‹ Introduction à l'étude de la botanique, ou, traité élémentaire de cette scienceChapitre 8 sur 104 · I-.es feuilles naissent le long de la tige danâ une posH · texte numérisé non relu

I-.es feuilles naissent le long de la tige danâ une posH

OmCANlLS T01f1>4MEllTAirX. 49

régulière qoe nous examinerons plus loin , et les Laux ou branches se développent ordinairement à aisselle. On dft alors que cesont des rameaux axil" rs (rami axtUares), Plus rarement ils sont situés lessus, à côté ou en face des feuilles (supra-^axilla'- . extra^axiUares , oppositifoUi) ^ par suite de certes déTÎattoAs de PéUt ordiliaire.

>cs rameaux divergent plus ou moins de la tige prfnlie , et se ramifient eux-mêmes le pins sourent d*tme nière analogue. Lorsqu'ils sont dressés , rensemhie la plante est une sorte de pyramide. Ainsi le pi^ur commun est nikwhTepyraniîdàh{pyramidalis^ ùi^tafus). Lorsque les angles des branchés sont à pou ) droits , on dit que les rameaux sont dwergens {di-' katl) ; à un degré d^ouTerture un peu plus grand , ont e^a2p5 (polen/ej); enfin, ib sont quelquefbis, s rarement , rebroussés (retroyersi) xers la terre , \ont on a des exemples dans certaines \avi(Ués de le et de gincko. Yulgairement ondi^ans ce dernier que les rameaux sont pendans (penduli) \ mais ce ne doit être réservé pour les rameaux du saule pieu- % par exemple, qui naissent dressés, et qui. par pt de leur poids et de leur grande mollesse, retom* t à partir d'une certaine distance de leur ori{;ine. Le le improprement nommé pleureur a, au contraire, rameaux dirigés vers la terre dés ]eiir origine, même : une certaine rigidité.

'ensemble des rameaux constitue la cime {cyma) , l la forme varie d'une espèce à Tautrc selon la louir relative* des rameaux inférieurs , moyens ou sueurs. Les branches sont toujours parallèles au aol , ne lorsque catu^K» est incliné, l y a des tiges qui présentent d'espace en espace des \ds {nodi) , c'est-à-dire des points où le tissu est plus

1>TR. X LA BOTAIfUjVe. TOME I. 4

^0 0»GiJNOGiUPai£.

épai3 9 plus ferme , et délcrittiii^ par sa grosseur im renfleiQi&pl manifesta. Quelqi^fQiis il ^ forme ^ana le lu^ioil vue coocratîon pierreuse , coiqm/e oo le voit ,d^^ ^ joiicB. L^ bM ttt ei) général tout^ k^ grauoiiiées oi|^ d^ tiges Aoueiiaes. Les feuillues prteojt pndio^«neat de chacun d^ ces nœuds , d'où vieçt qvi^ ^*4hi Qomoa/e en général en/r0-;?ûf^(i!«le/72o4'V/'^) }*epi{WP qwî sépame d)»ux feuiJle$ ou d^uK paires 4^ fei^iHea oppQ#é^ , expre^i^n qui n'eat bien correcte q^e lpf^i|'o|^ ^ T^wlir que aux plantea dont la liga ^H iM^ueioae.

U Ha faut pas iswfiHidm le» pia^ucU Avei» lai «r^ouZotjpn^ {mrticuli)'j qui soot des fmnta w certaines iife^ae rompent phis facilement qp aillewst I^a resaemM^iwie avec les nœuds riisulte de ce que la tige (3$t ausw renflée aux. articulations-, maia aa lieu d'ofirir plus de «oUdiié en'ce point, elle en a moins que dans je resta de sa longueur. Le renflemeoi des artîcuiati«»n^ ^ trouve en général un peu au-tdessus de la naissance da» feuilles , tandis que le^ud rstà Tendra tnêo^ de c^tte insertioB. La partie de la tige comprise entre deux 'artkular fions se nomma méritlialh ( frieri^hafk^ ) oui t^riish (mniadus) , et quelquefois , par une )ncutîon ine^Eai^te, entrernœud. Les vignes , les géranium i les balsamines , offrent des articulations.

