C. APPLICATION OBLIQUE DROITE POSTÉRIEURE
(Sommet en position occipito-DROiTE-pos^ériewre, flexion complète.)
Répétons d’abord ce que nous avons dit pour l’oblique postérieure gauche.
La clinique montre qu’en présence d’une occipito-postérieure oblique qui tarde à entrer en rotation, il suffit d’introduire la même main que s’il s’agissait d’une transversale, pour opérer dans l’immense majorité des cas la transformation de cette postérieure en transversale et continuer ensuite l’opération telle que nous venons de la décrire.
C’est dire que l’occipito-DROiTE-joos^ereeMri? est ordinairement transformée avec facilité en transversale par la seule introduction de la main gauche directement en arrière. Telle sera donc votre pratique : comptant sur l’action rotatrice de votre main gauche-guide, vous l’introduirez comme s’il s’agissait d’une position transversale d’emblée, etc., etc.
Cependant, comme nous devons supposer une résistance possible, nous allons exposer la manière d’appliquer le forceps à une tête en position postérieure droite persistante, d’après la méthode jusqu’ici classique et qui consiste à tourner la concavité pelvienne du forceps vers le front qui, dans le cas particulier, regarde à gauche en avant. A ce point de vue, des deux expressions équivalentes occipito-DROiTE-joa^^emwre et fronto-GAucHEantérieure, la seconde vaudrait mieux que la première.
La tête, supposée fléchie, est plus ou moins profondément descendue dans l’excavation pelvienne, ordinairement près du détroit inférieur; mais elle if’y est pas engagée. L’occiput est en arrière et à droite, dans l’intervalle sacro-sciatique ; le front en avant et à gauche, dans la direction de l’éminence iléo-pectinée. C’est dire que le diamètre oblique gauche de l’excavation, suivant lequel vous sentez la suture sagittale, est occupé par le dianiètre sous-occipito-bregmatique, et l’oblique droit par le bi-pariétal, diamètre d’application des cuillères. A l’extrémité postérieure de ce diamètre oblique droit, c’est-à-dire à gauche, entre le coccyx et l’ischion, nn large vide existe où la main s’introduit facilement, sent 1 oreille posté-
rieure (la droite), repère de certitude pour l’applicalion de la cuillère postérieure. L’oreille antérieure est en avant et à droite.
En écartant les lèvres de la'vulve, c’est le pariétal obliquement orienté en avant et à droite qui apparaît, tandis que le pariétal postérieur, obliquement orienté en sens contraire, et auquel il va falloir appliquer la première cuillère, est profondément enfoui dans la concavité sacro-iliaque devant laquelle il remonte jusqu’à peu de distance du détroit supérieur.
Étant donné que nous tournons la concavité du forceps en avant à gauche, dans cette position fvonto-^ikmwE-antérieure, l’application proprement dite va ressembler absolument à ce qu’elle est dans l’occipito- &km\m-antérieure, puisque dans l’un et l’autre cas les oreilles et par conséquent les lignes de prise ont la même orientation. Vous allez en avoir la preuve :
lo Vous devez, comme toujours, prendre la tête en long et par les côtés ; par conséquent : cuillère en arrière à gauche, cuillère en avant à droite.
2° Vous ne pouvez, comme toujours, introduire le forceps qu’en dirigeant sa concavité dite pelvienne vers l’arc antérieur du bassin. Par conséquent vous tournerez cette concavité en avant et à gauche comme le front, et vous ne songerez pas à l’impossible, à la tourner en arrière et à droite comme l’occiput.
riGURE 337. Sommet au détroit inférieur en pos. o-n-p avec forceps régulièrement appliqué sur les lignes pariéto-malaires, mais concavité en avant à gauche, comme le front. La cuillère gauche (pivot), étant la postérieure, sera introduite ta première ; la droite (encoche, venant ensuite croiser naturellement par-dessus, l’articulation sera possible d’emblée comme s’il s’agissait d’une pos. o-o-a.
