‹ Introduction à l'étude de la botanique, ou, traité élémentaire de cette scienceChapitre 6 sur 104 · Des méats intercellulaires · texte numérisé non relu

Des méats intercellulaires

t senties interstices des cellules. Leur forme est nél'ircmenl lTès<-variable , puisqu'elle dépend de celle cellules et de leur degré de pression les unes contre vilres, Ihns h plupart des plantes, il est trés-*rare ! on aperçoive sous le microscope le moindre inter<dc ce genre , tandis que dans les espèces à tissu làcomme les plantes grasses, ils sont assez visibles, la capucine, M. Kieser a vu des cellules parfaite* t sphériques, qui, daïis leur juxia-position, laist nécessairement des espaces assez larf^es. Les méat$ reilulaires sont presque toujours remplis deliquide.

§ 4- ""• ^^^ réseryfoirs de sucs propres.

s végétaux produisent dafis leur tissu des sucs de

e diverse y ordinairement colorés, odorans, qui

ident les cellules et en rompent les parois de ma-

à former de petits réservoirs. On nomoïc ces U-«

ft ORGAKOGIlÂPHtB.

quides sucs propres, parce qu'ils sont en effet propres à chaque genre et famille de plante où ils existent. Les cavités dans lesquelles ces sucs se déposent étaient nommées par les anciens auteurs vtdssewàsc proprt^ (vasa prapria), mais les anatomistes modënles ont démontré que ce ne sont peint des Vaisseaux munis de parois et de poncluations, en sorte que le nom de réser^ uoirs (receptacula) de sucs propres:; proposé par M. Link, a été généralement adopté* . Il parait que la plupart des sucs propres se forteënl entre les cellules , dont ils refoulent et rompent les pa« rois^d'une manière extrêmement régulière dani chaque espèce, même dans ishaque famille. Il est posnble que, dans certains cas , le suc propre Se produise dans l'inlé* rieur des cellules , mab ces différences n'ont pas encore été^ constatées. Ne pouvant pas donner une ditision d'après cette considération importante) on distingue d'après la forme seulement :

i"* Les réservoirs vésiçàlâires-^ qui présentent l'appa* rence de vésicules arrondies ou allongées dans les feuilles de plusieurs plantes. On les voit fort bien^ par transparence , dans les orangers ^ les lÀyrtes , ete. Ils contieB*» nent des sucs huileux, vcriatils et ar6ttati<|ue8;

•a^' Les résen^irs en tœcum^ qui ont la forme de tubes courts , ordinairement obtus. Ce sont les réeertoirs d'huile volatile des fruits d'omfaelUfères.

V Les résermrs tubalenx , qui sont d'une longueur indéfinie. On les voit dans le tissu des pins , du sumac , etc.

4*Xe5 rsserîmi^fiiStiâÊlaitiess découverts par M. MirbeU Ce sont de pptits tubes paraMèl^ qtie l'ôti tronré dans Técoi-ce du chmivre ^i ^hms h*s divers oi^çanes difc apocinée^* •

OBGAltES ELEMENTAIRES. f V

Le$ résêjvoirs ûccidefOeh^ aiiiM nommes par le Candolle parce qu'ils Tarient de forme et de ion , et ne paraissent pas préparés d'aTance pour voir des sucs. On en trouve dans la itioëlte de eer- » cuphoriies, dans fe tissu des conifères, etc.

S 5\ — Des iojcunes ou cavités aériennes.

)n remarque dans la tige de plusieurs régélaux des mes plus ou moins étendues, remplies d'air, qui se nt souvent sans le secours d\i microscope. Ainsr, k le des graminées est creuse à rintérieur-, les tiges tlusieurs plantes ik|uatiques offrent des carités anacs. Ell^ se forment par la désunion des organes lenlaires, produite soit par une croissance rapide 5 certaines parties de la plante , soit par un défaut Ihésion ou une adhésion inégale des diverses parois reWules juxta-posées.

Oans les graminées et dans certaines liliacées , c'est rroissement très-rapide des tiges qui produit une turc régulière du tissu cellulaire intérieur, et par e une longue cavité dans laquelle on retrouve soul des vestiges de cellules desséchées et détachées. Au iraîre , dans les joncs et dans plusieurs autres plantes aliques , le tissu cellulaire est groupé en forme d'ailes quelquefois très-régulières, prismatiques od cy- Iriques, qui donnent à tout le végétal un aspect po- X ou spongieux» Les membranes qui séparent ces itrs sont composées de cellules régulières, dont les rstices servent quelquefois de communication d'une lé à l'autre.

