‹ Introduction à l'étude de la botanique, ou, traité élémentaire de cette scienceChapitre 17 sur 104 · DSLA STAUCTUEE DE LA FLEUR DES PLANTES · texte numérisé non relu

DSLA STAUCTUEE DE LA FLEUR DES PLANTES

PHAHiEOGAMEE.

ARTICLE PREMIER

DE Lk FLEUR E» GÉHÉRAL.

La fleur est la réunion des organes sur lesquels nais* sent les germes des phanérogames et de ceux qui les entourent immédiatement.

Elle se compose de feuilles dans un état particulier de transformation, naissant à Textrémité de la tige ou de ses ramifications , et disposées ordinairement par verticilles réguliers.

La partie de la tige ou des rameaux sur laquelle naissent les organes de la fleur se nomme le /orii5. Il est pour la fleur, comme Taxe primaire pour Finflorescence, tantôt prolongé dans le centre de la fledr, tantôt, comme le réceptacle, raccourci, et plus ou moins charnu.

Les yerticilles sont en nombre très-variable. Us ont une grande tendance à naître soudés, et leur forme s*é- Icttgne d'autant plus de celle des feuilles qu bractées, qu'ils sont situés plus à Vintérieur. D'après leur posi* tion, leur apparence ordinaire et leur rôle physiologique, on les divise en quatre classes, que l'on considère

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comme des organes distincts : le calice k Textérieur, puis la corolle, les étamùtes, et enfin à l'intérieur les carpelles ou vicaires. Ces derniers (dirent sur leurs bords les germes ou ouules , qm deviennent ensuite les graines. Le calice et les ovaires s^composeht ordinairement chacun d'un seul Terticille:;.;màis les pétales et les étamines sont formés souvent de plusieurs verticilles semblables, emboîtés les uns dans les autres. Chaque verticille se compose ordinairement de cinq pièces dans les dicotylédones, et de trois dans les monocotylédones. Je vais reprendre Thistoire de ces organes.

, A&TlfaLE II.

DU GALICE ou BA sépales (i).

Les sépales (sepala) forment à Textérieur de la fleur une première enveloppe dont Teosemble est le caîke (calix ou calyx), nom qui indique une petite coupe, forme habituelle de cet organe.

L'analogie des sépales et des feuilles, est évidente. Dans un très-grand niombre de plantes ils sont planes, •de nature foliacée, de couleur verte ; ils ont des stomates, sont organisés à Fintérieur comme beaucoup de feuilles, et jouent le même rôle physiologique à l'égard des gaz et de la lumière* Ik se transforment accidentellemeht en feuilles, comme on le voit assez souvent dans les roses. Ils ont une nervation analogue, souvent penuinerve. Leur nervure centrale se nomme primaire ou carinale, et celle qui résulte de la soudure de deux sépales voisins est dite suiurale.

Comme les feuilles, les sépales sont caducs ou persis^ tans. Après ht floraison, tantôt ils se dessèchent sur

(i) Kofespl. 3 et 4.

OHGAlf£S DE Ul RlfpRODUCTlON. I55

phce, et ils sont alors marcescens, tantôt ils deviennent charnus ou grandissent , et sont appelés accrescens,

Ib sont fréquemment soudés entre eux , et alors le calice esX gamosépale. Lorsque la soudure a lieu jusqu'à Vextrémité, le calîcc est entier. Quelquefois la soudure vers la partie supérieure FobBge 4 se rompre par la base lorsque les organes floraux intérieurs se développent (eschoUzia^ eucalyptus). D'autres se rompent par le milieu, comme dans lescutellaria galericulata. Ordinairement Ja soudure a lieu vers la base, tout au plus jusqu'au milieu ou vers les trois quarts de la longueur. Cette soudure s'opère dans le bouton , à une époque qui échappe à nos regards.

La partie des sépales qui est soudée se nomme le tube du calice, et les lobes qui résultent de ce que la soudure n'est pas complète, se nomment lobes lorsqu'ils sont élargis , ou dent5 lorsqu'ils sont étroits , courts et endurcis. Quelquefois la soudure a lieu inégalement , de manière à laisser un plus grand espace entre certains lobes. On dît alors que le calice a des Ici^re^. II peut y en avoir une ou deux, suivant le nombre des inégalités de soudure.

Dans quelques plantes (acanthacées), les lobes du calice sont endurcis comme des épines. Dans les composées, le tube adhère avec l'ovaire, et celui-ci est comme couronné d'une aigrette (poppus) formée par les lobes changés en poils.

Les dicotylédones ont ordinairement cinq sépales, ou, lorsque les sépales sont soudés, cinq lobes. Quelquefois il n'y en a que trois , et plus rarement deux , quatre, six, etc.

Dans quelques plantes comme les potcntilles et diverses malvacccs, le calice est numi- exlérteurenienl du

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petits appendices uUcrues avec les sépales. On les re* garde coAime les stipules des sépales ^ soudées deux à deux (i). D'autres calices, tels que ceux de plusieurs campanulacées , ont des appendices qui retombent sur le tube entre les lobes comme des oreillettes. Ce n'est qu'un prolongement bizarre du limbe des sépales (a).

ARTICLE ni..

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