MÉTHODOLOGIE
§ 5. — Degré de variation^
On peut se servir d'un quatrième moyen de comparaison , moins direct sans doute que les deux premiers, mais analogue au précédent. Il repose sur ce fait, que les organes les plus importans sont ceux qui varient le moins.
En effet , rien n'est plus semblable dans tous les organes, dans toutes les plantes et à tous les âges, que les organes élémentaires, appelés pour cette raison sindr laîres. Les racines varient très-peu dans toute leur existe lice , les tiges et les feuilles considérées dans Tembryon varient peu, plus tard davantage. Les ovules et le pollen varient bien moins que leurs enveloppes diverses. Ces dernières (les pétales, sépales et bractées) varient singulièrement quant à la position, la forme, lacoulear, le nombre et la grandeur des parties.
§ 6. — Formation des organes.
Un moyen de comparaison qui me parait important, mais quelquefois difficile à employer, c'est d'examiner la formation des organes. Il ^t assez naturel d'attribuer plus d'importance à l'organe qui précède et forme un autre organe , qu'à celui qui en est la conséquence.
Les zoologistes ont soin d'observer l'apparition des organes principaux dans le fœtus \ en voyant que les organes sexuels , par exemple , se forment après le cœur, ils en concluent que l'organisation sexuelle a moins d'importance que le système circulatoire, ce qui est confirmé par tous les détails des classifications zoologiques. Dans le règne végétal, on peut bien établir des comparaisons
TAXONOMIE VÉGÉTALE. KOI
analogues , mais il faut alors , comme dans le règne animal , partir de l'embryon , qui est le véritable commencement d'un être nouveau.
A cette époque de la vie des végétaux ils ne se composent que de tissu cellulaire , ce qui met cet organe au-dessus des trachées et autres vaisseaux qui ne paraissent que plus tard. Les organes fondamentaux de la nutrition , se dessinent assez vite dans les phanérogames , plus tard et moins clairement dans les cryptogames , où la jeune plante (spore) végète , séparée de la plante-mère , à peu près comme la jeune plante phanérogame à l'état d'embryon. Les organes reproducteurs se développent évidemment après tous les autres.
§ ^, — Résumé et subordination des organes.
On voit par ce qui précède que, d'après toutes les manières de rechercher l'importance relative des organes , on arrive à les classer sensiblement de mcme.
Toujours, en considérant l'ensemble des trois grandes classes d'organes, on trouve en première ligne les organes élémentaires, en seconde ceux de la nutrition, enfin au dernier rang ceux de la reproduction.
Parmi les organes de la première classe (élémentaires) : d'abord les cellules , puis les trachées, vaisseaux divers, stomates , etc.
Parmi les organes de la deuxième ciasse (nutrition) :
!• Les cotylédons, ) ^^^ pour les cryptogames ,
« T j- 1 f le spore , qui équivaut à
2* La radicu e, > v i. 1 -. *• i
' l lembryon tout entier des
3*» La plumule, j phanérogames ^
4* Les feuilles , tiges et racines , Sensiblement au même rang,ou, dans les cryptogames , le^frons ou thallus^
KOt UJ^TUODOLiMilK.
qui représentent la tige , et peut-élre les feuilles et la tige réunies.
Parmi les organes de la reproduction :
I* Les étamines et pistils^
a* La corolle,
3® Le calice,
4^ Le torus, les nectaires, bractées, involucre.
Combinant ensuite tous ces organes d'après le principe que Vimportance de chacun se mesure cFaprès sa pwpre importance et d'après celle de la classe à laquelle il appartient , on peut se représenter leur importance en les groupant comme suit :