>(te disposition du tissu n'est pas ,. comme dans les minées , l'effet d'un déchirement qui altère Its cel-

M ORGANOGAAPHIC.

luIes. Çe^l une disposition naturelle qui permet aux «plantes qui en sont douées de végéter dans Teau. EUle les rend , en effet, plus légères et pjus pénétrables à Tair atmosphérique. Les cavités aériennes des tiges offrent quelquefois sur leurs parois des appendices de forme très-spéciale dans chaque plante. Ce sont des cellules' coniques, proéminentes , qui dans le calla sont isolées, et dans les nymphœa sont agglomérées et rayonnent de divers points.

Les feuilles off^L'ent des cavités aériennes, moins étendues que celles des tiges dont je viens de parler, en général de forme arroqdie, peu régulière. M. Ad. Brongniart les a bien étudiées dans un mémoire spécial sur les feuilles (i). D'après M. Meyen, qui en a figuré un grand nombre, elles n'existent pas dans les jeunes feuilles , mais elles se produisent peu à peu pendant la croissance par la séparation des cellules.

§ 6. — > Des vaisseaux du latex.

. M. SchuUz (a) a depuis quelques années attiré l'attention des botanistes sur les canaux qui contiennent le suc coloré de certaines plantes. Il les nomme vaisseaux du latex (vasa latîds)^ parce qu'il regarde leur contenu comme le suc vraiment nourricier des végétaux. Il a vu que ce qui donne la couleur laiteuse ou jaunâtre à ces sucs, c'est l'existence de petits globules qui ont un mouvement à }a fois oscillatoire et de translation

(i) Aon. des 8b. nat, Tot. XXl.

(a) ScHCLTE , JYatiw àtr Ubendigen Pflanz. — Rapp. des comm. de rinsiitat sur le mëm. de M. Sehulls , dansOmllein. ^ ArchiT. de bot. 9 II» p. 490.

ORGAltr.S ^^llEMTAtnXS. id

n liquide aqueux. M. Schuitz désigne ce mouvc*' bOUS le nom de cjr close; c'est une espèce de cîrjn irrëguliére, locale^ dans les vaisseaux et dans nombreux cmbranchemens. M. Meyen remari) que beauco^ip d'auteurs otit parle antérieure* de ces canaux et que tous ont dîfFéré d'opinion c^ur nature. Malgré les savantes recherches de plu<* s de nos contemporains, U est diftcile de dire si anaux ont une membrane propre qui les enveloppe ni en forme de vrais vaisseaux ^ ou si ce sont des

!$ interceilulaires prolongés et ramifiés. Dans cette ière hypothèse , ce seraient dés cavités analogues cavités aériennes, mais pleines de sucs propres. . SchuUz et iVIeyeo croient fermement à Texistence e membrane tubulaire, cependant M. Mohl(^), qni une beaucoup d'àtlentionà Tépaisseur des parois cellules et des vaisseaux ^ et qui me parait disposé ^xagérei^ représente les vaisseaux du latex oomme aut aucune paroi.

le qui fait pencher vers cette dernière opinion , c'est les vaî^f aux du latex n'ont eitcore. été vns d'une iière certaine que dans les plantes à suc laiteux*, co^ , comme les figuiers, les pavots, la cbélidoine, les ipanulacées, chîcoracées, euphorbes, elc. ; or, ces s, vulenr natnre chimique et leur absence dans un ('{^rand nombre, de végétaux , paraissent être des s propres, spéciaux à certaines plantes. Ils existent Iquefols dans la racine et non dans la tige. Dès lors, ne peut guère supposer que ce soit l'analogue du sang . animaux, et l'on est par cela même porté à ne pas

i) P&flM.,S3i4â3so. •

^3> De palmir. sCnict. , pi. G , f« S , t« H « fig. i4i

S9 OftGAnoGRAPatft,

laatre. On sait comment Ie,s troncs de platane se divH sent à la surface en larges plaques faciles à détacher, tandis que d'autres arbres sont couverts d'aspérités plus tenaces. Dans le bouleau, Ics^difForentes couches de Técorce se dessèchent , dès que la croissance du tronc les fait approcher de rexlérieur, en sorte qu'elles peuvent s'enlever par lambeaux, ménie avaiit d'être a la snrfaee.

