintenant vers l’éminence iléo-pectinée droite. Il ne serait pas plus mal, mais aussi mal.

Il faut qu’il aille en arrière. Il ira si le mouvement de spire coi^mencé peut être continué et étendu à deux fois 9^ Pour cela, exagérant de plus en plus la rotation du pelvis, il faut faire passer à droite du plan médian la hanche gauche tirée et venue d’abord en avant à gauche, transformer fig. 181 en fig. 182 : la descente du dos et de l’occiput s’achève en position antérieure gauche et conduit la face vers la paroi postérieure du bassin ou pour le moins sur le côté.A

IGURE 183. — ÉPAULE DROITE, dorso-antérieüre. Version et extraction par le pied gauche, grande évolution. Le membre thoracique gauche antérieur est relevé, maintenu par son avani-bras pris entre la tête et le détroit supérieur. La main droite monte pour l’abaisser quand le bout de ses grands doigts aura atteint le pli du coude.

VERSION PELVIENNE

En admettant que cette grande évolution soit toujours possible, ce qui n’est pas, et qu’elle n’amène aucune attitude vicieuse du bras qui n’était pas descendu et qu’aucun lacs n’empêche de se relever, il saute aux yeux (^’elle est singulièrement compliquée. Il faut en avoir une grande habitude, bien sq rendre compte par l’inspection des parties dégagées et visibles, de l’orientation probable du tronc et surtout de la tête, afin de ne pas perdre de temps quand il faudra chercher la bouche du fœtus, et de ne pas amener mort ou mourant un enfant qu’une manœuvre plus simple, s’il en est une, offrirait plus de chances d’amener vivant.

gauche, grande évo^ution^pîeïïn S dT^f°emenf fixtraction par le pied

manœuvre de Mauriceau. Daoement de la tête par les deux mains exécutant la

grande^évoluLn qïefles^représentom^ comprendre toutes les phases de la

PAR MANŒUVRES INTERNES

Même cas, ÉPAULE DROITE, DOS EN AVANT. — Au lieu du pied gauche, saisissons le pied droit, celui de la hanche postéro-inférieure (Fig. 185).

Aussi bien que tout à l’heure le pied gauche, ce pied droit tiré va provoquer la flexion lombaire; mais au lieu de tordre le pelvis et d'en amener la face antérieure en bas, la traction se bornera sans doute à produire

figure 185. — ÉPAULE DROITE, dorso-antébieure : tête à gauche, pieds eu arrière et à droite. C’est la main droite, la main de choix, qui a été introduite, et elle a choisi le pied droit, celui de la hanche postéro-inférieure. L’on va voir se développer les conséquences de cette Donne prise.

VERSION PELVIENNE

l’inflexion latérale après laquelle le sacrum continuera à regarder en avant après laquelle la hanche droite, qui reposait dans la fosse iliaque droite, s’en ira vers la gauche (Fig. 186).

Le tronc se soulève, l’épaule droite amène le pied dt

Heure; le dos reste en avant. C’est bien. antérieure, l’autre po

PAR MANŒUVRES INTERNES

Comme raccoucheur tire fatalement en avant, la hanche du pied saisi, la droite, viendra s’engager non directement à gauche mais aussi en avant, proche l’éminence iléo-pectinée et au contact même du bassin. En arrière, la fesse opposée et non décomplétée trouve sa voie; elle ne peut la trouver que là, à l’extrémité postérieure du diamètre oblique gauche, devant la symphyse sacro-iliaque droite. A la présentation de l’épaule, se substitue une présentation du siège en position ^diCvo-Dmii^-antérieure; la hanche correspondant au pied saisi est maintenant l’antérieure, la bonne pour l’engagement. Le dos, maintenu en avant, descendra comme le sacrum, derrière l’éminence iléo-pectinée droite (Fig. 188), et après le dos la nuque. Auparavant,

figure 189. — ÉPAULE DROITE, dorso-Intérieure. Version et extraction par le pied droit. Le bras gauche, postérieur, s’est relevé. La main gauche, dont la paume regarde naturellement le dos du fœtus, allonge ses deux grands doigts le plus haut possible vers le pli du coude, pour l’abaisser et dégager ainsi l’avant-bras enclavé entre la tête et le contour pelvien.

VERSION PELVIENNE

il aura fallu qu’à mesure des tractions, l’inflexion lombaire puis dorsale s’exagère; que le flanc gauche se soulève et bombe; que l’épaule droite enfin se dégage, remonte, soulève le cou comme un peu la tête et cède sa place à la hanche tirée (Fig. 187). Le ventre du fœtus restant postérieur, la face, lors du dégagement final, aura le menton et par conséquent la bouche, qu’il faut trouver et accrocher, tournés à gauche et en arrière (Fig. 190).

figure 190. ÉPAULE DROITE

droit. La tête est arrêtée en positio’n°o°cointt^n^'^'*’™’^’ extraction par le pie

paume regarde naturellement le ventre droite, dont I

arriéré pour exécuter, avec le conconrq Ha chercher la bouche h gauche et e

la main gauche, la manœuvre de Mauriceau.