POSITION DROITE-POSTÉRIEURE
Comme dans la position GAUCHE-pos^mewre, trois partis se présenteront à VOUS au moment d’exécuter la rotation.
lo Parti de la petite rotation. - Par une faible rotation de 45% faire avancer le front sous la symphyse et reculer l’occiput directement en arrière, ce qui placera bien la concavité du forceps dans le bassin pour le dégagement en position occipito-SACRÉE que nous avons décrit et figuré (pages 346 et suiv.).
2o Parti de la grande rotation.— Par une grande rotation, trois fois 45», faire reculer le front directement en arrière et avancer l’occiput sous la symphyse, ce qui placera bien la tête dans le bassin pour le dégagement en position occipito-PUBiENNE, mais mettra le forceps à l’envers, concavité face au coccyx.
3“ Parti de la grande rotation interrompue par un changement de prise. — Enfin, commencer par forcer la tête à se mettre en position trans- ^;^r5a/e-occipito-DROiTE, en faisant reculer le front et avancer l’occiput de 45°. Puis, une fois cette transformation obtenue et reconnue durable, ôter le forceps dont la concavité comme le front regardait à gauche, et le réappliquer dans le sens contraire, concavité tournée à droite comme l’occiput, ce que vous venez d’apprendre à faire dans l’article précédent. Achever alors la rotation qui placera également bien dans le bassin la tête et le forceps pour le dégagement en position occipito-PUBiENNE.
Donc, quoi que vous ayez résolu de faire pour terminer, vous avez à prendre la tête en long, par les côtés, concavité du forceps tournée comme le front en avant et à droite.
Sachant cela, posez votre forceps à l’extérieur et tenu des deux mains, dans l’attitude qu’il aura quand la tête y sera prise convenablement. Voyez le manche de la branche gauche, le plus haut tenu par votre main gauche, porter sa cuillère, la plus bas située, à gauche (de la mère) et en arrière, pour embrasser le pariétal postérieur; et le manche de la branche droite,le plus bas tenu par votre droite, diriger sa cuillère à droite et en avant, pour aller derrière l’éminence iléo-pectinée droite, embrasser le pariétal antérieur. (Fig. 337.)
Sans quitter cette attitude, ou sans la perdre de vue, songez aux deux règles générales :
Première règle générale. Il faut introduire première la cuillère qui sera postérieure, afin d’avoir toute facilité pour la bien placer, car de son placement dépend le succès de l’opération.
C’est la cuillère gauche dans le cas présent o. d. p.
Deuxième règle géné^iale. La cuillère introduite deuxième, ne pouvant l'être que par-dessus la première, envoie nécessairement son manche croiser sur celui de la première.
Dans le cas présent, o. d. p, la cuillère droite, introduite deuxième, est la femelle, à encoche. Croisant sur la première qui est la mâle, à pivot, elle vient offrir convenablement son encoche au pivot de celle-ci. Il n’y a pas à décroiser comme dans les autres positions droites (antérieure et transversale) et dans la position gauche postérieure.
Donc la branche gauche, à pivot, tenue de la main gauche, sera la première introduite, précédée et guidée par la main droite, et se trouvera d’emblée bien placée à gauche et en arrière — comme dans la position occipitogauche-antérieure.
Cela fait, la branche droite, à encoche, destinée à venir à droite en avant, à l’opposite de la première, sera introduite sur la main gauche-guide, là où il est possible de le faire, c’est-à-dire à droite en arrière, au droit même de l’occiput — comme au droit du front dans la position occipito-gaucheantérieure. Par un mouvement de Mme Lachapelle étendu à deux fois 45o, cette cuillère droite sera ensuite amenée en sa position définitive droite antérieure, en passant par la position transversale— comme dans la position occipito-gauche-antérieure. En définitive, son manche qui porte l’encoche, croisera sur le premier à pivot — comme dans la position occipito-gaucheantérieure. Alors les branches du forceps demandent à s’articuler spontanément, pourvu que l’aide chargé de maintenir la première introduite n’ait pas commis la faute de la laisser se déplacer.
