CHAPITRE PREMIER
DES CLASSIFICATIONS EN GÉNÉRAL (l).
Les classifications sont ou empiriques ou ratioh^ nelles.
Les premières sont indépendantes de la nature même
de l'objet. Tel est l'ordre alphabétique des noms , la
(i> DC. , Thëof. éïém, , a* édît. , 1819 , p. aï»
4W MÉTHODOLOaiE.
date de la découverte de certaines plaDtes « etc. Elles peuvent être utiles pour un catalogue de jardin oa pour un recueil de faits dépourvus de liaison naturelle. On doit les préférer à Tabsence complète d^ ordre.
Les classifications rationnelles ont un rapport quel* conque avec les objets mêmes que l'on classe; et comme on peut considérer tous les caractères , toutes les qualités des objets, séparément ou simultanément, les classifications qui en résultent sont extrêmement nombreuses.
On les distingue selon leur but. Ex en efifet il doit arriver qu'elles reposent sur des principes très-différens, et qu'elles ont une marche diverse, selon le résultat que Ton veut obtenir.
Les classifications usuelles ou pratiques ont pour but de faire connaître les rapports des végétaux avec certains arts. Ainsi , un médecin peut classer les plantes d'après leurs propriétés médicales; un fabricant d'après leurs applications à la teinture , un agriculteur d'après les qualités alimentaires , un architecte d'après la nature des bois, etc. Dans ce genre de classification, il y a un certain ensemble de caractèc^ qui sont mb audessus des autres et qui servent de point de départ. Ces caractères peuvent être des conséquences éloignées de rorganisation , des résultats plus que des causes 5 peu importe pour le but.
Les classifications artificielles ont pour but principal de faire trouver les noms des plantes à ceux qui les cherchent. Elles doivent donc s'appuyer sur des caractères saillans, peu nombreux, faciles à constater, comme, par exempV, le nombre des étamines, des pistils, etc. Si l'on parvient à faire di^tinglle^ les plantes bien <*lairement, par un petit nombre de circonstances, on
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aura fait une bonne méthode pour arriver au nom.
Les classifications naturelles ont pour but de réunir les plantes qui ont le plus de ressemblance entre elles ; de façon que, d'après la classe, on puisse présumer Forgani^tion et toutes ses conséquences , aussi bien que la classe à laquelle appartient une plante , d'après son organisation. Comme la ressemblance peut être partielle, il faut considérer tous les organes sous tous les points de vue , et plus cette comparaison est com* plète , plus la méthode est perfectionnée.
Je vais reprendre ces trois classes de méthodes.