M. de Candol)c (i), qui a le premier distin{|;ué ce$ deux sortes d'épiâermes, appelle j^us particuliènement cuticule la membrane qui recouvre les CeuiUes et le^ organes encore jeunes , et il réserve plus spécialeHieot le nom d'épiderme à Tenveloppe des vieux troncs.

La cuticule est un état naturel, originaire ,.dâ surfaces végétales ; Tépiderme est p)utÂt TeRet d'une végétation prolongée. La cuticule a une organisation régulière. Elle' porte des poils d'une nature spéciale k chaque plante. Isllc a des ouvertures appelées stomates qui jouent un grand rôle et que nous aHous décrire. L'épiderme est, au contraire, un tissu désorganisé ^ vieilli, 3ur lequel on ne voit ni poils, t^i stomates, et qui en prenant la «place de la cuticule ne saurait ,jôuer le même rôle. . , •

L'extrémité des racines et les stigmates offrent un tissu cellulaire dépourvu de cuticule. Il en est de même des fouilles de quelqjies plantes aquatiques.

La manière dont^ viens de décrire la cuticule a. été -développée principalement par MM. Tréviranus ('i), Amici (3), et Ad. Rrongniart (4).

(i) Organ. , I, p. QS.

(1} F'ermischte MthfûL , IV, p. 3 (i8ii).

(3) Ann. ac. nat,, II. p. 311 (i8s4)>

(4) Uém. sur la struct. des feuilles , Ann. se. nat., XXI(i83o}. L^auteur a modfp^ ses opinions dans un mëmoire sube^iient*

OBGANXS iLÛfKNTAJRZS. SS

[Je dernier observateur est revenu depuis (i) à une re opinion , émise précédemment par divers anato* sttô , mais qui me parait moins probable. Cest que k égélai tout entier est enveloppé d'une membrane àish icte , transparente 9 unique , aussi simple dans son ornisation que les parob mêmes de chaque cellule, et pendant perforée là qù se trouve chacune de ces ouirtures appelées stomates , dont il est question dans le iragraphe suivant.* Je suis porté ' à croire que cette icmbrane est la cuticule ou une subdivision de la cucuie^ réduite à une grande ténuité par la macération rolongée que font^ subir aux tissus végétaux les au* urs qui adoptent cette opinion. On n*a jamais vu cette lembrane ailleurs que dans des tissus macérés.

$ a. <— Des stomates (a).

Ce qui distingue le mieux la cuticule de toute autre nembrane superfidelle de tissu cellulaire, c^est Texi^ poce de petites ouvertures ovales que Ton appelle sto^ lates. Ce nom , qui indique une ouverture en forme e bouche , a éCé proposé par M. Link et généralement Jopté , parce qu'il est simple et clair. P'autres anatolistes anciens ou contemporains Tes nomment glandes liliaûvs ou corticales^ pores allongés^ évapomloires, orticaux ou de Tépiderme. Ils ont été décrits avec oin par Ilor. Ben. de Saussure (3), puis par MM. de

(x) Add. des se. nat. , mart i83{. Voyez aussi le rapport fait à académie des se. par MM. A. de Juu. et Aug. de St-Hil , Add. des :. naL , XXX , p* ^&.

(i) PL 1,69.7» S, 16, 17 4

(5) Opuaetile sur les femUef .

i!iTft. A LA eOTAmors* toms I . ^

k4 ORGANOGBAPBtE.

CandoUô (i), Link (i), Rudolphi (3), Ad. Bron* gniart (4) et Meyen (5).

Les stomates se voient rarement à Tasil nu ; sous une loupe, ils paraissent comme des petits points; maïs sous le microscope , on reconnaît qu'ils ont une forme ovale, avec des bords obscurs en forme de lèvre, et que Tou- Yerlure centrale est plus ou moins béante. Il,s sont situés entre les cellules ordinaires qui composent la cuticule, et principalement sur le parenchyme des feuilles , c'est-àdire entre les ncrvuKs^ On en trouve aussi, en moindre quantité^ sur les jeunes branches et certains organes de la fleur et du fruit \ en général sur toutes les parties Vertes. Il n'y en a jamais sur les racines. Leur nombre et leur situation en-dessus et en-dessous de la feuille , ou sur les deux surflkes à la fois , sont des caractères importans , qui varient d'ttne plante a Tautre.

