‹ Introduction à l'étude de la botanique, or traité élémentaire de cette scienceChapitre 103 sur 130 · DES VÉGÉTAUX · texte numérisé non relu

DES VÉGÉTAUX

Presque toutes les matières qui sont vénéneuses pour les animaux le sont aussi pour les végétaux, et il y a de plus des substances très-innocentes pour les premiers qui ne le sont pas pour les seconds. L'intensité de l'action vénéneuse n'est point la même pour les deux règnes. Ainsi, l'alcool, les éthers, les huiles, les eaux aromatiques , les matières amères ne nuisent aux animaux qu a de fortes doses , et pour les végétaux sont des substances

(i) Mém. de la soc. de phys. et d^hist. nat. de Genève, V, p. 287. (a) DC I Phys. vég. , p. iS;!.

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très-vénéneuses ; tandis que les oxides de plomb et de zinc , qui sont vénéneux pour les animaux , le sont peu ou point pour les végétaux.

Quant à la manière d'agir, les poisons produisent des effets bien moins rapides dans le règne végétal que dans Tautre règne. La grande différence est surtout que, dans les animaux, ils agissent quelquefois à distance, par sympathie entre les organes; par exemple, un poisoa nar*colique ingéré dans Festomac agit promptement sur le cerveau. Au contraire, dans les plantes , le poison se répand de proche en proche , n'agit que sur les organes qu'il atteint , et cela est si vrai que la chimie en retrouve des traces dans toutes les parties affectées; sous ce rapport , les poisons narcotiques agissent sur les végétaux d^une manière analogue à celle des poisons acres et corrosifs , dans les deux règnes.

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