‹ Introduction à l'étude de la botanique, or traité élémentaire de cette scienceChapitre 83 sur 130 · DE LA RESSEMBLANCE DES PLANTES AVEC CELLES QUI LES ONÏ PRODUITES · texte numérisé non relu

DE LA RESSEMBLANCE DES PLANTES AVEC CELLES QUI LES ONÏ PRODUITES

ARTICLE PREMIER

OBSERVATIONS GÉNÉBALES.

Cest une loi univefôelle dans les deux règnes or- .gamsés, que les individus ressemblent plus ou moins à ceux dont ils proviennent. C'est même là-dessus que sont fondées en grande partie les distinctions d'espèces,

k^e races ou de variétés, qui servent de base à toutes les ^jlbssifications et descriptions des naturalistes. Les traits de ressemblance sont plus ou moins nombreux, plus ou moins importans , plus ou moins permanens , d'une génération à Tautre , mais cela n'altère pas le principe fondamental de l'hérédité desjormes.

. Dansr le règne animal, du moins dans les classes supérieures ,.la reproduction n'a lieu que par fécondation , jamais par division. Au contraire, dans le règne végétal^ ce dernier mode est très-fréquent, surtooC parmi les espèces cultivées. De là une complication pibi grande quand il s'agit d'étudier dans les végétaux les ressemblances et dissemUances des êtres qui se succèdent \ de là aussi la nécessité de distinguer , dans cette recherche , les produits de la division , de ceux de la reproduction sexuelle.

INTH. A LA BOTANIQUE. TOME I. 9.\y

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IM Mnrsioiooiv.

ABTICLE n.

AE8SEHBLANGE9 Et DISSEMBLAKCES BÀITS LA REPRODUCTION PAR DIVISION.

Si toutes les parties d'un même Tégëtal étaient rigoureusement semblables , et si les circonstances extérieures de sol, de climat, de position, etc. , restaient pour les produits divisés exactement ce qa' elles sont pour la plante-mère , sans doute ces procraits seraient parfaitement semblables à la plante dont ils proviennent. Mais les choses ne se passent point ainsi dans la nature.

Les bourgeons d'un même pied ne sont pas identiques *, il y en a qui sont mieux placés pour se développer , mieux nourris , plus précoces ou plus ttf^ difs^ etc. De même parmi les tubercules , bulbilles,iiii i branches dont on fait des boutures. Voilà une sooiiSM de dififêrences, légères il est yrai, parmi les prodiâl^ extraits d'un même pied. Ces différences et leurs canses ! passent souvent inaperçues; cependant nous voyons bien , par exemple , que les plus gros tubercules de pommes de terre donnent les pieds les plus vigoureux, que certaines branches valent mieux que d^ autres pour les boutures , etc. Ce que nous disons des différences habituelles d'une partie à l'autre d'un même végétal, on peut le dire aussi des différences accidentelles ou monstruosités , qui se produisent de temps en temps. Ainsi, qu'une branche présente des feuilles recourbées sur elles-mêmes, comme dans le salix annularis , les jardiniers se hâtent d'en tirer des greffes ou des boutures; la forme nouvelle est ainsi conservée et propagée. De même, en choisissant tel tubercule de pomme de terre

REPRODUCTION DE» PHAMEROGAMES. 3êT

qui offre quelque particularité , on reproduit souvent des pommes de terre semblables.

. Ces modifications s'appellent des variétés. Leur caractère est de se transmettre par division de la planle.

Les botanistes réservent le terme de variation [i) aux légères différences que peuvent présenter successiyement im même pied , on simultanément deux pieds semblables , selon les circonstances extérieures où ils se trouvent. Ainsi un néflier sauvage épineux perd ses épines jmiand on le transplante dans un meilleur terrain* Vm plante qui croit avec de larges feuilles et peu de poils , dans un endroit humide et obscur, prend de petites feuilles et plus de poils, si on la transporte dans un lieu sec et éclairé. Ces différences se voient de même si Ton place diversement deux pieds originaire-^ ment semblables , ou si l'on place une bouture sous d'au- ...'tf/tê conditions que 1& plante-mère. Le caractère des valions n'est pas seulement de provenir des circonsextérieures, mais aussi de ne pas se transmettre ^ iMtr division.

Les produits divisés peuvent donc différer de la plahte-iûère , soit parce qu'ils ont été pris sur une partie qui offrait quelque modification, laquelle devient l'origine d'une variété, soit parce que les circonstances extérieures étant autres pour les produits que pour la plante-mère, ils suivent une série de variations différentes.