Tel est le programme dont vous devez d’abord simuler l’exécution à l’extérieur, le plus correctement possible.
Comme toujours, séparez et déposez les branches du forceps aseptique, cuillères graissées sur leur convexité seulement, à votre portée, sur une serviette imbibée de liquide antiseptique.
POSITION DROITE-POSTÉRIEURE
PREMIÈRE RRANCHE, BRANCHE GAUCHE, A PIVOT — GUIDÉE PAR LA MAIN DROITE — TENUE PAR LA MAIN GAUCHE
Introduction de la main-guide. — Introduisez à la manière ordinaire la main droite, puisque la première cuillère, la postérieure, qu’il s’agit de guider, est la gauche, à pivot. Pour gagner l’oreille, qui est à la fois latérale et postérieure, portez la main (pouce compris) en arrière et à gauche entre le coccyx et l’ischion. Quand toute la main est introduite, que la vulve embrasse le poignet, vous avez dépassé le col de l’utérus et vous cherchez, trouvez et examinez facilement l’oreille devant laquelle la cuillère doit venir et monter, plus haut que le lobule, pour encadrer l’os malaire dans l’œillet de son bec.
Pour être bien placée, la main-guide doit avoir l’oreille sous le petit doigt et l’annulaire, le bout de ce doigt-ci dépassant le lobule en hauteur. Cela étant, vos autres doigts appliqués à la tempe fœtale couvrent la ligne pariéto-malaire, ligne d’application, guident bien la cuillère et protègent efficacement le canal maternel.
Présentation, introduction et placement de la cuillère. — Alors, seulement alors que votre main droite-guide est bien placée, présentez et introduisez la cuillère gauche : cuillère dans l’axe de la main-guide, manche dressé au début, main du crochet abaissée obliquement pour descendre en dehors de votre avant-bras droit. Tout cela est identique à ce qui a été décrit et figuré pour la position occipito-gauche-antérieure (p. 354 à 357).
Retirez la main-guide ; laissez reposer la branche gauche sur la fourchette.
Le manche de la cuillère gauche bien placée est à peine relevé, presque horizontal, légèrement dévié à gauche de la femme; son .crochet qui, perpendiculaire à la surface prenante de la cuillère, témoigne de l’orientation de celle-ci, s’élève en haut et à droite.
Confiez le manche à un aide, agenouillé à votre gauche, pour qu il le Diaintienne immobile. Vous savez que c’est là un point important : les raisons en ont été données page 357.
DEUXIÈME BRANCHE, BRANCHE DROITE, A ENCOCHE — GUIDÉE PAR LA MAIN GAUCHE — TENUE PAR LA MAIN DROITE.
Introduction de la main-guide. — Pour la deuxième cuillère, la droite, la main gauche devient guide. Introduisez-la, sans le pouce, à droite et en arrière, le plus profondément possible, jusqu’à ce que la commissure du pouce et de l’index vous arrête. Ainsi vous dépasserez les bords de l’orifice utérin. Chemin faisant vous aurez pu sentir à nu un bout de suture sagittale et la fontanelle postérieure ; finalement vous empaumerez l’occiput, vos doigts allant jusqu’à la nuque.
