‹ Introduction à l'étude de la botanique, ou, traité élémentaire de cette scienceChapitre 15 sur 104 · ORGANES DE LA REPRODUCTION. ISS · texte numérisé non relu

ORGANES DE LA REPRODUCTION. ISS

Dans les palmiers , Yéf\ est rameux, enveloppé d^une immense bractée , et s^nomme en français régime,

e L'épi est rameux lorsqu'il est divisé à la Jxise ou au sommet en plusieurs épis semblables. On peut alors considérer les épis latéraux commp des axes secondaires, ou comme des bifurcations accidentelles de Képi central. Souvent chaque branche d'une plante se comporte comme la tige principale elle-même , et c*est par une analogie bien évidente avec les autres inflorescences que Ton considère celles<i comme isolées et qu'on leur applique les mêmes noms qu'à Tinflore^cence principale qui terminé la tige.

3^ Le ihyrse est un épi dans lequel les rameaux secondaires se développent et sont évidemment terminés par une fleur. A Taisselle de chaque feuille de l'axe central, on trouve donc des fleurs en nombre impair, une, trois, cinq ou sept , dont une terminale qui fleurit la première. Ce sont des cimes ou fascicules disposés le long d'un axe primaire indéfini. Les labiées , lythaires , quelques campanules , -etc. y en sont des exemples.

Souvent dans ces plantes le bas de TinfloresceBce est en thyrse , mais , vers le haut , le nombre des fleurs se réduit à une , les pédicelles sont plus courts , presque nuls , en sorte que le thyrse devient un épi. ,

On comprend que les fleurs latérales peuvent être en cime plus ou moins divisée ou contractée, même scorpioïdc , comme dans les echium ligneux , ce qui forme autant de variations de forme parmi les ihyrses.

Dans tous les cas , la floraison marche de bas en haut (cenlripèle) , pour l'ensepible des fleurs terminales , et ensuite sur chaque rameau secondaire de la même fa- ^

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çoi) , sauf que la fleur terminale précède les autres. U arrive ainsi que la floraison dure long-temps et parait cheminer irrégulièrement dans toute la longueur de rinflorescence.

M, de Candolle nomme ce genre d'inflorescence mixte, parce qu en effet il participe de Tinflorescence indéfinie et définie , selon que Ton regarde les rameaux primaires ou les secondaires. Il est probable que dans les épis on confond des inflorescences de ce genre ayec celles où les axes secondaires sont indéfinis {poljrgala),

'^^ La. grappe (^racemus) a des axes latéraux plus ou moins développés et les axes secondaires sans fleur ter* minale^ exemples : les cerisiers dits à grappe , le phyto^ îacca^ etc.

La grappe est simple lorsque les axes secondaires sont réduits à uucn seule fleur pédicellée , laquelle doit alors ctre accompagnée d'une brattéole qui indique que la fleur représente un rameau tertiaire. La grappe est oom« posée ou rameuse , si le nombre des subdivisions est plus grand. Souvent une grappe est composée vers le bas et simple vers le haut.

5* La grappe corymbiforme (corymbe de quelques auteurs) est une grappe dont les rameaux latéraux inférieurs sont très-longs et les supérieurs très-courts , en sorte qu^ils se terminent à peu près sur le même plan , quoique chacun parte 4'un point différent sur la tige. L'ensemble présente la forme d'une grille d'arrosoir ou d'un cône renversé*, comme on le voit dans plusieurs ibe/is et ornithogales.

6* JJ ombelle '( umbella ) est une grappe où les rameaux de même ordre partent du sommet de' celui qui leur donne naissance. Tous ces rameaux qui partent

OAGAVU W UA WAOOUCTION. IfT

d^an mim» poiol éltot de grandeur un peu différente ,

les flevrs se trouyenf pUcëfs sur une surface concave ,

plane ouconfeze, selon Ttepèce. La carolte et toutes les

ombeUifères en sont des exemples.

LTombelle est simple lorsque les axes secondaires ne

se subdivisent pas (lierre, astantia)] elle est com"

posé^ j lorsqu'ils partent eux*meines de petites ombelles

partielles , comme c'est Torduiaire dans la famille des

ombeUiftrés.