La cause des variations est toute naturelle ; l'origine des variétés est bien difficile à comprendre. Je suis disposé à croire que les variations qui se soût déterminées avec un certain degré d'intensité et de durée de-

(t) Da , TMor, Aém< , t8i3^ p. 168 ^ Pby$. y^^.f U, p. 60S.

jdeniient des variétés. C'est Topinion pour aÎDsi dire instinctÎTe des cultivateurs. On peut , ce me semble , la préciser et la motiver , en s'appayant sur la culture de la vigne.

Cette plante ne se cultive que de boutures^ depuis un temps immémorial. Cependant elle a produit une infinité de modifications de couleur, saveur, qualités , etc. , qui sont de vraies variétés transmissiblespar division. Dans cet exemple , on ne peut recourir ni i des fécondations croisées , ni à des m6dific|||tions produites par des graines, ni même à la greffe Tpuisqueces moyens de reproduction ne sont pas usités pour U vigne , et que , dans nos régions , où il se produit toujours de nouvelles variétés, cette plante ne se sème guère d'elle-même.

Pour comprendre ce fait ^ il faut admettre, ce me semble , que les variations dmfiennent doutant ptgié permanentes que les causes par lesquelles elles, étépwduiles ont elles-mêmes duré plus long-tetnpi ou ont agi avec plus diniensité*

Un arbre sauvage épineux ne perd pas ses épines d'une année à l'autre^ quand il passe dans un bon terrain. Il lui faut quelques années pour céder à Feffet de nouvelles circonstances. Etendons ce fait, et nouscon' cevrons que dans un vignoble , une culture et un climat semblables pendant quelques siècles ont imprimé aux variations un caractère de fixité qui équivaut presque à k permanence des espèces. Je ne conçois pas comment sans cela les vignes' que les armées romaines ont introduites autrefois en France , en Allemagne , etc. , se trouveraient aujourd'hui si diverses, et comment toutes ces variétés se conserveraient d'une manière si remarquable dans les pépinières où Ton a soin de les réunir cl de les cultiver uniformément.

AEPRODUCTION DES PHANEROGAMES. 389

Le passage des yariations aux variétés parait moIiM^ improbable si Ton part de ce fait, que telle variation de forme intérieure ou extérieure des organes , produite par les circonstances d'une époque , influe sur la nature des organes qui se produisent , et que ceux-ci influent à leur tour sur les bourgeons subséquens. Si la variation a modifié un organe important comme la tige, elle aura par cela même influé sur les fruits et sur le bois de Tannée suivante , ou, dans la bouture , sur le bois qui résulte de celui qui a été modifié.

Il y a aussi des variétés qui résultent de là reproduction par graines , comme nous le verrons plus bas.

DES RESSEMBLAZ^CES ET mSSEMBLAlSCES DANS LA REPRODUCTION PAR GRAINES.

Il est naturel de penser que les individus qui proviennent de graines peuvent plus différer de la planteère que ceux qui en sont simplement séparés. La division ne fait qu'étendre un même pied-, la reproduction développe un nouvel être. Dans le premier mode , l'identité entre la plante-mère et les individus produits paraît toute simple , et l'on s'étonne qu'elle ne soit pas toujours complète ^ dans le second, le lien qui existe entre les corps producteurs et les germes est si inconnu , si mystérieux , que rien n'indique à priori que les générations successives doivent se ressembler. C'est l'observation qui nous l'apprend. Elle nous montre aussi que la ressemblance n'est pas complète.

Leç traits principaux qui caractérisent l'espèce se conservent il est vrai , car en semant du blé , on obtient du

i|>lé, etc^On a même la preuve historique de la conservation de certaines espèces pendant deux ou troii milliers d'années. Les plantes mentionnées par les Grecs et les Romains se reconnaissent aujourd'hui, quand leurs formes ont été bien décrites : les noms mêmes se retrouvent dans le grec moderne et Titalien. Les plantes d'Egypte , figurées ou conservées dans les tombeaux avec les momies , vivent aujourd'hui dans le même pays. Mahudel Ta remarqué en 1 716, et de nos jours M. Bonastre (i) a reconnu plus de quatre-TiDgts espèces dans les restes de Tancienne Egypte, recueillis par M. Passalacqua. MM. Kunth et de Candolle ont re^ connu de même diverses plantes bien connues de nos jours, des couronnes de feuilles d'olivier, des grains de blé (^triticum turgidum ), dans les objets dessiûéi oa déposés , il y a trois mille ans , dans les catacoi d'Egypte. Les zoologistes ont des preuves analogu la durée des espèces.

La ressemblance va même plus loin dans bien cas. Non-seulement leâ traits principaux de Tespèâ' se renouvellent , mais encore certaines individualité produites une fois par une cause quelconque. Ainsi quand une jacinthe est blanche, ou une digitale, un pavot , l'expérience a appris que presque toutes les graines donnent des fleurs blanches. I^es fleurs de lînarîa sont ordinairement irrégulières 5 mais quelquefois elles se développent dansl'élat régulier appelé/?^ lorîa, Willdenow assure que les graines venant de ces fleurs donnent presque toujours des pelorla. Dans Vautre règne , on sait de même que des souris blanches produisent presque toujours des souris blanches, etc.