Présentation, introduction et placement de la cuillère. — Sur cette main gauche-guide bien introduite et sachant où elle est, dans son axe, engagez et conduisez la cuillère. Que la main du crochet, qui vient de haut, commence à s’abaisser obliquement, comme pour aboutir en dehors de votre avant-bras gauche. Ne comptez pas sur une pénétration profonde, car le bec de la cuillère atteindra la nuque assez tôt, ce que vous reconnaîtrez à la résistance éprouvée et surtout aux indications de la main-guide. La pénétration possible et nécessaire étant réalisée, songez à amener la cuillère d’abord de côté, sur la région mastoïdienne, puis plus en avant, par-dessus l’oreille. L’interstice dans lequel elle va cheminer est étroit : la main-guide ne saurait l’y conduire sans violenter la tête, au risque de la faire tourner devant elle, de déplacer la première cuillère, de mal placer la seconde ; seule même la cuillère n’y glissera facilement qu’en restant appliquée au mieux à la surface convexe du globe céphalique.
Il faut, comme toujours, dans ce mouvement de Mme Lachapelle, savoir ce que l’on doit faire et le faire d’une main légère et docile.
Pour provoquer le glissement nécessaire qui doit amener la cuillère de la position droite postérieure à la position droite antérieure, agissez avec la poignée. Celle-ci, après l’introduction, est encore élevée au-dessus de l’horizon, peu éloignée et à droite du plan médian ; le crochet regarde obliquement en l’air et à gauche comme la face prenante de la cuillère.
Abaissez le crochet, déjetez-h vers la gauche de la mère et tordez-\e pour rendre sa direction transversale : la cuillère passera sur le côté du bassin, sur la région mastoïdienne, première étape.
POSITION DROITE-POSTÉRIEURE
Poussant toujours (doucement, bien entendu) pour favoriser la pénétration, abaissez le crochet considérablement et tordez-\e de nouveau de 45° pour le diriger obliquement en bas et à gauche : la cuillère sautera l’oreille et passera sur la ligne pariéto-malaire au droit de l’éminence iléo-pectinée, deuxième et dernière étape. Ce faisant vous verrez le manche croiser largement au-dessus et à gauche du premier placé, pendre obliquement, déprimer la fourchette et finalement revenir du voisinage de la cuisse gauche quand vous l’appliquerez à son congénère.
ARTICULATION DES BRANCHES
Lorsque la cuillère droite est ainsi venue en avant et que sa partie articulaire est appliquée sur celle de la branche à pivot, vous remarquez que l’encoche n’est pas tout à fait au droit du pivot. La seconde branche (encoche) ayant dû être poussée haut, est un peu plus profondément introduite que la première.
Vous aurez donc à la retirer un peu pour ramener son encoche au niveau du pivot.
L’articulation est alors facile si la prise est bonne. Sinon vous savez ce que vous avez à faire : recommencer l’opération plutôt que de mettre de la force pour appliquer l’un à l’autre les plats articulaires.
VÉRIFICATION
L’articulation faite, constatez que, comme le front, les manches se dirigent à gauche et en avant. Cette direction vous indique, si la prise est bonne, que la rotation de la tête n’est pas faite. Vous vous assurez et de la prise et de la position actuelle de la tête en touchant avec l’index gauche par dessous le forceps : la fontanelle postérieure doit être sentie en arrière et à droite ; la suture sagittale dans le diamètre oblique aboutissant en avant à gauche.
L’attitude des manches du forceps étant ce qu’elle doit être pour la position, soyez sûr que votre application est bonne.
Que vous reste-t-il à faire avec le forceps pour terminer l’accouchement?
Compléter la descente, provoquer la rotation, tirer la tête à travers le détroit inférieur et l’amener dans le bassin mou, enfin la dégager hors de la vulve.
a. Achèvement de la. descente. — Amenez la tête jusque sur le plancher du bassin; et si elle y était déjà, ce que nous avons supposé, appuyezla par des tractions sur l’entrée du détroit inférieur jusqu’à ce que vous en sentiez la résistance et que vous voyiez bomber le périnée postérieur.
b. Rotation. — Si, en achevant la descente, et en appuyant la tête au détroit inférieur à l’aide du forceps Tarnier qui laisse la tête libre, vous
FIGURE 339. —Sommet au détroit inférieur, en position occipito-sacrée ou postérieure-directe acquise pour le dégagement, après une petite rotation de 45» imposée à lu tête saisie {Fig. 338^ en sa position primitive o-n-p.
suivante montre accomplie.
articulé, : c’est
POSITION DROITE-POSTÉRIEURE 427
voyez les crochets vous indiquer que la rotation s’amorce, soit en avant, soit en arrière, vous devez obéir.
