CHAPITRE TROISIÈME
ACCESSOIHKS DES ORGAAES éL£ME^TAlRES.
ne faut pas confondre avec les or{|;anes élémenlailes objets qui peuvent se trouver au milieu d'eux , irculation ou en dépôt. Ce sont, par exemple, les aux, les matières amylacées, les molécules de me, de résine, ou autres; enfin tons les liquides et ;az qui se trouvent en abondance dans le lissu des l'iaux. Ces objets sont des produits de Vorganion et non des organes. Leur examen appartient plu* k la physiologie ; aussi je ne mentionnerai maintet que les cristaux , qui, par leur apparence et leur distance, ont attiré souvent Fattention des anatoes.
n observant au microscope lesorganes élémentaires, trouve quelquefois au milieu du tissu des corps à nés régulières que Ton peut prendre au prçmier p d'oeil pour des organes , mais qui ne sont que crisiaux^éposës parTeffet de la végétation.^ eur forme étant presque toujours allongée comme
aiguille, M. de CandoUe, sans vouloir préjuger nature , les avait nommés raphides , de /s«f « > aile. Des observations subséquentes de MM. Raspail Turpin ont démontré que ce sont descristaux^ etque
44 organogbaphie.
rôle dans la végétalion , et où les fibres changent de
propriétés.
Le collet n^est pas un organe ; c'est le point où se joignent deux organes. Il est plus aisé de distinguer ceuxci par leurs effets physiologiques et leur apparence extérieure que par leur organisation interne^ car les fibres passent de Tun à l'autre sans modification , ni désunion , apparentes.
La tige est dite ^/'£acee .lorsqu'elle a une consistance molle, comme une herbe ; ligneuse lorsqu'elle contient un bois plus ou moins dur; elle est simple (simpîex) ou rameuse (jamosus)^ selon qu'elle est ou n'est pas divisée en branches ou rameaux. Souvent elle est simple dans la partie inférieure et rameuse vers le haul. C'est ce que l'on voit dans les arbres, où l'on distingue ordinairement le twnc (truncus) et les brandies (rami).
On n'a pas besoin d'études préalables pour savoir ce que c'est que la tige de la plupart dès plantes \ mais dans quelques cas , elle échappe a une observation peu approfondie, et il semble que la plante n'en ait pas. Ainsi , dans le carlila acauUs , Vastralagus monspessulanus et ({uelqueâ autres espèces, les feuilles semblent naître de la racine. On dit alors communément, et même dans les descriptions botaniques , que la plante est sans tige (acaulîs) ou presque sans tige (subacaulis) ; tandis que Ton dit des plantes ordinaires qu'elles sont munies d'une tige (caulescentes). Mais ces termes ne doivent être pris que pour des images , car dans la réalité il y a toujours un espace intermédiaire entre les racines et les feuilles, par conséquent une tige. Lors même que cet organe , extrêmement court , se trouve caché sous terre comme une racine, ce n'en est pas moins utte tige. Dans ce cas , on le désigne sous le nom
OBGJjrSS WOfthÂXEMTAVX. 45
orna , comme pour dire corps aAalogue à une On en a des exemples dans les arum et les feu- ^Kurope , les nymphœa, les iris , etc.
s ces dÎTerses plantes , la tige est habituellemeut rrc ^ mais il existe sur les pentes rapides des Alle espèce de saule dont la tige , ligneuse et ram- , est fadlement recouverte par les terrain» que la Tait ébouler. On ne Tolt alors que Texlrémité des lUx , qui est moUe et verte , d'où vient le nom de herbacé y donné à celte espèce. Si Ton sort de les nuneaus , on les trouve d'une longueur exlliiaire et d'une consistance .toute lignefuse. C'est 3mple frappant d'une tige devenue souterraine', e u'est ici qu'un accident , car lorsque le saule ce croit dans une localité où la terre n'estpas conlement entassée au-dessus de lui > il a une tise irope seulement à la surface du sol.
ns les oignons detulipe,. de jacinthe ou autres(i), e est au centre de cette multitude de feuilles en s d'ëcailles qui constituent la plus grande partie de on. Ce corps intermédiaipe , sur lequel naissent :Ines et les écailles , commence par être firéquemglobuleux et aplati en dessus , d'où lui vient le \2 plateau-^ puis il est cylindrique \ enfin il s'aF- . et porte au sommet les organes floraux , qui ne uc des modifications des feuilles , comme nous le is. plus tard.
clquefob les tiges souterraines sont chargées çà et ubercides irréguUers , comme dans la pomme de ou se renflent a leur centre en un seul tubercule, e dans le cyclamen europœum-
n. t , fif . 9.
4S ORGANOCaAPaiE.
nueitt à vivre , elles prennent une consistance ligneuse.
Beaucoup de plantes meurent dans la .première ou la seconde année , d'où jieur viennent les noms de plantes annuelles Çannuœ) ou bisannuelles (biennes). On lésa aussi nommées plus exactement plantes monoctujfîen"^ nes^ parée qu'elles meurent quand elles ont doqné une fois des graines: Il arrive même , si quelque circonstance les empécbede porter fruit, qu'elles durent plusieurs années. Par opposition , les espèces qui vivent long-temps y et qui donnent des graines Indéfiniment d'année en année, sont dites j;foljrcarpiennes ouo/iVore^ (perennes).
Parmi les plantes à tiges entièrement vivaces, on distiilgue : I* celles à tiges charnues (s^cculentl) ^ dont la consistance est épaisse, aqheuse, et qui sont longtemps recouvertes d'une cuticule verte munie de quelques stomates éloignés. .C'est le cas des plantes grasses , telles quje les cierges (tactus) , stapelia , etc.
a* Les soms-arbrisseaux ( suffruûces) , qui sont un |)eu ligneux, mais ne dépassent pas la moitié de la hauteur d'un homme; exemple : le millepertuis (/i/pelicum) \
3^ Les arbrisseaux ou arbustes (J'nttices ), qui sont ligneux et dépassent à peine la hauteur ^' un homme, comme le lilas \
4° 1^^ arbres (arbores) ^ qui dépassent sensiblement la hauteur d'un homme, se divisent en branches à la partie ^supérieure, mais dont la base , graduellement dénudée , forme un tronc. On distingue souvent dans les descriptions les petits aibres (arbusculœ), -comme le pommier, des vécitables arbres , tels que le chêne ou Torme.