(i) Aon. des sCr aat. , VIII , p. 4^8 9 i9%6.

REPRODUGTIOK DES PHANEROGAMES. 391

Il t*ëtablit ainsi ce que l'on nomme en histoire naturelle des races {proies ^ stirpes). Leur caractère est de se* transmettre par graines et par division , tandis que les Tariétés se transmettent par division seulement (i).

La plupart de nos arbres fruitiers à saveur douce ne donnent de semis que des sauvageons à fruits acides , àpre^, peu abondans , etc. , qu'on est forcé de greffer. C^est que plusieurs des qualités agréables, dans ces plantes , tiennent à des variétés et non à des races. Au contraire , la saveur sucrée des melons est de race , car on a soin de semer les graines des meilleiirs. Il y a une foule de cas où Ton ignore ce qui est race ou variété , parce que T usage s'est établi, afin de gagner du temps, de greffer ou de multiplier par bouture , plutôt que de aemer, toutes les fois que cela se peut.

Il semble que les races n'ont pas toujours le degré de manence des espèces. Ainsi les melons et les légumes t . on tire la graine de localités privilégiées , dégë* nt souvent dans nos jardins au bout de quelques ^bërations. Il est vrai que Ton peut dire , dans ce cas, que des influences nouvelles ont produit des variations défavofables , indépendantes de la race. Des chevaux arabes élevés en Europe ne valent pas leurs pères , mais sont autres que nos chevaux , d'où Ton conclut qu'il y a une race de chevaux arabes , et que cette race peut se modifier sous l'empire de nouvelles ciroons** tilnces. L'origine des races est encore plus obscure que celle des variétés., parce qu'elle peut être double : une race peut provenir en effet ou de quelque variation qui influe sur la reproduction , ou de hfécondation.

(i) Dans les livres de botanique descriptive on désigne 4es races sous le nom de variétés , parce que dans rignorance oàrea fil sur rorigine, on ne s'attache qu'a U fonpif tf^atftnU,

5d5l PU\âiOLOGI£. .

Le premier cas est celui des races de digitales blan- 'ches , de pavots blancs ou panachés, de linaires à Tétat de pelotia. Sans doute une cause étrangère aux organes sexuels , mais qui influe aussi sur eux , a changé accidentellement la couleur ou la forme de la corolle, et cette modification a pu se transmettre par les graines. C'est donc une origine analogue à celle des variétés \ c'est un passage de Tétat de variation ou de variété à celui de race.

Le second cas se voit dans ce qu'on appelleyecoiulations croisées. Lorsque le pollen d'une plante tombe sur une plante analogue , il peut se produire une race intermédiaire. Souvent , il est vrai, le pollen peut tomber sur une autre fleur sans que la fécondation s^opëre , par(!e qu'il faut pour cela : i^que les plantes soient trèsanalogues , qu elles soient au moins des espèces voisi du même genre \ 2^ que les étamines manquent ou été enlevées dans la fleur sur laquelle arrive le pol car sans cela le pollen de la fleur même l'emporte l'autre, quelles que soient leurs quantités relatives/ Enfin, la fécondation opérée, il arrive souvent que l'hybride engendré ne peut pas se reproduire luimême , comme nous le voyons dans le règne animal pour le mulet.

Ces diverses causes rendent les races hybrides beaucoup moins nombreuses dans la nature qu^on ne pourrait le supposer. On en fait artificiellement dans les jardins -, mais de spontanées , on en connaît trèspeu dont l'origine hybride soit certaine. MM. Schiede (1), Lasch (2) et de Candolle (3) ont énuméré

(1) ScHiiBB, De plantis hybridis sponte natis, in-S*^, Cassel, iSsS» (») Lasch , Linnsa , 1899 , p. 4o5.

(3) DC. , Phys, TCg. , II> p. 707»

E£PRODUCTiÛN DES PUAf(KROGAM£$. 3^$

les hybrides spontanés, observés par divers auteurs, ou par eux-mêmes. Leur nombre est seulement d'une quarantaine, encore même y a-t-il beaucoup de cas douteux. Tous sont entre des espèces du même genre et p*ès-¥oisines, comme les ranunculus pyreneus et aco' niiifoUus, cirsium oleraceum et acaule^ gantianapur^ purea et lutea ^ etc. Souvent entre des espèces qui peut-être ne méritaient pas d'être appelées espèces, £omme les scleranihus annuus eiperennis. Il est probar ble que plusieurs de ces bybrides observés ne donnent pas de graines , mais se produisent de temps en temps, là où les espèces primitives croissent rapprochées et en quantité notable.