S il n en est rien, si l’instrument employé ne l’a pas permis ou bien si la tête est restée indifFéPente, choisissez d’abord l’un des trois partis indiqués plus haut, p. 421.
Quoi que vous décidiez, n oubliez pas que vous devez toujours soutenir la traction pendant l’exécution de la rotation.
1® Parti de la petite rotation. — Voulez-vous, au risque léger de porter 1 occiput directement en arrière et de dégager la tête en position occipitosAGRÉE, bien placer la concavité du forceps dans le bassin?
Provoquez une rotation de 45o qui amène le front au droit de la symphyse. La cuillère droite ira directement à droite et son manche à gauche ; la cuillère gauche viendra directement à gauche et son manche à droite. Les crochets seront transversalement dirigés (transformation de fig. 338 en fig. 339).
Ce mouvement de rotation des cuillères et par conséquent de la tête qu’elles enserrent, s’obtient en imprimant à l’extrémité des manches, aux crochets, et simplement du bout des doigts, un mouvement infundibuliforme autour de l’axe longitudinal de la tête confondu avec celui des cuillères. Dans le cas présent, position occipito-DR0iTE-|)05?m(?wr5 (ou mieux fronto-gauche-antérieure), les manches, partant de l’attitude gauche antérieure, décrivent, comme le front, un arc de 45» et s’arrêtent à cheval sur le plan médian en attitude pubienne correspondant à la position frontopubienne qu’a prise la tête. La position étant devenue occipito-SACRÉE, vous continueriez comme.il est indiqué page 346, fig. 280 à 284.
2o Parti de la grande rotation. — Voulez-vous, au risque de mettre le forceps à l’envers dans le bassin, concavité face au coccyx, amener la nuque derrière les pubis, l’occiput sous la symphyse?
Imprimez du bout des doigts aux poignées du forceps, un grand mouvenient de circumduction triple et inverse du précédent.
Vous avez trois étapes à faire. Mener le front et par conséquent le forceps en attitude transversale gauche, puis en attitude postérieure gauche, enfin en attitude postérieure directe. Dès la première étape (attitude transversale) la cuillère droite sera venue sous la symphyse prête à s avancer dans la
moitié gauche du bassin, et la cuillère gauche devant le coccyx, prête à reculer dans la moitié droite du bassin (Fig. 341). Le forceps va se renverser. Il l’est à moitié à la deuxième étape lorsque les manches sont en attitude gauche postérieure (Fig. 342), et tout à fait lorsqu’à la fin ils pendent devant le coccyx (Fig. 343) ; la position est devenue occipito-pu- BiENNE, bonne pour la tête, mais avec attitude renversée du forceps.
Vous allez voir cette grande rotation représentée deux fois : de face (Fig. 340.à 343) ; et de profil (Fig. 344 à 347).
FIGURE 340. — Sommet au détroit inf., en pos. o-D-p. Départ pour la grande rotation de trois fois 45“ qui conduira l’occiput directement en avant et le forceps directement en arrière.
Position acquise o-n-i, première étape de la grande rot. de trois fois 45“ qui .^iput de la pos. primitive o-n-p où il a été saisi, en pos. antérieure directe.
POSITION DROITE-POSTÉRIEURE
FIGURE 342. — Position acquise o-n-a, deuxième étape de la grande rotation de trois fois 45» nécessaire à la transformation de la pos. primitive o-n-p en position antérieure directe.
figure 343, — Pos. directe antérieure, de dégagement; dernière étape de la grande rotation de la position initiale o-D-p. Le forceps est à l’envers dans le bassin.
