‹ Introduction à l'étude clinique et à la pratique des accouchements. Anatomie, présentations et positions, mécanisme, toucher, manoeuvres, extraction du siège, version, forcepsChapitre 51 sur 71 · LE LEVIER COKIBINÉ AVEC LA TRACTION · texte numérisé non relu

LE LEVIER COKIBINÉ AVEC LA TRACTION

Ainsi que nous l’avons fait pressentir, nous avons des remarques à présenter sur l’emploi du forceps au détroit supérieur, tel que nous venons de le décrire. Les figures suivantes, toutes dessinées à la même échelle et conformes à la vérité en ce qui concerne les trois facteurs, bassin, tête, courbure des cuillères, vont nous permettre d’être extrêmement brefs. Pour saisir la tête convenablement en améliorant son inclinaison, il faut la faire remonter considérablement. (Fig. 357.) Et l’on voit sur la figure 358, quelle réduction minima elle doit subir, car la branche postérieure des forceps rempêche d’utiliser la concavité du sacrum *.

AU DÉTROIT SUPÉRIEUR

FIGURE 357. — Sommet au détroit supérieur. Pour être bien saisie, la tête a été soulevée et son inclinaison améliorée. La suture sagittale qui était en S est maintenant en S’.

figure 358. — Môme cas ; passage du détroit; l’on peut juger de l’étendue de la réduction indispensable, quoique le forceps soit appliqué on ne peut mieux, jusqu’au maxillaire inférieur. — L’espace * ponté par la branche postérieure ne peut être utilisé.

Cette réduction devient désastreuse, lorsque le forceps insuffisamment enfoncé est mal appliqué, ou lorsqu’après 1 avoir bien placé on 1 a laissé glisser. Jugez-en sur la figure 359.

FIGURE 359. — Effroyable réduction imposée à la tête par le forceps mal appliqué: place perdue en avant, place perdue en arrière. Si le périnée était là pour soulever le forceps, le bec antérieur deviendrait le plus offensif et beaucoup plus offensif.

FIGURE 360. — La même tête, dans le môme bassin, passant le détroit supérieur par un simple changement d’inclinaison de I en II moyennant une légère dépression de la tempe postérieure, — tombant ensuite sans résistance de II en III.

AU DÉTROIT SUPÉRIEUR

D’autre part, constatez sur la figure 360, que la même tête dans le même bassin, peut descendre avec un peu d’aide sans subir de réduction notable.

La branche postérieure du forceps est nuisible; c’est elle qui ponte l’excavation sacrée et qui, pendant l’engagement, se fait relever par le périnée, au point de détruire le synclitisme approximatif produit au moment de la prise. L’on recommande avec raison de tirer en arriére, c’est facile, mais cela ne mène pas loin, car le forceps s’oppose à ce que la tête obéisse, à moins qu’il ne scie le périnée jusqu’au delà du coccyx. La figure 361 le fait sauter aux yeux. — Que faire donc ? Nos expériences répondent: ne placer que la cuillère antérieure du forceps armée d’un lacs ;

la tenir solidement d’une main, afin que la cuillère et son bec fassent levier sur le pariétal antérieur et l’emboîtent, pendant que l’autre main ou un aide tirera sur le lacs. Une cuillère de forceps droit serait plus facile à maintenir. Sans doute. Alors le levier? Oui, avec un ruban tracteur en plus.

FIGURE 362. — Emploi d’une cuillère de forceps comme levier muni d’un ruban tracteur, pour engager la tête dans le détroit supérieur. La main qui tient la branche la relève pour refouler et emboîter la tête en prenant appui derrière les pubis. La cuillère ne peut glisser tant que la main relève le manche en le tordant un peu si le forceps est courbé. Cette cuillère, levier et tracteur, tire la tête comme on remonte un œuf cuit dans un vase étroit.

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