La tige des graminées , qui a dea nmiida et qui devient creuse à Tintérieur en vjeiHissamt, s'appelle chaume (culmus)» Les tiges creuses ont été nommées d'une manière générale , mais mmns usitée j chmlumeau (ealamus)^ • •

Les tiges ont u»e grande dispositûmî pousser des raeines lorsqu'elle! le trouvent plaides d'une manière favorable , c'est-à-dire dana un milieu huipîde el ins trop fnoid. C'est ce qui permet de feice des boutures , en enterrant une branche roufi^ - eu des n$urcQ^^^ ?

ORGiUHIft FOmMMIIfTAUX. M

▼•lo|ipaBl de terre hunide «n ramewi InuibI à la a. iVJ. de GandeUe a reaMR|tté qnc , dans les ra* X li^iew dea dicetyiédones , les jeueM racines [it par lei leoiîeeHes.

V a des tiges «|tie Ton nemrae en latin radicmrHes, equ'eUeaponaMktnaliirelleaientdn rarîiieseD Tair, le i oneiaea gra»dedîstaiiee de aol. Lea rizapkoAi agiter») tm wêX «aeieiBfde re«Aan|aable« Plosiears te» gravai pniifnl mmî dea raeinea aérieniies. Le * ier émet de raisselle des feuiUea iofiérieursa des/eis oulans ( flagella ^^armentum , ^kiculœ) , sorle de aux cylindriques, étalés, qui poussent des racines à extrémité , pois des feuilles, en un mot une nouplante , qui peut vivre quand oo la sépare de icnne. La^ joubarbe se propage de cette manière, passe à Texamen de la tige dans les deux grandes îs qui comprennent toutes les plantes phanérogames-, L important, puisque la division même de ces classes se, en grande partie, sur les diversités que préi la structure de leyrs tiges. Dans cette étude, il usage de tirer la plupart des exemples de Torgaon des espèces ligueuses , non que les plantes icëes ne présentent des différences d'une classe lire , mais parce que certaines parties de la tige ne lent un développement (Complet que dans les esligneuses.

MTKXS 11.

E JLÀ TIGB DES EXOGÈNES OU DICOTYLÉDONES.

§ 1 . «i*-* Partira dont clh se compose.

X\» chtae ait la-plm nombreuse ea espèces , la plus Tiune surtout dnns nos rlinials 5 fmi* àw arl>res àv

59 ORGlIfOGKAPHlB.

nos forets en'font partie. Leurs liges offirent , d'une ma-' niire plus cUire que les antves , un- arrangemeiit régulier de certains organes. Tels sont les motifs pour lesquels il convient de commencer par elles Texammi successif de la structure des diverses tiges*

On distingue dans h tige des eiogènes' quatre parties : la moelle , au centre ; le corps ligneux, autour de la moelle-, Vécorce; qui enveloppe letout^e^&5 'rayons médullaires^ qui coupent horizonMement le corps ligneux et Vécorce.

§ a. — Môeltb.

On trouve au centre de la tige des exogèqes un canal cyUndrIqueou plus souvent prismatique, le canal ynê^ dullaire {canalis medullaris) , qui est rempli, surtout dans les pi^emières années^ d'un tissu cellulaire arrondi, la moelle (i).

Les cellules qui composent cet organe sont plus grandes et plus blanches que la plupart des autres cellules ; elles sont très-Iioqiogènes dans toutes les espèces «tdans toute la longueur de la moelfe. Cependant, plusieurs arbres à feuilles opposées, comme le frçne et le marronnier, offrent, aux points qui correspondent à la naissance des feuilles , une moelle tellement compacte, que plusieurs auteui^ Font prise pour du bois , et ont dit que le canal médullaire y est interrompu. Dans le plus grand nombre des plantes , la moellecontinué d'une extrémité à Tautre , soit dans la tige , soit dans chacune des branches.

La première année , la moelle est humide et offre une teinte légèrement verte, qui montre que cet organe joue alors un certain rôle dans la transmission des sucs.

(i) PI. a, âg. i ,

s lard les eellutes sont vides, dessëchées, d'une icheur remarquable. Enfin elles se séparent diverlent par suile de raccroissement de la branche ou dune, en sorte que la moelle un peu ancienne est près* e toujours rompue. Un accroissement rapide en Ioneur la coupe sous forme de petits disques transver-* IX, tandis que Vélargîssement de la tige la déchire lis le sens longiladiaal. Quehjuefois cependant les ilulès se prêtent aux forces qui les tirent diversement s'agrandissent au lieu de se désunir.

