‹ Introduction à l'étude de la botanique, or traité élémentaire de cette scienceChapitre 33 sur 130 · DE LA FLEUB. DES GRAMINÉES · texte numérisé non relu

DE LA FLEUB. DES GRAMINÉES

Les graminées rentrent dans les monocotylédones , mais la forme spéciale de leurs organes floraux et leur ioflorescence singulière méritent une mention séparée et exigent des termes spéciaux pour les décrire.

Les fleurs des graminées , par exemple du blé , de l'<^^;9 d^ plusieurs herbes qui composent nos prés, etc. , 6ont desfleurs ramassées en épis , où les bractées jouent un grand rôle , tandis que les organes de la fleur même ^ont réduits à un petit nombre et à de petites dimensions. Ce que Ton considère généralement comme Tépi dans ces plantes, est une réunion de petits épis latéraux nomiDés épillets (spiculœ , locustœ ) , autour d'un axe œntral indéfini ( rcu:his );

Â.la b80C|.de chaque épillet sont deux bractées écaiileoses y concaves, opposées^ ce sont les glumes {glunue)^ Au'-ilessus se trouvent une ou plusieurs fleurs sesâlès^ alternes. Chacune est enveloppée d'abord de deux bractées de nature écailleuse, dont Tune, extérieure, se termine souvent par une arête prolongée en pointe (an'ftd); Tautre, opposée et un peu intérieure, sil^uée du eoté. du.racbis., est bifide, composée de deux pièces unies entre elles par une membrane transparente. Ces deux bractées se nomment vulgairement dans les céréales, la baU'^ c'est la glumelle (glumelïa) de la plupart des auteurs. Linné l'appelait corolle •, M. de Jussieu , calice '^ M. Brown^ perianthium, et Ton a dooné encore d'autres noms. En dedans et opposées aux glumelles, deux très-petites écailles charnues , incolores , sont

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la glumellule (glumellula^ I^O? ^}^^ Linné nommait nectaire , M. de Jussieu squamulœ , M. Palissol de Beauvois lodiculœ , etc. On regarde ce^ dernier organe comme représentant le périgone des autres monocotylédones. Les trois étamines et Tovaire naissent en dedans de ces écailles.

Diverses familles, telles que les palmiers, jondées et cypéracées , ont servi par des comparaisons à expliquer cette singulière structure-, elles font comprendre anmoyeù de transitions comment les spa thés ou bractécfs usorpelit, en apparence, la place des tégumens floraux ordinaitcs.

AKTICLE XI.

nEs hegtaiecs.

Linné et ses disciples ont appelé de ce nom les divers glandes , tubercules , apjpendices oU renfletneos charnus qui peuvent se trouver dans les fiewi» , mns paraître constituer Fun des organes principaux. Les modernes réduisent le terme de nectaire auxghnda qui sécrètent dans la fleur un liquide sucré, app^ nectar, lequel attire en foule les, insectes , dans Tintériair des corolles.

La position habituelle des nectaires est sur \t tons et sur le prolongement du torus, qui forme dans lesealiciflores un disque au-dessus de Fovaire; on Toitune grande abondance de nectar au fond de la fleur des co* bœa^ campanula^ sur le torus des crassulacées, araliacées, etc. Lorsque les fleurs sont régulières , les nectaires sont placés symétriquement relativement aux autres organes, par exemple comme le serait une rangée d'étamines ou de carpelles. Dans ce cas ils ont la forme de

OnCANES DE LA nfcPRODVCTIOIf . I6Y

tubercQies charnus, quelquefois calleux, plus petite qae des filets d'ëtamines.

Dans les fleurs irrëgulièrcs , ils sont au fond des éperons , oo près de Tendroit où manque un organe.

n y en a sur Tovaire des jacinthes , sur les anthères de Vadenanthera , sur les corolles ou calices de diverses plantes.

Trës-Bourent les nectaires tiennent la place d'une étamine ou de tout autre organe avorté , comme on le voit surtout dans les plantes unisexuelles. Ainsi leur présence est une présomption de TaYortement de quelque organe.

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