LIVRE TROISIÈME
METHODOLOGIE
CONSIDÉRATIONS GÉNÉRALES
Sl}R LA MÉTHODOLOGIE.
Le nombre des végrtaux quî couvrent la surface de la terre est immense ^ ils se succèdent avec plus ou moins de rapidité , chaque individu varie suivant son àp,e et la saison dans laquelle on le considère. Comment auraiton pu arriver à quelques notions précises sur des êtres si variés et si nombreux, sans le secours des méthodes P
Dans un sens très-ffénéral , les méthodes sont des moyens qui abrègent les recherches , qui les facilitent , qui permettent à divers observateurs de combiner leurs travaux , de les transmettre fidèlement aux générations suivantes , et de comprendre eux-mêmes ce que d'autres ont observé ailleurs ou avant eux. Associer en groupes divers les individus que nous présente la nature , nommer ces groupes , convenir de termes et de signes pour exprimer leurs caractères, les décrire dans des livres , les représenter par des planches, ce sont des méthodes, des moyens, pour arriver à la science elle tnême.
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Hnm ce sens général 4 les mélhodc;» nnt preiÇkM^^ttSii importantes que la science. Ces deux choses se liait intimement. La science est un édiRce que Tesprit humain élève pënîbleinent^ les méthodes sont le moyen de le construire , de le parcourir en tout sens , de Teiaminer en détail , d'en comparer toutes les parties, de les expliquer à ceux^mémes qui ae le» .Trient pas.
La théorie et Texposition des méthodes constituent la méthodologie.
La méthodolo{;ie générale , qui traite de Vobservation , de Fexpérience , en un mot ^ des moyens d'arriver à toutes les conoaissance» humaines, est une branche de la philosophie. Chaque science a de plus une méthodologie qui lui est profure. Nous ne parlerons ici que de la méthodologie botanique.
Les différentes branches de cette partie de la botanique ont été développées selon les besoins de la science et des savans , bien plus que d'après leur importance réelle. On a commencé par grouper les plantes en espèces ou en genres, et on a donné des noms tels que roses, chênes, etc., à ces groupes mal définis. Chia aussi rapproché et nommé quelcjues organes importans, comme les feuilles^ les racines, les fleurs, etc.; car , en partant des individus isolés que la nature nous offre , notre esprit saisit des rapports soit entre les individus , Suit entre les parties diverses de ces individus. De là des associations de deux sortes :
i" Les espèces, genres ou classes \
a** Les organes.
La nomenclature a dû commencer en mémetemps,car, dans l'état de, société propre à la nature humaine , le besoin de nommer un groupe est aussi réel, aussi promptement senti, que celui de dktinguer ce groupe. Ha?
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tard, ori a décrit; de là, plus de précision dans le^ termM et les noms. Enfin , on a établi des règles générales de classification , de nomenclature et de description ; c'est la théorie de ces méthodes , théorie que , dans Tétat actuel de la science , on ne peut plus séparer de TiB^position même des méthodes.
La taxonomie comprend la théorie et Fexposé des associations ou classifications. *
La glossôlogie traite de la nomenclature des groupés ou organes \
hûphytographi&yde l'art dé décrire et de figurer les plantes*
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