Dans plusieurs monocotylédones , comme le lis , rim , les stomates sont rangés en lighes droites. Ordinairement ils sont épars. Dans plusieurs bégonia^ 'erassula et saxifrages , ils sont disposés en rosettes , ^^'l^t-à-dire accumulés en petits cercles distanS les uns 'des autres , quoique chaque stomate soit toujours sépai^é de ses voisitis.

Les surfaces munies de stomates sont en général d^une couleur terne : aussi le dessous des feuilles , où il y en a plus communément que sur Tautrc surface , a

(i) M^m. lu à rinst. en iSoi. — Bulletin pbilom. | même antiée. — Mémoire des sa vans ^trang. , prem. toI. (s) Ado. du mus. , \1\ , yl. 17 , f. 1 1.

(3) Anat., pi. I , etc.

(4) M^m. sur la struct. des feuilles , vol. lAX^ i83o. (6) PhjrUXofnie.

oAanis iij£n!iTAifiss. %%

ic teinte moins lustrée. M. R. Brown a remarqué que > forêts de la Nouvelle-Hollandç ont une couleur grître quî tient à ce que les arbres qui les composent ont uvent des stomates des deux côtés de leurs feuilles.

Le horà des stomates se compose de deux cellules , à arois plus minces que celles qui composent la cuticule, ^ m plies de globules verls, et d^une forme ovoldeou iobuleuse qui rarie d'une espèce à l'autre. C«s celales sont plus ou moins enfoncées dans la cuticule , et produisent, suivant leur forme et leur degré de tension, vs orifices plus ou moins larges . Nous verrons ailleurs ue la lumière a une action sur ce phénomène.

En expliquant ainsi la structure des stomates, je ne ois pas dissimuler que plusieurs auteurs n'admettent as I ouverture de ces orifices et croient qu'ils sont clos ar une membrane. Dans cette manière de vo^r, chaque Lomate serait formé d'une cellule de l'épiderme, opaque sur les bords et transparente au mUieli , ou de leux cellules opaques eu forme de fève, qui, par leur uxta-position du côté où elles sont concaves, laisseraient oir Tépiderme transparent qui est au-dessous d'elles. IM. Nées d'Esenbeck , Lînk , Mirbel et Meyen sont s principaux aAakmiittes qttî ont nié l'ouverture des tomates, et M. R. Brown parait adopter cette opilion (i). Néanmoins la majorîlé des observateurs admet ouvcrlnrc comptèle des s(onlatcs. On peut citer en paficuiier MSL de Candolie, Kieser et RudolphL Eé^ emment encore M. Ad. Brongniart a démontré, ce emble , dans ses belles dissections dé la feuille , la vérité

,iU liéii

(i) Ptolcac. ntuf. . in-A**, Loncfrefi, t83o, p. i.

56 ORQAirOGltàPHI%

de cette opinibn, que MM. Lindiey (i) et Mohl con* fîrment pleinement (2).

L'ouverture des stomates répond à des cavités aériennes (3) qui ne sont guère plus grandes que trois ou quatre cellules , et qui se trouvent immédiatement sous la cuticule. C'est en partie à ces vides que Ton doit de pouvoir enlever la cuticule avec tant de facilité. Elle n'adhère en effet que par quelques cellules au tissu inténeur. On a remarqué depuis long-temps que plus il y a de stomates , plus Tépiderme s'enlève aisément , dd qui aurait dû mettre sur la voie pour reconnaître les cavités sous-jacentes. Les stomates manquent aux algues j lichens, champignons, moi^ses; à quelques plantes vasculaires parasites, qui ne sont pas vertes, comme les cuscutes, monotropa; et à d'autres plantes vasculaires qui vivent dans l'eau , comme les potamogeton, myriophyllum et valisneria. Encore même dans ce cas les parties de la plante qui, par hasard, sont exposées à la lumière ont quelquefois des stomates, d'après le témoignage de M. Meyen. Dans les plantes à moitié submergées, comme les nymphsea, les portions qui touchent l'eau n*ont pas de stomates.

§ 3. — LentîceUes.

M. de CandoUe (4) désigne sous ce nom les petites taches ou ponctuations qui se trouvent à la surface des

(1) Introdm ti bot, , p. 36.

(s) HoHi., U6er dte spaltœ/fiung, jicWtLCSià, nat cur.lMiiin.,]833.