La grandeur de la moelle et de ses cellules varie beauip. Dans le yireaii, le chardon et presque toutes les bes comparées aux arbres , le canal médullaire est â-large-, il atteint même le diamètre de six à dix lignes, lans la férule commune , il a jusqu'à dix-huit lignes, ns la plupart des arbres, il n'a qu^une ligne ou deux largeur. Il grossit pendant la première année. Plus d i\ ne diminue pas , quoi qu^en disent certains auirs , mais il reste au même point \ et comme les bois rs, qui deviennent les plus vieux, ont eu dès Porigine $-peu de moelle, et que celle-ci jaunit et se dénature i suite d'une grande vétusté, il arrive souvent que i a de la peine à reconnaître le canal médullaire de >-vieux troncs.

Le tissu cellulaire qui constitue la moelle est entouré nme d'un étui formé de fibres. Hedwig appelait ces 'es vasajihrosa , M. de CandoUe les désigne sous le n àt fibres médullaires (^fibrœmedullares). Dans 4ques plantes, ces fibres, au lieu d'être rangées en un cle extérieur , sont éparses dans toute la moelle, de Çandolle Ta observé dans la férule (i), sorte

i) Or^nofniphk , I » p* i64 » pi. 3 , f 3*

d'ombeUtfère assec oonmun en Europe,. M« Mîrbel dans la belle*de^auit , et M^ Lindley (i) a tu dans la moelle du nepenihes une grande quanlité de trachéet.

Indépendamment de ces fibres il y a une couche li'^ gneuse qui entoure immédiatement la aftoelle^ c'est Celui médullaim (vagina medtdlans). . Hill a le premier parlé de cet organe, qu'il nommait comna^ et auquel il attribuait une grande importance. Dès lors plusieurs auCeuri ont remarqué que cet étui médallaire conserve long-tempa une teinte Terie qui annonce de la tie et «contient beaucoup de tracbéea qui peuvent se dérouler, néme lorsqu'on les prend 9U| de vietR mor* ceaux de b6isi «

^ 3. — Corifs Ugricux {%).

Autour de la moelle , il existe dès 1^ première année une enveloppe solide , dont la partie intérieure offre, comme nous Tavons dit ci-dessus , beaucoup de trachées, tandis que la partie extérieure n'est composée que de fibres ligneuses. Ensuite^ si la plante dure plus d'une année , il se forme extérieurement de nouvelles fibres ligneuses \ mai| celles-ci ne sont point entremêlées de trachées^ elles ne se composent que de tissu cellulaire allongé, et de vaisseaux poocti^s ou rayés, qui, d'après ce €[tte nous avons v^ , paraissent être des modifications ou des tracbées , ou des cellules»

L'ensemble de cette formation ligneuse, intermédiiirc eutre Técorce et la moelle « constitue ce qu'on appelle communément Ic.io^ de^ arbres, €|€c que les

(i) Introd. to botanjr , p. 6i 6(69.

(3) PI. 9 , fig. 1 , a et 5,

irs nomiMot cêfrps Ugfêêux (c^rfmê lignmht)^ Im on ligneuse (portio lignea)^ dti fei ctfUthifS U^ ses (stfaia^ ittm>h»9rëHgttea).

\ réservent le teriÉe Athm (^gMùh) ott bffisparpouf k|»rli6 4tl cOfps ligffefM te pltHr diire^ Is anticme ^ cft otaiiiMt <ïiii^ t la piM c<yldré6 , qctl s<j Te m oenlte/ Onlâ tiettttM rttl{;2ff^efhent le cœui^ ois , et M. Batntbit k désigne 9(yvM le itom \aX\tk imen. GMt \â priiè 4oM»| dont on fait usage I le9o(M(rttelfoii9. Ali Miitfaife, kptiHkf ettëriectre^ le nomme muh(êt{ iMufittiTh)^ k cau^ ée m (eint<s ou mfàtÈs UaMlie^ e^t iMhr^ solide, MMlilis dttfi^ tie le bdlapatfait. G'e^t h (Mttle dti tfoM des arbres loti rejette, lorsqli'oftf éqtterrH les potilres.

