INTR. A LA BOTANIQUE. TOME I. P
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amaranthes dils crête de coq , et dans les tt^es fasçiées§ rinflorescence est alors peu régulière (i).
Enfin les rameaux peuvent être bordés d'expansions foliacées, comme dans les niscus et certaines orties, transformés en un corps charnu comme les pédoncules de la noix d'acajou, changés en vrilles ou en épines, ce qui fait illusion sur leur nature et sur la position rela* tive des axes.
ARTICLE ni, mu EéCEPTiiCLE.
Le réceptacle ( receptaculum ) n'est pas un or« gaae spécial , mais un état particulier d'expansion ou d'évasement de cette portion d'un axe d'inflorescence, sur laquelle se trouvent un grand nombre de fleurs.
Plus les supports spéciaux des fleurs sont raccourcis et accumulés en un même point , plus cet endroit tend à devenir épais, charnu, plus il mérite le nom de réceptacle* Lorsque les fleurs sont sessiles et en tête, comme dans les composées, le réceptacle est toujours développé et joue un grand r6le dans la végétation. Il contient un dépôt de nourriture qui sert à développer les fleurs. C'est même cette portion charnue , nutritive, que dans l'artichaud nous faisons tourner à notre avantage. Après la floraison le xéceptacle se dessèche et facilite Texpul* sien des graines.
Dans le figuier , le réceptacle ( appelé vulgairement fruit ) est concave , au point d'envelopper complètement les fleurs et fruits. Nous trouvons ces derniers en grand nombre dans Tinlérieur de la figue, sous la forme
(i) Dans le siirean , la raiponce , les chicorées , etc., il n'est pas rare de troaTer des rameaux soudés entre eux et avec l''axe principal» sur un seul plan , de manière ù former Une branche ou tige comprimée. Cette monstruosité constitue le« tiges fatçiim.
OHGAm DB LA M»IU>DUCT]01«r. ISl
de petits grains cassans. A la maturité complète , ce réceptacle singulier , que nous appelons la figue, s'ouvre (le lui-même par la partie supérieure. D'autres plantes , comme les dorstenia , offrent des réceptacles concaves , non fermés , intermédiaires entre celui de la figue et ceux des oomposées.
JkBTICLE IT.
DBS BHÀCTiES ET DB l'iHVOLUCRE.
Les bractées ( bracteœ ) spnt les feuilles à Faisselle desquelles naissent les axes floraux. Quelquefois ceux« ci ne se développent pas , et on dit alors que les bractées sont stériles*
Si l'on ne regardait que les bractées diversement colorées, et d'une forme spéciale, qui entourent certaines fleurs , on serait tenté de croire que ce sont des organes tout-à-fait différens des feuilles. Mais en considérant plusieurs espèces et l'ensemble de la plante « on voit très-clairement la transition des feuilles aux bractées. A mesure que l'on s'élève sur la tige, les feuilles deviennent en général plus étroites, plus pointues, les pétioles se raccourcissent , et le limbe prend une nature plus écailleuse ou plus colorée, suivant les espèces.
Les bractées des ramifications extrêmes se nomment des bractéoles, quand on vent les distinguer des autres.
Dans le bas de l'inflorescence, les bractées sont ordinairement plus distante^ que les feuilles^ mais disposées de Ja même manière. Vers le haut, elles sont fréquemment disposées en verticilles , c'est-à-dire que plusieurs d'entre elles paraissent naître exactement sur le bord d'une même circonférence. C'est ce qui constitue un invohunre (involucrum). Lorsque cette disposition des bractées a Uen sut un rmmcau secoftidaire ou tertiaire
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de l^inBorescence , c^est un involucelle (in\H>luceUum) ou invfolucre propice*
L'involucre se compose tantôt d^un seul verticille de bractées, tantôt de deux, trois, etc. , extrêmement rapprochés les uns des autres (inyfolucrum simplex, aut uniserialcy biseriale^ triseriale^ etc.). Lorsque le rang extérieur est plus court que les autres , Tinvolucre est caUcuU (caliculatum)^ parce que cette enveloppe ressemble à un calice. D'ailleurs les anciens botanistes regardaient les capitules comme des fleurs uniques, et l'involucre comme le calice de cette fleur, ce qui explique beaucoup de termes usités dans les descriptions.
Les pièces de Tinvolucre sont ordinairement libres ; quelquefois celles qui forment un même verticille sont soudées, coAime on le voit dans les njrctago et les buplevrum.
Il y a des cas où il est très-difficile de reconnaître la présence d'un iuvolucre,soit parce qu'il ressemble beaucoup à un calice, soit surtout parce qu'il ne contient qu'une seule fleur. A mesure que la science a fait des progrès, on a reconnu que ce qui semble un calice dans les euphorbes, ainsi que l'enveloppe épineuse des châtaignes, et la cupule du gland ou de la noisette , etc. , sont des involucres. La comparaison de plusieurs espèces conduit, non sans peine, à desrésullats de ce genre.
Plusieurs monocotylédones ( les anim, etc.) ont de grandes bractées alternes, engainantes, qui enveloppent les inflorescences dans leur premier développement, et qui s^ouvrent peu à peu en forme de cornet. Ce sont des spathes (spaûuB}. Celles qui entourent la base des axes latéraux sont des spatheUes. Dans les graminées, ces mêmes bractées, qui sont plus petites et analogues à des écailles, se nommeflt glumei et glumeUes,