(3) Ad. BâOKoir.» Ann. se. nat., XXI , atcc iîg. et nouT. lérie . mars

(4) Mémoire sur les lenticeUet , Aoo. dci tcien. nat., i8s0« et

Grgm. . 1 r p. •{.

OHGAWZfl zuansrtànLts. 57

ancbes de dicotylédones et de quelques tîges herbaes de plantes de cette classe. On les voit si bien sur > écorces encore jeunes , que les jardiniers s'en sernt pour reconnaltro certains arbres à Tépoque où ib ont pas de feuilles. Guettard les appelai t^/a/ie/tr^ /enculaires. Mais ce terme composé a de Tinconvénient , irtoul à cause de la multitude d'organes qui ont élë •sîgnéssous le nom de glandes.

Les lentîcelles sont ordinairement d'une couleur plus aie que le bois 5 elles ressortent en relief à la surface es branches et la rendent plus ou moins rude au toulor. Leur centre est plane ou déprimé ; leqr forme est 'abord ovale, pub , à mesure que la branche grossit , les augmentent de gi^ndeur, s'arrondissent , él enfin » changent en une raie transversale relativement à la ranche. Elles se détruisent finalement avec la cuticule, L ne se reforment pas sur le faux épidermc qui recoure lés vieux troncs. Ceci est un rapport frappant avec os stomates, et je suis disposé à crotre que des obser atîons subséquentes montreront quelque analogie d'oritne entre ces deux organes. Il faut cependau remaruer que , d'après les observations de M. de Candolle , n'existe pas de lenticelles sur les tiges de monocotylé oncs, qui peuvent avoir des stomates.

Le rôle physiologique des lenticelles est important , ar c'est par elles que soitent les jeunes racines quand n met une branche dans de la terre humide ou de

eau.

§ 4- "^ ^^' poifo.

Le tissu èbllulaire superficiel offire souvent des appendices formés de cellules tiMongées et saillantes en

3S OJlGiNOGaAPHl£.

dehors de la surface*, on le$ nomme poils (pili , vilU) , par analogie de situation et de forme générale avec les poils des animaux. La forme, la position et la consistance des poils modifient tellement l'apparence des surfaces végétales, que \e$ botanistes ont dû multiplier les termes propres à les décrire. En définitive, cependant, ce sont toujours des cellules plus ou moins allongées , saillantes dans diverses directions , uniques ou agglomérées de diverses manières , variant de consistance et de couleur, ainsi que d'action physiologique.

Les poils sont situés ordinairement sur les surfaces extérieures' des végétaux , de préférence sur les nervures des feuilles et sur les jeunes tiges. On les trouve déjà dans la première jeunesse des organes, en sorte que le développement ultérieur ne fait que les espacer davantage sans accroître leur nombre. On observa la même chose des stomates qui sont placés à Topposé des poils, sur les parties les plus différentes des nervures , c'est-à-dire sur le parenchyme des feuilles. Les poils ont, malgré cette position contraire, quelque analogie d'origine et de situation avec les sloms^tes , car ils ne se trouvent jamais ^^ur les organes ou portions d'organes dépourvus de cuticule , comme Textrémité des racines et des stigmates , ainsi que les paities des plantas aqua- Ùques plongées dans Teau. Oii peut ajouter que les plantes cellulaires (qui n'ont pas de stomates) oSreut peu ou point de véritables poils , que les plantes grasses ont peu de stomates et peu de poils , et que les surfaces supérieures des feuilles, qui ont ordinairement moins de stomates que les inférieures , ont aussi moins de poils. D'un autre coté, ceux-ci manquent conlplètement sur kt9Hf6i9#l glwqw») cW'à-'dira reçwTfrt^ ^'ime

ière pulvërulente , comme k» prunes, les feuUies hou , etc. , qui oot néaDmoins des stoipates. ^n distingue plusieurs espèces de poib d*apràs 4i- >C5 considérations , coin me suîl :

* D'après leur situation :

PoîU radicaux , sîiaês sur les jeunet racines (i). Il n'j en â pu les racines plasagces.

Poils coroUins, sitaèi êvut les corolles.

Les ctZf^QÎ naîssept sur le bord des surfaces, es poils ordinaires des tiges et fenîtles n^ont pas reça de noms lo^es , parce qu'il est rare qu'on «û à les comparer les nna aux -e^ , et que la considération des fbrnies et des usages est^ dans ce

plus importante ^oe celle de la situation.

i* D'après leur forme :

Poils tim^kê , compoaêa à^\n^ seule cellule.

