DES POISONS INTRODUITS DANS LE TISSU VÉGÉTAL
SAKS ABSORPTION.
Il est probable que toutes les substances vénéneuses dont nous venons de parler nuisent aux plantes , quand on les introduit dans un trou ou blessure quelconque. Aînsi,M. Marcetatùé deslilas en insérant ou de la noix vomique, ou i5 à 20 grains d'oxide d'arsenic ^ dans une fissure faite à la tige. Le phosphore tue assez promptement. On croit généralement que du mercure inséré de cette manière peut tuer un arbre ; mais il n'en
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est rien , du moins tant que le liquide n^est pas changé en oxide, et il ne s'altère pas quand on ferme la cavité où il se trouve. Ainsi ^ M. Th. de Saussure ayant fait abattre un marronnier très-sain, a trouvé, au milieu du tronc, du mercure qu'il y avait placé trente ans auparavant et qu'il avait complètement oublié.
L'effet d'un poison inséré dans le tissu végétal ne peut pas se comparer exactement à celui d^un poison versé dans le sang d'un animal. En effet, il est impossible de distinguer dans les plantes les vaisseaux de circulation, des organes d'absorption et de transmission de la sève. Placer une substance soluble dans le tissu , c'est comme si Ton faisait tremper une tige coupée dav le liquide vénéneux. On n'a pas d'exemple d'une substance insoluble qui ait agi directement par ce procédé.