PAR MANŒUVRES INTERNES 221

Le pied droit, homonyme de l’épaule qui se présente, a donc été ici le bon pied à la fois pour l’évolution, l’engagement, l’extraction.

Les mêmes considérations, appliquées à la présentation de l’Épaule gauche dos en avant, démontreraient, ce que montrent les figures des pages suivantes : que le bon pied est le pied gauche (homonyme de l’épaule qui se présente).

Donc, en nous basant sur nos expériences, sur quelques rares mais précieuses observations bien prises, sur la parole de l’accoucheur le plus compétent en la matière, Mme Lachapelle, nous formulons la règle suivante :

Dans les dorso-antérieures, le bon pied, le pied à saisir de préférence, est celui qui correspond à la hanche postéro-inférieure, c’est-à-dire Vhomo-

Certes on n’y réussira pas toujours. Pour le faire sciemment il faut, par un diagnostic des plus attentifs, obtenir une vue nette de l’attitude du fœtus et de toutes ses parties; il faut aussi être habitué à distinguer par le toucher, au fond de l’utérus, le pied gauche et le pied droit. Si le pied saisi et amené était le mauvais, celui de la hanche antéro-supérieure, il faudrait prendre le temps de bien se rappeler et se figurer le mécanisme de la grande évolution par laquelle l’accouchement peut encore se terminer. Cette évolution, un accoucheur instruit l’abrège et la favorise, un ignorant la retarde et l’arrête.

Mais si, le mauvais pied ayant été seul amené, la résistance semble devoir être trop considérable et que le temps presse, mieux vaut, le plus tôt possible, aller à la recherche de l’autre pied, du bon, que de s’obstiner à prétendre terminer par la force une opération mal commencée.

de l’Épaule qui se présente :

droit ijjour l’É pa ule droite , y 1 P i ed^iicir^ urT™â^*^

222 VERSION PELVIENNE

Nous allons nous borner à représenter la version pratiquée successivement par le mauvais et par le bon pied dans la présentation de l’ÉPAULE GAUCHE DOS EN AVANT. Nous engageons le lecteur à s’exercer, à l’aide de nos figures et de leurs légendes, à penser lui-même le texte que nous aurions pu reproduire en calquant simplement celui qui précède et concerne l’Épaule droite dos en avant.

BIGüRE 191. — Présentation de l’ÉPAULE rATiPHn en arriéré et à gauche. C’est la main de Î'°'‘8 o-antériedre. Tête h droite,

pas choisi le pied et tient le droit, celu? de la ’hn introduite, mais el

développer les conséquences de cette prise ^ antéro-supérieure. Vous allez v

PAR MANŒUVRES INTERNES 223

4 Au seul aspect de la figure 191, vous avez compris que la main gauche, allant naturellement dans le flanc gauche de la mère où sont les pieds, était la main de choix.

Mais cette main de choix a saisi le pied droit, et, si vous avez suffisamment étudié les pages précédentes, vous pouvez deviner quelle évolution compliquée et difficile va déterminer la traction. (Fig. 192 et suiv.)

eiOURE 192. — ÉPAULE GAUCHE, DORSO-ANTéaiEURE : tête à droite, pieds en arrière et à gauche. Premiers effets de la traction sur le pied droit qui va porter sa hanche en arrière, tordre et retourner le fœtus d’abord le sacrum en l’air, etc. (V. fîg. 193.)

VERSION PELVIENNE

En effet, voici le sacrum déjà tourné en l’air; tout à l’heure il sem postérieur; le dos, qui était si bien en avant, tournera dans le même sens et après le dos l’occiput; la hanche non déployée qui, avec un fœtus bien développé, ne peut s’engager qu’en arrière, sera amenée en avant et assise sur le contour pelvien antérieur ; pour faire passer le fœtus il faudra le visser pour ainsi dire dans le bassin, etc., etc.

imposée au P'^'’droit. La torsion

tirée est déjà postérieure, l’autre so montre

ment orienté en avant, regarde à Présr^uri^c^é

PAR MANŒUVRES INTERNES

GURE 194. — ÉPAULE GAUCHE, dorso-antérieure. Version par le pied droit. Évolution proprement dite terminée. Si l’engagement peut se faire sans rotation (fœtus petit), l’occiput descendra à gauche et eu arrière et le menton adroite et en avant. — Si le fœtus est bCos, I engagement sera retardé par la hanche gauche non déployée et appuyée sur le contour pelvien antérieur gauche. Pour que cette hanche recule et s’engage, la main qui tire doit être entee d’imprimer une torsion dans le sens de la petite flèche qui serpente autour de la grande flèche de traction.

version pelvienne

FIGURE 195. — ÉPAULE GAUCHE, dorso-antérieure. Version et extraction par P droit. Une première rotation do 90“ a fait reculer la hanche d'arrôt, placé le siège en p tion sacro-DROITE-posÉdrieure, et permis l’engagement.