FIGURE 344. — Sommet au détroit inférieur en pos. o-n-p, pris par le forceps, dans une coupe médiane du bassin. Vue de droite par un regard horizontal. Point de départ de la grande rotation qui une seconde fois va s’exécuter sous vos yeux.
145. — Première étape de la grande rotation d’une pos. o-n-p. Le sommet a acquis ■t. Nous supposons que le tronn tourne comme la tête.
3» Parti de la même grande rotation interrom/pue par un changement de prise.
Enfin craignez-vous l’exlraclion avec un forceps renversé?
Commencez la précédente grande rotation et poussez-la jusqu’à la première étape, au moment où le front et le forceps sont en attitude transversale fronto-gauche ou occipito-DROiTE, fig. 349.
FIGURE 348. — Sommet au détroit inférieur en pos. o-u-p. — Point de départ de la grande rotation de l’occiput en avant avec reprise projetée pour le moment où la tête sera en pos.transv-
FIGURE 349. - Sommet au détroit inférieur] en pos. acquise orotation de 45» imposée à la tête saisie en pos. primitive o-n-p.
résultant d’une première
POSITION DROITE-POSTÉRIEURE
Cette position conquise est justiciable d'une application régulière, concavité pelvienne du forceps tournée comme l’occiput. Enlevez donc votre forceps et faites-en l’application régulière (Fig. 350) qui nécessitera le décroisement, et pour laquelle nous vous renvoyons à la page 407.
La suite naturelle de cette réapplication sera l’achèvement de la rotation, deux fois 45o, qui portant le front devant le coccyx, amènera l’occiput sous le pubis, avec un forceps cette fois bien placé pour terminer au mieux.
PIQURE 350. — Môme sommet en même pos. acquise o-o-t. Le forceps qui était tourné comme le front, sur la flg. précédente, a été réappliqué : il est maintenant à dro l’occiput, sa concavité placée au mieux dans ie bassin.
t’IGURE 351. - Sommet au détroit inférieur en pos. successive de la pos. initiale o-o-p en pos. o-n-t sans changement du lorceps, et de cette po lion o-D-t en pos. o-o-fl après réapplication du forceps.
FIGURE 352. — Sommet au détroit inférieur en pos. de dégagement, directe antérieure, le forceps ayant sa concavité bien tournée, en avant, comme l’occiput; troisième et dernière étape de la grande rotation, avec reprise, imposée à la pos. primitive o-n-p.
c. et d. Engagement dans le bassin mou et dégagement hors de la vulve. — Après la petite rotation, qui amène le front en avant, forceps bien placé, l’on continue comme dans l’occipito-sacrée. (V. p. 346.)
Après la grande rotation, interrompue par une réapplication qui place également bien et l’occiput et le forceps, l’on se trouve ramené k l’occipitopubienne. (V. p. 339.)
Ce n’est qu’après la grande rotation sans reprise, qu’ayant amené l’occiput en avant et renversé le forceps, l’on se trouve dans des conditions particulières pour terminer l’accouchement.
Le forceps est donc à l’envers ; sa concavité regarde, comme le front, le sacrum ; ses manches ne sont pas presque horizontaux mais pendants vers le sol. (Y. Fig. 343 p. 429 et 347 p. 431.)
Pour engager la tête dans le bassin mou avec le forceps ainsi placé, il vous faut d’abord bien tirer en bas afin d’engager complètement, jusqu’à la nuque, l’occiput sous la symphyse.
Pendant les tractions horizontales nécessaires au passage du détroit inférieur, les manches doivent rester angulairement inclinés au-dessous de l’horizon. L’on craindra de les relever trop tôt.
POSITION DROITE-POSTÉRIEÜRE
Et cependant il est nécessaire de suivre la déflexion de la tête dans son parcours à travers le bassin mou et la vulve. L’on craindra surtout de les relever trop et de creuser, avec les becs, deux sillons sanglants dans la paroi postéro-inférieure du canal maternel.