I cause deees dtSiêreheès est <)tieles ftbrcs l?gnetises fais fomëesne grdSSlsSefit plcts, mais stequièrent, i tre qu'elles tieilfissetrt , pkts dé sc/K dite , probable*

II à eaiise Ses eÔMetéticmS Aéptm^ dans leur tlsStt !^s stics ftfeH qtiî s*y ftninctit crû qui le traretscnt. Dnefoebee a rein«irqtié en rffet qt<è ÏIM portions le* dures ef les plus cdorées dii bols perdent letrr

e et lent dttfeté pat itne hxtMerslon dafis Taclde que , lequel ne défrtllt' cependant pas les patois es des cflhiles. Dans les atbres qui croissent tlte et )nt un tissu pM ferme, ttmtM le peiipilèt, le satile,

leul , il Y • fjcu de diUërences entre le bois et Tautandis que darii les espéées qui croissent lentement li ont une cousisianee dure, le bois parfait ofTte nunéitient une teinte foncée et une dureté extraorire. Ainsi Fëb^ne, dont on fait usage à cause de sa .c-nr et de sa dureté, est un bois entouré d'un aublanc. tes bois de* teinture, Comme le boisdc Garnie- le bois de Fcrnanbbuc, offrent aussi une bien

ttH uaGAllOGIIAPUl£.

plus graude quaiittlé de matière coionuite dans le parfait que dans laubier.

Quelle que soit la differeu^ qui existe entre ces deux parties, il. faut obsen^er c^e Taubier et le bois sont partout semblables à eux-mêmes, dfuas chaque troue, en sorte que Ton ne voit jamais ain- bois parfiit, très-dur et coloré vers le centre , se rapprocher sur les bords de la nature de Taubier, par des tk^iisitiotis iasensibles. Presque toujours il y a une dihnarcalioQ ci^ culaire tranchée entre le bois et Taubier. On peut en conclure que le dépôt des matières solides s'arrête brusquement à une certaine, époque, de Texistence de chaque portion du corps ligneux , époque déterminée par la structure intime d^ chaque espèce, peut-être par suite de Tobstruction des canaux nécessaires à la formation et au transport de ces jnatièrcs scdidi6antes.

Dans la plupart des exogènçs , les fibres ligneuses m forment concent^iquement en coudies plus ou moins distinctes. Ces. couches, vues sur la coupe transversale d'une branche ou d'un tronc de cbéue , de sapin , ou de tout autre arbre de nos forets , présentent Tapparence de raies concentriques. On sait par expérience que chacune de ces raies ou couches est le produit de la végétation d'une année; ainsi lorsqu'on abat un arbre de vingt ans , on trouve sur la section horizontale vbigt raies, qui représentent vingt couches emboîtées les unes dans les autres , et il en est de même pour une branphe qui sj?raitàgéc de vingt ans.

Comme ces couches se superposent sncc^ivemeut chaque année, et que Tarbrc oulabr^ nche croissent par raddiliondenouveauxbourgeonsctdQnouveauxraneaux vers la partie supérieure, on peut dire que les couches Ugueuj^s forment des cônes allongés, dont le sommet esta

L irëiailé de la branche ou du tiooc ceat rai qqa l'on ooo* ère. La base de cet c6nesse prolooge dans le tranc jusau calkt defai (liante, ou se trouve par conséquent le ximum d'épaisseur. Mais pour une branche en paruHer, kseobches sontforcéesde » arrêter chaque ane à Fendrotl où k branche ident s'implanter dans le >nc, car le tissu de^cdut-ci est un obstacle ; or, comme tronc grossit chaque année , il arrive aussi que les uckea annuelles des branches sont arrét^ chaque inée un peu plus loin de Torigine de la bi*anche. U suite de là qu'une branche a la forme de deux cônes »pliquës par leur base, ou, si Ton veut, d'un fuseau ongé. L'une dés extrémités forme une pointe dans nterieur du tronc, et l'autre se prolonge exierieureent. LçrMiue la brandie, par une cause quelconque, sse de se développer, eUe es& recouverte peu à peu ir les poudies annuelles du- tronc qui lui a donné dlssance. U s^ forme ainsi* à riutéricur un ironçou -ansversal qui s'endurcit par la vétusté et par la prcson du kNs qui l'entoure. Ces restes de branches furent les nœuds du bois.