Mais le ventre est en avant. gg.

Aussi la main s’efforce-t-elle d'obtenir, pendant la descente, une nouvelle rotation g’ dans le môme sens (v. les flèches) afin de tourner le ventre è droite et môme un peu en arr

PAR MANŒUVRES INTERNES

GERE 196. — ÉPAULE GAUCHE, dorso-antérieuhk. Version et extraction par le pied droit. Le siège sort en position sacro-DROiTE-transuersa/e avec tendance à tourner en avant, car la main de l’accoucheur songe à pousser à gauche l’épaule antér. aün que les épaules s’engagent ûans le diam. oblique gauche, ce qui placera fort bien la tête en position o-n-a ou approchant. Le pied gauche est arrêté un instant et le bras droit, antérieur, va probablement se relever.

VERSION PELVIENNE

Après avoir regardé à maintes reprises les six figures précédentes, vous devrez pouvoir, les yeux fermés, revoir les diverses phases de la version et de l’extraction du siège et du tronc. Un léger effort intellectuel vous conduira de la figure 196 à la figure 197 qui représente la tête arrêtée par le bras antérieur relevé et - enclavé entre le front et le contour pelvien.

droit, mauvais gr^de^^oluUon extraction par le pie^

maintenu par son avam-bras nn/î. thoracique droit, antérieur, est relevé,

la paume regarde Seii?mr T® “ ‘^'^troit supérieur. La main gauche, dont

grands doigts aura atteint le pîi du c^oude!^

PAR MANŒUVRES INTERNES

Vous remarquerez que les efforts bien dirigés de la main opérant la traction ont toujours, dans ces études expérimentales, réussi à ne pas laisser le menton en avant et à le porter au moins sur le côté, quelquefois même un peu en arrière, position favorable à l’extraction par la manœuvre de. Mauriceau.

et extraction par le pied à amener le menton sur le

3 198. - ÉPAULE GAUCHE, Donso-ANTÉniEURE. Version roauvais pied, grande évolution ayant abouti heureusement it un peu en arrière. ,

sion et dégagement de la tête par les deux mains exécutant la manœuvre de Mauriceau.

VERSION PELVIENNE

Voici maintenant pour le même cas, ÉPAULE GAUCHE dos en avant la série de figures représentant les phases de la version opérée le plus simplement possible par la bonne main, la gauche, et le bon pied, le gauche, celui de la hanche qui, postéro-inférieure, se trouve le plus près du détroit où le siège doit s’engager. Le dos du fœtus ne se retournera pas en arrière.

droite, pieds ea arrière et ’à eauche T ^ • ^^^ULE GAUCHE, Donso-ANTÉniEunn :

choisi le pied gauche, celui de la choix, la gauche, a été introduite ; el*.®

présente. Les figures suivantes vont- P®f*^‘'0’inférieure, l’hoinonymo de l’épaule qui ntrer les conséquences de cette bonne prise.

figure 200. — (ÉPAULE GAUCHE, dorso-antérieure. La main gauche amène le pied puche, mettant d’abord le membre da ns l’abduction, puis commençant la flexion du pelvis, à du tronc, la rentrée de l’épaule. La hanche tirée devient antérieure et se porte

droite, l’autre reste en arrière. Rien ne sollicite le dos à cesser de regarder en avant.

234 VERSION PELVIENNE

Vous venez de voir le fœtus descendre en position sacro-GAuciiE-aw^erieure et le bras antérieur, le gauche, celui de l’épaule qui se présentait, maintenu par son lacs, se dégager en avant. Il ne doit pas vous être difficile, si la tête s'arrête à l’entrée du bassin, d’en accuser le bras postérieur ni de choisir, pour aller l’abaisser, la main convenable, la droite, dont la paume regarde naturellement le dos fœtal. De même, sachant que l’occi-

■NTÉRiEuRE. Versioii et extraction par lo du bras postérieur. La main dont la paume logeant son pouce dans l’aisselle, allonge ses s pousser jusqu’au pli du coude pour l’abaisser, tête et le contour pelvien.

PAR MANŒUVRES INTERNES

put est tourné comme le dos, que le menton regarde comme le ventre, à droite, c’est votre main gauche qui se portera à la recherche de la bouche pour fléchir la tête, la faire tourner et l’extraire à la manière de Mauriceau.

Revoyez cette série de figures, comme les autres séries, jusqu’à ce que, complètement familiarisé avec la grande et la petite évolution, celle du mauvais et celle du bon pied, vous puissiez évoquer et comprendre toutes les phases de la version sans recourir au texte ni aux légendes.

EIGURE 204. — ÉPAULE GAUCHE, dohso-antérieure. Version et extraction par le pied gauche. Tête arrêtée en position occipito - gauche -flnWn'eure. La main puche, dont la paume regarde naturellemept le ventre du l'œtus, est allée chercher la bouche à droite et en arriéré pour exécuter, avec la concours de la main droite, la manoeuvre de Mauriceau.

VERSION PELVIENNE

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