‹ Introduction à l'étude de la botanique, ou, traité élémentaire de cette scienceChapitre 41 sur 104 · CHAPITRE PREMIER · texte numérisé non relu

CHAPITRE PREMIER

AS LA IfCTBlllON DES ÊTBB8 OROANMÉS

KII OÉNBIIAL.

Les phénomènes naturels qui composent la nutrition des êtres organisés ont pour résultat de développer et de maintenir les individus,, tandis que la reproduction per« pétoe Tespèce. M. de Candolle a Fait remarquer depuis long-temps (i) que la nutrition se divisé dmis les deux règnes organiques en sept périodes ou classes de phéno* mènes ; il s'en est même servi pour établir un ordre trèssimple dans la description des faits , ordre que nous suivrons aussi dans cet ouvrage. Voici les sept périodes de la nutrition.

i"" La matière liquide ou solide qui sert d'aKment h Vanimal ou au végétal entre par un ou plusieui*s orifices. Dans la plupart des animaux , Touverture ( la bouche) est unique, cependant il y a des animaux inférieurs, les rhizostomes, qui ont plusieurs bouches. l>uis

(i) DC. , FI. fr. , I, p. 93 , et Mëm. de l'Inst. , Rapp. de Cuvîcr. . DC. Phyttol. , 1 , p. 53.

IKTR, A LA BOTlMOrE. T. I.

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les végétaux, les spongioles sont ordinairement multiples j et chacune se compose d'an grand nombre d^ou- Tertures fort petites.

2** L'aliment passe dans les organes qui doivent Télaborer, c'est-à-dire le modifier, pour qu il puisse réellement servir à la nutrition. Dans les végétaux, ce trajet a lieu directement par la racine et la tige. Dans les animaux , il y a de plus des cavités spéciales (estomacs, intestins) où Taliment est arrêté, modifié une première fois, fja partie non nutritive est rejetée (les excrémens) et le reste continue sa marche sous le nom de chyle.

3* L'aliment sous forme liquide , savoir : le chyle dans les animaux , et la sève dans les végétaux , arrive près delà surface , ou tout au moins se trouve en rapport avec Vair extérieur. Il s'en évapore un» partie , soit , dans les deux règnes , par la transpiration de toutes les surfaces , soit , dans les animaux supérieurs , par la transpiration abondante des poumons, «t dans les végétaux-vasculaires, par l'exhalaison des feuilles.

4* La matière alimentaire , tout en devenant moins liquide , est'modifiée chimiquement par l'air atmosphé* riquè. Chez les animaux , la proportion d'oxigène aq^ mente -, ehea les végétaux c'est le carbone. Cette diffé* rence est assez d'accord avec l'énergie , l'activité et la. mobilité des uns , comparées à la fixité , à Timmobilitë des autres. L'opération chimique dans laquelle l'air dorne à chacun ce qui lui. convient se passe , chef les animaux et les végétaux supérieurs , dans les poumons, les branchies ou les feuilles ; cher, les autres, ,soit dans les cavi;éi et conduits ai'riens , où l'air va chercher les fluides, soit par toute la superficie extérieure.

S? Le suc a.imënjtaire est devenu , par les opérations précédentes , éminemment nutritif. Il prend le nom de

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sang dans les animaax et de cambiam dans les végétaux. Il se dépose dans le tissu , au moyen d'une cireulation plus ou moins étendue.

6* Une portion des molécules élémentaires quMl contient est déposée de tellefa çon qu'elles peuvent se mélanger aveclasèveou la Iymphe,et être aussi transportées par elle d'un organe à l'autre. C'est le cas de la graisse des animaux , et des tubercules , cotylédons charnus , réceptacles, et autres dépots cbamus dans les végétaux.

7^ Des organes particuliers (les glandes) peuvent tirer du suc nourricier des substances très-variées. C'^t ce qui constitue les sécrétions. Celles dont les produits sont chassés au«*dehors, comme F urine, se nomment sécrétions exerémentiiielles ,* les autres, dont les produits restait à l'intérieur et sont même utiles , comme la salive , la bile , sont dites recrémentiliettes. Cette distindion est moins claire dans les végétaux. *

Les sept classes de phénomènes que nous venons d^éntunérer formeront autant de chapitres différens.

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