Poils eloiMonnétf formés de plusieurs cellules placées bout à bout« •ar caoaéqufcnt divisa par daa clmauBs taansveraalcji. Quelquefois iUvcrse#cel]ules , au lieu d'être cylindrique* , sont renilées au «eu , en lotte que le poîl toal entier est comme oiikuUQU élran- , en forme de coUîcr {moaitiform^,

c Poils mmeaur , SonMi de plnsieuft cellalet qui divefl|;eut daiw direcCJosf di^Xôentes : cVst le cas àttk jiOÙMjburchiu ou en Y des ssum ; des poi/a ertfurfnéi oa à trois bannières, partai^t d'un pied imua. de cecCainacrucilères^ des poils en fia^etit{ a), divisés des leur R m deux bnadica égales oppos^esi au point de former une lisiif île poaifi boriaoniakmeot, comme dans TastraUgus asper \ des l» rayannmu ( gteUaii) formféa de plusieurs celluica rayonnapt di| omet , du milien , od presque de la base. Dans ceux en écussoii , raiaeaut partent réellement du même point; dsnsceux en dUque^ partent du mtee point , sont aoudca ensemble en un disque b»mtat attadm par le centre , comme daas 1 elsagnus. l Vv^iUacaiéifirmxg^ composés de plusieurs cellules unie^ entre "S dans le sens de la longueur , de manière à former un cane que. Ce sont , ai Ton ireut , de petits aiguillons , «rac la oensisice an peu mcHe des poils.

^\\ PI. ^ , flg. iS i it.

40 ouganogravbie.

3^ D'après leur consistance :

a Les êoies [setœ) , soBi des poils simples très-raides.

h Les poils scarieux sont raides , desséches et élargis en ëeaflle , ■nrtput vers U |)ase. On qn trouve sur les pétioles de fougères , Ict calices de composées , etc. ; ce sont de petites membranes de tissu cellulaire. H. de Candolle range aussi dans cette catégorie les clie- Telures et les aigrettes de certaines graines , ainsi que les poils d^ coton , qui ont du rapport avec les premiers , par la consistance et non par la forme*

Pour les autres modifications de consistance on se 8#t des termes ordinaires de la langue : poils inotu, colormeux , etc.

4* D'après leur durée :

Poils persistons ou poib caducs , suivant qu^iU durent ou ne durent pas aussi long-temps que Forg^ne sur lequel ib se trouvent.

5* D'après leur rôle physioIogir(ue :

a Poils ijrmphatiefues , qui ne suintent aucun liquide et ne sont liés â aucune glande.

h Fntls glanduleux • cpii ont des glandes à Tune de leurs extrémités. On les distingue en : ^

1° Poils glanduliferes (glanduliferi) , qui supportent de petites glandes. De ce nombre sont : les poils à cupule (cupuiati ) , simples, terminés par une glande concave , comme ceux du poia-chiche.

Poils en tête ( eapitati ) , simples • terminés par un renflement glanduleux et sphérique » comme ceux de la fraxinelle.

Poihf à plusieurs têtes {pofyeephalt), rameux, chaque branche étant termine'e par une glande , comme dans le croton penicellatnm.

a* Poik excrétoires {excretoria) , qui reposent sur des glandes, et qui servent de canal aux sucs toujours caustiques de ces glandes » de même que les dents de vipère au venin. On les nomme- poils en alêne ( subulati ), lorsqtf'ib sont simples et terminés en pointe aigué ; poils simples excrétait , quand ils sont simples et cylindriques , comme dans Tortie ; poik .malpighiacés ( malpigkiacei) • comme dans les malpighia , c^est-â-dire en navette, et reposant sur des glandes.

Enfin t il y a dans certaines familles de plantes des poils qui ont reçu des noms spéciaux, d'après rensemble de divers caractères de forme , de position et d'usage. Tels sont les poils collecteurs {collectores) des composées et eampanulacées , qui sont des poils simples ,

(NiGAicES éléhchtaihes. 41

hattqaes, situes sur le style et recueillant le pollen en mt contre les anthères; les poils qui forment Vaip on pappus (partie du ralice) des composées; ceux :)ordent les urnes des mousses , etc.

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