LEUR EXISTENCE
Les feuilles paraissent d'abord sous forme de bour^ eon (gemma) , sok à réxtrëmilé des jeunes plantes el es rameaux , soit à l'aisselle des Ifeuilles déjà développes , soit accidentellement sur d'autres points de la surice. Un bourgeon comprend plusieurs feuilles diverse-*
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ment arrangées, mais où les inférieures recoa^rent toujours les supérieures et leur servent de protection contre les élémens.
.Lorsque les feuilles extérieures ont la forme d^écailles, le bourgeon est. dit écaîHeux; quelquefois ces feuilles sqnt dans Tétat ordinaire, ^lors on dit qu'elles sont nues. Mais la présence ou Tabsence des stipules , et le mode de développement des feuilles, donnent lieu à d'autres différences qu^il iihporte de connaître.
Ainsi , le bourgeon est dit foliacé, lorsque les feuilles étant sessiles et dépourvues de stipules , leurs limbes forment le boui^eon ^ exemple : le bois-gentil Ç^daphne mezereum). Le bourgeon est pétiolacé ^ lorsque les pétioles dilatés en écaille et dépourvus de limbe et de stipules protègent les feuilles inférieures; exemple : le noyer, le frêne , le marronnier.
Lorsqu'il y a des stipules , elles jouent , quant aux bourgeons , un rôle important , car elles se développent plus tôt que les feuilles et tendent en* général à les recouvrir.
Les bourgeons stipitlaçés sont ceux où les stipules étant libres , enveloppent les jeunes feuilles. Tantôt un grand nombre de stipules dépourvues de leurs feuilles sont accumulées autour des feuilles intérieures , comme on le voit dans les amentacées -, tantôt chaque feuille est enveloppée de ses stipules libres ou soudées , ce qui foi:me autant de côhes emboîtés qu'il y a de feuilles (figuiers, magnolia, etc.).
Les bourgeons fulcracés sont ceux où les stipules adhèrent 'avec le pétiole et où les écajUles formées de ces deux organes mal dévebppés entourent lès feuilles intérieures ^ exemple : les rosacées. Voilà pour l'enveloppe des bouiigeons.
OAGANCS FONDAMENTAUX. Hl
Quant à la position et à la forme des feuilles a Tinteneur, elles offrent des difTérence» encore plus importantes. On peut distinguer d'entrée quatre catégories :
i"* Les feuilles qui naissent planes et opposées deux à deux par leur face intérieure , comme sont les cotylédons de beaucoup de plantes. C'est le cas des feuilles de gui ( viscum album ).
a"* Les feuilles qui naissent pliëes sur elles-mêmes longitudinalcmeiit , dans le sens de leurs nervures primaires. C'est le cas le plus fréquent. '
3* Celles qui sont repliées, en deux transversalement , le sommet venant touchjer à la base. C est le cas des feuilles d*aconit. On Jes nomme feuilles répUcatwes,
4* Celles qui sont roulées en crosse, les extrémités se troitvant au ceatre de Tenroulement. Ce sont les feuilles des fougères, des cycadées , des droseracces. On les appelle/emUes circinnales.
Le second mode de plicaturc, qui;cst de beaucoup le plus fréquent, présente quelques variations suivant la forme et la position des feuilles. Celles qui sont simplement penninerves n'ont qu'un pli qui a lieu sur la nervure centrale; mais dans les feuilles palminerves, chaque portion est pliée sur sa nervure principale, ce qui forme une feuille pliée en éventail ou plîcati^e; exemple : la vigne, le marronnier. Les feuilles penninerves pliëes sur leur nervure primaire peuvent être juxta-posées dans le bouton , de manière à ce que la face extérieure de Tune touche au côté extérieur d'une autre , sans que Tune embrasse l'autre. Ce sont le^ feuilles conduplicatives , comme celles de hêtre, de rosier, de prunier , etc. Il faut pour cela que les feuilles soient en quinconce. Mais si des feuilles, idc même nature sont opposées, il arrive, ou que Tune embrasse