7^ Le caqpitule {capituUan) est une inflorescence in*

définie , où les fleurs sont sessiles et agglomérées en tête sûr une tige extrêmement ramassée ou .raccourcie. On peut les envisager comme formés de grappes, ombelles, thyrses ou épis, condensés ^ on voit des capitules ovoïdes , arrondis ou déprimés, selon que Taxe primaire est plus ou moins raccourci. La portion de Taxe sur laquelle naissent les Aeur? se nomme réceptacle (receplacu^ lujn)'j les petites fleurs condensées en tête sont^des fleurons {JIqsçuU) (i). , .

Les bractées qui entourent Tensemble^du capitule sont Vin^olucre (ùn^olucrum). En outre , clique fleur naitàraisselle d'une bractée, qui, vu la coodensutiou des organes , manque souvent , ou se réduit à une paillette (palea). Quelquefois chaque fleurou est entouré à sa ba&e d'un godet inuolucelle {iny^olucelluni) , prolou:gement du réceptacle , tantôt nu , tantôt garni de pointes ou de poils {fimbriUœ), Cette organisation se voit dans les dipsacécs et surtout dans la vaste famille des composées. Le rapprochement des fleurs et Tavorteineixt fréquent des bractées empêchent souvent de savoir? dans chaque cas , si le capitulé est composé des fleurs

(i) r^et pi. 4 » »«. t i S.

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terminales de rameaux secondaires ou tertiaires (2).

Dans cha<|ue capitule la floraison est toujours (Centripète 5 mais si Von compare les divers capitules qui terminent les rameaux d'une composée , on voit que le capitule terminal de la lige fleurit le premier, puis les autres en s'éloignant du premier. En sorte que, pour l'ensemble des capitules, la floraison est centrifuge , tandis que pour chacun d'eux elle est centripète. M. de Candolle classe ce genre d'inflorescence, parmi celles qu'il nomme mixtes, et il lui consacre le nom de cotymbe.

Ceci nous conduit à Tidée que le phénonièi\e physiologique de rëuverture des fleurs n'est pas régi uniquement par l'inflorescence , mais aussi par d'autres causes qui font que la sève se porte plus ou moins vile , avec plus ou moins d'énergie , fers telle ou telle partie de rinflorescence. Sans doute réloignemént des fleurs de la racine et de la tige principale y contribue beaucoup.

En résumé les inflorescences indéfinies méritent un examen ultérieur des botanistes, car si k^s sfxes secondaires et peut-éire tertiaires sont indéfinis dans les grappes et les ombelles , s'ils sont définis dans le thyrse, encore ces deui variétés d'irtflorescence indéfinie restent-elles confondues da&s les épis et les capitules. Parmi les grappes et les ombelles, la même confusion existe quant aux axes tertiaires, quaternaires , qui peuvent être ou définis OM indéfinis.

§ 3. — ^ Inflorescences anomales.

Les causes qui masquent à l'observateur la véritable symétrie des inflorescences sont : l'origine douteuse

(1) Les termes mvolucre ^JUtiron , réceptacle , etc. , s^appliquent égalcAient aux glomerules, qui sont souvent difiîciles à distinguer des capitules*

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de qttelqaes pédoncules , le développement inégal des rameaux floraux , leurs soudures avec d'autres organes, et leurs propres transformations. ,

Lorsque les axes floraux partent de la base de la plante, quelquefois même d'une partie de la tige située sous terre , Vinflorescence parait tout-à-fait singulière. Dans ce cas , le pédoncule ne porte guère que des bractées , et souvent même il y a de grands inter- Talles qui en sont dépourvus. Cest ce qui constitue une hampe (scapiis) comme cqj^ do la pâquerette, des jacinthes , etc.

Le développement des axes peut être inégal à 'ce point que de deux rameaux qui devraient sortir de Taisselle de deux bractées, Tun ne se développe pas, ou se développe moins que Vautre. Il se peut qu'un bourgeon attire à lui toute la jiourriture , et que Taxe sur lequel il naît soie réduit à une seule grappe, ou à une fleur ( opposée à la feuille), ou même ne continue pas à se développer. Dans ce dernier cas, qui est fréquent, Taxe latéral semble terminal , par une sorte d^avortement du véritable axe central.

Lorsque les rameaux floraux naissent soudés avec Taxe voisin, les fleurs semblent naitre au-dessus des aisscUes de feuilles. C'est une inflorescence extra-axiU laire , comme dans le câprier , et probablement aussi dans les solanum.

L'inflorescence e&Xpéliolaire^ lorsque les pédoncules sont soudés avec le pétiole voisin , comme dans le thesium, certains hibiscus^ etc.

Les rameaux peuvent se souder entre eux, comme on le voit à la base de plusieurs grappes ou épis , dan» tes

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