‹ Introduction à l'étude de la botanique, ou, traité élémentaire de cette scienceChapitre 14 sur 104 · OBSERVATIONS PRÉLIMINAIRES · texte numérisé non relu

OBSERVATIONS PRÉLIMINAIRES

imper icction de nos sens ne nous permet pas de saisir Torigine de^ êtres. L'espace est infini , et nous ne pouvons en connaître qu'une portion limitée , qui constitue ce que nous nommons les grandeurs , les dimension3. Ainsi , lorsque nous commençons à apercevoir le g«rme d*an corps organisé, c'est-à-dire un corps extrêmement petit , qui deviendra , en se développant , un être compliqué , nous pouvons croire que ce germe a déjà parcouru un nombre quelconque de phases que

0JIGANE9 D£ ZA REPAODVCTION. iil

son infinie petitesse nous empêchait d'apercevoir. Les

philosophes ont fait à cet égard deux hypothèses: Tune,

que les germes , en nombre infini pour chaque espèce,

sont emboités les uns dans les autres , et se développent

successivement ; TautrQ , que les êtres ont la facuUé de

créer de.nouveajxx êtres , au moyen d'une force ap

pelée plastique^ On comprend que les mêmes raison-

nemens s'appliquent également bien aux êtres en gé-

néral «t aux organes qui se développent ou se créent les

uns des autres. ^

Je n'ai pas à m*occuper ici plus en détail de ces questions métaphysiques» Il suffit de dire, puisque l'histoire naturelle s'occupe de ce qui tombe sous les sens , que les germes sont ordinairement entourés d'organes dont la présence est nécessaire à leur déve* loppement. Ces organes , appelés reproducteurs , sont des modifications de la tige et des feuilles, modifications qui constituent la fleur et tous ses accessoires , le fruit et la graine.

Je les décrirai d'abord dans les plantes, phanérogames, où ils ont des ibnnes daires et déterminées , et où leur action réciproque constitue les phénomènes de la floraison , fécondation et maturation.

Je parlerai ensuite de la reproduction des phanérogames sans organes reproducteurs spéciaux.

Ce qui concerne les cryptogames , dont les organes reproducteurs manquent ou sont peu connus ^ trouvera place dans la quatrième j^trtie de ce Jivre , qui traite des cryptogames en général.

La partie^ de la tige d'une plante annuelle, ou de chacpie branche d'une plante vivace , qui porte les fleurs est considérée comme Y axe central ou prir maire de rinflorescençe. Si Taxe, au lieu d'être simple, se divise en rameaux qui naissent à Faisselle des feuilles et portent des fleurs , Tinfloreacence offre des axes secojidaires. Si les rameaux portent eux-mêmes des feuilles qui donnent naissance à d'autres subdivisions parlant de chaque aisselle, on a des axes tertiai^ reSy i?tc. Il aiTive toujours un degré de subdivision où les rameaux ne portent plus de vraies feuilles , et se terminent par une fleur ou réunion de feuilles transformées en organes reproducteurs. ,

Le petit support de chaque fleur , quel que soit le degré de subdivision auquel it appartient , le nomme le péâicelle CpediceUus)^ et celui d'un ordre antérieur de subdivision , qui porte à la fois plusieurs feuilles florales et pédicelles , est le pédoncule (pedunculus ). Dans le plus grand nombre des cas les pédoncules soilt les axes secondaires ^ et \çs pédicelles Jes axes tertiaires. Ces supports varient beaucoup de longueur ; ils sopt même quelquefois tellement jielits , que l'on peut dire qu'ils manquent , et alors la fleur est sessile au sommet du pédoncule (si le pédicelle manque) , ou sessile sur la tige (si le pédoncule et le pédicelle manquent. )

Dans CCS divers cas ', le degré de subdivision des rameaux peut être indiqué par le nombre et la position des feuille? floralies ou bractées , car tout axe part de raîsselle d'une feuille -, il peut bien y avoir une feuille sans rameau axillaire , mais il n'y a pas , dans l'état normal , de rameau sans feuille d'où il parte. -

OnCAEVES os OA REPRODUCTION. iif

AaTIGLC U.

DBS BlYBESES ESPÈCES D UrFLCaESCEVCiiS (l).

Les défÎAÎlions ci-dessus posées sont népessaires pour corn prendre les difTérens cas que peuvent offrir les inflorescences. Leurs nombreuses variétés rentrent presque toul&s dans deux classes : les inflorescences 4if^/t£4?5 ou déterminées^ et les inflorescences indéfinies ou indé" terminées.

^ I. -— Inflorescence^ tîéfinies ou tenw'nces.

Ce sonl les inflorescences où Taxe primaire est terminé par une fleur. Dans ce cas les axes secondaires, lerliaii*es , etc. , sonl toujours (crminés , car c'est , je cro& , une régie sans exception , que la transformation, de feuilles en organes floraux commence à Textrémité des axes les plus éloignés qui se* trouvent sur chaque inflorescence : il se peut qu'elle s^opère sur les axes tertiaires, et non sur les axes secondaires et primaire , comme nous le verrons dans la seconde classe d'inflorescence, mais si Taxe primaire est terminé les autres le sont aussi, et si leS axes primaire et secondaires sont terminés , les tertiaires le sont à plus forte raison. Dans les inflorescences déGnics,la floraison (2) com-

(j) Ecip. , Sur les inâor. » ea Utia daas \fi Linnœa, en français dfttis les Méliing. bot. de M. Seringe, in-S^, Genève, 1816 , II, p. 71. — M., Organ., I, p. 896.

(1) lA/hnaton est t^ouT^riure dee ÛKun , V inflorescence est leur dift|iosition.

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nombreuses variétés d'inflorescences indéfinies , serait de» les ranger suivant^ue les axes secondaires , tertiaires , etc. , sont ou ne sont pas indéfinis , comme Taxe primaire. 11 est vrai que Texamende ce fait offre des difficultés dans les subdivisions extrêmes.

Dans les inflorescences indéfinies , la floraison commence par le bas (ooiebord) de Finflorescehce et marche graduellement vers le haut (ou le centre) : elle est donc centripète. • /

Les variiétés de cette inflorescence sont : i« Une seule fleur à Vaisselle de Tune des feviillcs. Dans leç descriptions, les botanistes confondent ce cas avec celui des tiges uniflores terminées.

î4° JJfpi (spica) formé par des fleurs se ssiles à Taisselle de {)lusieurs feuilles ou bractées , comme dans les plantains (plantago), "L'épi affine les variations sui« vantas : , ^

a L'axe central peut se prolonger vers le haut sans porter de fleurs. C'est le cas le plus clair d'une inflorescence indéfinie. Ainsi, les ananas^ eucomis , et diverses myrtacëes,ont des fleurs le long d'une partie de la tigç , et , au-dessus de ce point , une couroime de feuilles qui s'aitgntente indéfiniment.

b Le cliaton {amentum) est un épi composé de fleurs mâles ou femelles uniquement, qui se dessèche et tombe après la floraison. Cette organisation s^ trouve dans les juglandées, amentacées , etc.

c Le cône des pins , sapins , d'où vient le nom de la façiilledes conifères, est un épi où les organes floraux sont extrêmement durs,persistans,et rapprochés comme des écailles superposées.

d Le spadix est un épi enveloppé d'une large bractée engainante , comme dans les arum , calta, etc.

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