M POISON JSEMENS PRODUITS PÀU APPLICATION À L\ SURFACE DES VÉGÉTAUX
Ce sont principalement les vapeurs et les gaz qui peuvent agir de cette manière , soit en ne fournissant pas ce qui convient aux fonctions respiratoires , soit par une action vénéneuse positive. Les surfaces vertes et les autres parties de la plante ayant des fonctions très-diverses , il convient de les distinguer quant aux poisons.
L'action sur les racines, sans absorption, a été constatée dans certains cas. MM. Th. de Saussure (i), de
(i) Recherches chim. , p. 104.
PH£frOlf£irES GÉNÉRAUX DE VEGKTATIOIC» 4M
Candolle {i) et Marcel (a) , s'en sont occupés au moins •pour ce qui concerne les gaz. Ils ont trouve que les plantes dont la racine plonge dans de Tacide carbonique souffrent sensiblement et ne tardent pas à périr. D'autres gaz, tels que Tazote, Thydrogène etTacide nitrique , produisent un effet moins sensible.
La couleur des fleurs est souvent modifiée par la vapeur d'acide prussique. Les fleurs bleues^ violettes ou couleur de chair, blanchissent en général. Le rouge du bouvardia coccinea devient brun , tandis que celui du fuchsia coccinea ne change pas.
La plupart des gaz ou vapeurs nuisent aux parties vertes des végétaux. Il suflit de visiter les alentours des fabriques de soude artificielle et autres , pour se convaincre de l'action funeste des gaz nitreux , sulfureux , hydrochlorique , de la fumée du charbon de terre ou de bois, etc. , quand ces substances s'exhalent en abondance. La fumée , qui contient divers gaz ou vapeurs acres , est un fléau redoutable pour les serres i^pour les jardins de Tinlérieur des villes. Les agriculteurs réclament souvent contre les fabricans , au sujet de vapeurs ou gaz qu'ils croient nuisibles aux végétaux. On consulte alors les chimistes, qui, après des expériences directes, donnent souvent tort aux cultivateurs. Cependant , ils se trompent eux-mêmes dans bien des cas. Ceux qui ont fait les expériences les plus satisfaisantes sur ce sujet (3), n'ont pas pensé que les plantes absorbent les gaz pendant la nuit seulement, en sorte
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(i) Phys. vég. , p. i3e!i.
(a) Mém. de la soc. de phys. de Genève , III , p. 6a. (3) tuairisii et Christisor , On iht tffect of tke poisonous gazes on vegetables , dans Brew'ster Edinb» Journal, janV. i8a8.
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que telle plante qui a bien supporté une certaine dose dans une expérience faite de jour, peut être tuée pendant la nuit par la même quantité de gaz. Ce fût, que M. de Candolle soupçonnait d'après Thistoire physiologique des végétaux , a été constaté par M. Macaire (i). n faut aussi remarquer (a) qûe de jour les vapeurs s'élèvent aisément, et que la nuit elles retombent oa séjournent à la surface du sol ; que ce n'est pas toujours la quantité moyenne de gaz répandu autour d'une fabrique qui peut nuire aux végétaux , mais surtout le maximum possible *, enfin que la durée extrême d'une certaine action peu nuisible dans une expérience, peut finir par altérer sensiblement la végétation.
En général , on ne saurait trop préserver les végétaux des vapeurs et des gaz qui vicient Tair atmospliérique.
OBiPIlVÀTIOIfS GÉNÉRALES SUR LES EMPOISONHEME^'S