Même position du Sommet, occipito-DROITE-Joo5/é/■^e^^re, flexion insuffisante ou nulle.
Jusqu’ici, nous avons supposé la tête fléchie et par conséquent facile à saisir d’emblée par les bosses pariétales et les pommettes.
Mais si par hasard un cas d’application de forceps sur une tête immobilisée en position oblique postérieure se présentait, l’on devrait s’attendre à trouver la tête incomplètement fléchie. Alors, par le toucher, l’on arrive aisément à sentir la grande fontanelle qui, lorsque la tête est bien fléchie, est inaccessible derrière la branche descendante du pubis.
Dans ces conditions, il faut d’abord réaliser la flexion par une première application n’ayant pas d’autre but. La figure 317, p. 393, empruntée au chapitre VI, a montré comment on y réussissait en saisissant l’arrière-tête par le diamètre bimastoïdien.
Cette prise s’obtient en introduisant les mains-guides et les cuillères dans l’ordre et de la manière qui viennent d’être indiqués. Les oreilles, particulièrement la postérieure, restent les repères de certitude. Le bec s’applique derrière, encadrant l’apophyse mastoïde, aplatissant le bord postérieur du pavillon et ne remontant pas plus haut que le lobule.
La traction sur le forceps opère d’abord la flexion et ensuite le dérapement de l’instrument qu’il faut avoir soin d’enlever avant qu’il n’ait lâché, aussitôt qu’il a produit l’effet demandé.
Cet effet, la flexion, permet alors de réappliquer l’instrument dans les conditions où nous étions placés tout à l’heure.
II. APPLICATION DU FORCEPS SUR LE SOMMET ARRÊTÉ AU DÉTROIT SUPÉRIEUR RÉTRÉCI
Lorsque le détroit supérieur du bassin est, fait assez commun, rétréci dans son diamètre antéro-postérieur, promonto-pubien intérieur minimum, la tête fœtale se présentant la première ne s’engage pas, ne pénètre pas dans l’excavation pelvienne pendant les derniers temps de la grossesse, comme elle le fait à l’état normal, à la fin du septième mois chez les primipares, dans le courant du huitième mois chez les multipares.
L’accommodation pelvienne, comme on dit, ne se produit ou ne tend à se produire que pendant le travail; encore faut-il, pour qu’elle aboutisse, qu’il n’existe pas de disproportion trop considérable entre les dimensions de la tête et celles de l’entrée du bassin.
Au moment du travail, si les contractions utérines sont impuissantes à forcer la pénétration de la tête dans le bassin, dont l’entrée est ordinairement la partie la plus étroite, l’art doit intervenir. En nous appuyant sur les statistiques de la Maternité de Lariboisière et de la Clinique Baudelocque, nous pensons que, dans ces conditions, le forceps bien appliqué conserve à l’enfant plus de chances de survie que la version.
Nécessairement, avant de rechercher comment il faut appliquer et utiliser l’instrument, nous devons d’abord étudier l’attitude de la tête à saisir, ses rapports avec l’anneau pelvien rétréci, et le mécanisme par lequel elle le traverse lorsque l’accouchement arrive à se terminer spontanément.
La tête fœtale retenue au détroit supérieur moyennement rétréci, y est en position transversale, l’occiput regardant directement à gauche ou directement à droite, un pariétal en avant, l’autre en arrière.
Elle est ordinairement peu fléchie : le doigt explorateur touche presque aussi aisément la fontanelle frontale que la fontanelle occipitale.
En raison de 1 attitude normale de l’utérus qui est beaucoup moins oblique que 1 axe du détroit supérieur, l’axe de la tête ne correspond pas à l’axe de ce détroit. Cette tête asynclitique, en position transversale, tombe (la femme étant debout), presque d’aplomb sur le dessus des pubis, quoi(iu’elle touche