Diaprés ces faits, en si petit nombre, si douteux, recueillis par tous les botanistes depuis cent ans, on voit

ue les hybrides naissent rarement dans la nature.

né avait donc singulièrement exagéré ce phénomène,

d il pensait que des plantes de genres différens ,

e de familles différentes , produisent ensemble , et

le leurs hybrides^ devenus des races intermédiaires .entre les espèces , combleraient les intervalles qui les séparent.

^ Les ressemblances entre les hybrides et les espèces qui les ont produits* ont donn^ lieu à des recherches intéressantes. M. Herbert a vu dans les amaryllis hybrides y produites par lui en si grand nombre , que le feuillage et 1» tige ressemblaient ordinairement à la mère, et la "fleur au père. M. Sageret observe, avec raison , que chaque organe ressemble spécialement à la mère ou au père, et non à tous les deux en même temps. Nous voyons de même, dans l'espèce humaine , qu'un enfant peut avoir la bouche de sa mère et les yeux de son père, ou vice versa. Ce sont des élémens différens qui cons-

994' PRTilOLOGII.

tituent un état absolument intennédiaire i ou qui ap* proche plus d'un coté que de Tautre. Il est certain aussi que les hybrides se ressemblent peu entre eux , comme si les uns étaient fécondés par un pollen , les autres par un autre.

Il y a aussi dans les hybrides , après une ou deuK gé* néralionSi une tendance à retourner aux formes de Tune des espèces primitives. C'est ce que Ton nomme atavisme. On yoit aussi, dans l'espèce humaine, des enfans qui ressemblent à leur aieul ou aïeule, plus qu'à leur père ou mère.

Les hybrides entre espèces , avons-nous dit , sont rares dans la nature , et produisent plus rarement encore des races intermédiaires \ il n^en est pas de même des hybrides entre des variétés ou races d^une même espèce. L'analogie intime étant alors très*grande, b ^^ croisement a lieu bien plus facilement. Les horticotjj teurs multiplient aisément les variétés ou races de vofl siers, pelargonium, œillets, etc. ; et il est probable qaei dans la nature ces fécondations entre individus de k .; même espèce sont très-communes. Yoilà peut-être Is source la plus abondante de variétés et de races, etlt cause la plus claire de confusion entre les espèces. Supposez deux espèces distinctes A et B*: elles formeront des hybrides avec plus ou moins de peine. £Ues pourront produire deux hybrides , A étant fé(»ndé par B ( AB), ou vice versa (B A). L'un de ces hybrides une fois formé , il se trouvera plus voisin des espèces primitives que cellesK^i ne Tétaient l'une de Tautre. Alors il se formera plus aisément de nouveaux intermédiaires, soit entre AB et A, soit entre AB etB, BA et A, BA et B, ou même entre BA et AB, ou AB et BA* Ces six états nouveaux étant à peine dififérens les uns

REPRODUCTION BXf PHANEROGAMBS. 59K

de3 autres et des espèces primitives, se féconderont mutuellement avec la plus grande facilité ^ leurs produits seront encore plus fertiles, et la confusion entre lés espèces primitives deviendra inextricable. C'est le point où sont arrivés les pelargonium et les roses.

A l'appui de cette opinion, que le plus grand nombre des variétés ou races proviennent de fécondations croisées , soit entre les variétés , soit entre les espèces primitives et les variétés , M. de CandoUe (i) fait observer que les espèces qui sont uniques dans leur genre, comme la tubéreuse, le kolreuleria , n'ont pas de variétés connues , et que les espèces d'un genre ont d'autant de variétés ou de races , que le genre est plus nombreux en espèces. Ainsi le blé a plus de races différentes que le seigle -, les pelargonium , rosiers , œillets , véroniques , gentianes, cistes, etc. , où les hybrides abondent, sont des genres naturellement nombreux en espèces.

On accroît le nombre des variétés et des races en semant des graines , soit après avoir fécondé la fiétir avec le pollen d'une certaine espèce ou variété, soit un peu an hasard , quand des variétés diverses ont vécu rapprochées. Lorsque les plantes sur lesquelles on opère peuvent aisément se diviser, se greffer, etc. , on conserve les moindres variétés , pour peu qu'elles offrent de l'intérêt , variétés qui peut-être ne s^e seraient pas reproduites une seconde fois de graines. C'est ce qui arrive pour les pommiers, poiriers, etc., dont on possède maintenant un nombre immense de variétés. Chaque année le nombre en augmente, et ajoute aux jouissances de l'homme industrieux. Aujourd'hui , les desserts de

mm*

(i) DG.| Pbyûol. , Il I p. TS4.

Lucullus nous sembleraient mesquins , et si les progrès de la culture continuent , nos arrière-neveux en tliront autant des nôtres.

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