Le fait que le eorpa ligneux des exogènes se compose } couches annuelles est si. bien connu, que l'on s'en rt ordinairement pour calculer l'âge des arbres. Cba- Je raie sur une coupç horizontale représente une an- '^c d'existence y et les exceptions à ceUe'loi sont fort ires. HiU a démontré le premier que, dans quelques Ls , on trouve deux couches pour une année , et Adanm a remarqué que des ormes âgés de cent ans , abattus Paris, %u% Ch^ps-Elysées, ont offert de quat/^eingt^oatorze a qent couch^. Mais ces ëkceptions n'ininnent pas la règle. On peut crcMre que dans le premier ^s, la végélaikm a été plus active au commencement*

60 OHGiklCOGlUPHIE.

sont moins épaisses. Au-delà de vingt on trente ans, les arbres de nos forets grossissent peu; ce qui fait qu'il y a de Tavant^e, sous le point de vue économique, à les couper à cet âge. Un chénV, par exemple, âgé de plus de soixante ans, n^grossit guère que d'une ligne {par an , «c'est-à-dire que les couches annuelles n'ont plus que demi-ligne d'épaisseUr, tandis que jusqu'à vingt ans il grossit ordinairement de quatre à six lignes, chaque couche ayant deux lignes au moins.

Les premières couches sont aussi beaucoup plus inégales «ntre elles que cell^qui se forment à un âge avancé \ c'est ce dont il est aise dese convaincre en obseryant la coupe transversale d'un vieux arbre. -Cela tient sans doute à ce que dans la jeunesse , les racines étant moins nombreuses , ainsi que les rameaux, une mauvaise qualité du sol et les inteiiqpéries ont beaucoup d'influence 2$ur la vigueur^le la plante , tandis que plus tard , lorsque les .racines se répandent au loin de tous côlés, eUes trouvent toujours en qualité et quantité à peu psès semblable ce qui convient à la végétation.

tlnfin, les variations de température, d'humidité et de toutes les autres^ circonstances extérieures , influent sur l'épaisseur des couches ligneuses.

Il est même probable que la formation des couches, c'es(«>à-dir.e la disposition des fibres ligneuses en couches distinctes , vient de la manière inégale dont les plantes végètent pendant la durée de l'année. Le froid de l'hi vfiT suspend la végétation , de même que la grande sécheresse dans Jes pays chauds, ^ous voyons que dans les serres, où la température et l'hui^^dité varient peu, la végétation est plus rapide pour chaque plante à une certaine époque de l'année. Or, il est naturel de pens^ que le tissu végétal qui se forme après une interruptioii

Ml

OIIGA5ES VONDLàinNT^rX. 6|

Ique moiâ , n'est ]las identiqae arec eelni qui Ta L- et ne se lie pasayectai au point de se confondre, plique d'une manière analogue la circonstance ^ couche annuelle parait qu^uefois composée 1 couches^ ce sérail Taffet d'une interruption de lion pendant Tété.

rieurs arbres offi*ent dans la. portion intérieure, -dire la plus récente de chaque couche, une par^ mposée de tissu cellulaire arrondi , analogoe à la e. M. de CandoUe (i) remarque que dans le rhus non, où la moelle est colorée, bipartie cellulaire ure de chaque couche est coIoi:ée de la même re. Ce tissu cellulaire lie faiblement les touches iHes, en sorte qu il n'y a pas d'intervalle visible, uo cependant les eotiches peuvent se séparer sans par Teffet di^a macération.

Dutrochet dit que chaque couche ligneuse est e comme la première, c'est-à-dire d'une moelle réc de fibres ligneuses.* Il faut remarquer néan-* que la première couche est la seule qui offre des PS, et que, dans bien des cas, on ne peut pas disr cette partie cellulaire des autres couches. Ainsi, anatomie du bois de l'orme donnée par M. Mir- , on voit au contraire que les couches commcn-* \T les cellules les plus différentes de celles de la . savoir, par de grosses cellules ponctuées et allontubes {yaisseaux ponctués de quelques auteurs), t ansai que ces cellutes deviennent de plus en roi tes vers l'extérieur de chaque ceuche, d'où

•gan. , 1, p. 173 et 179.

rm. du mus. , XVI > p. 9 , pi. t.

64 ORGAirOGtUmiS.

coroparatiTe /appelle ces deux aMëmbb(|;es de tkia-oel«> Ittlatre médulk centrale et médutte extérieure^- * '^

L'enveloppe cellulaire et im couches feorticales.Toi* sines sont distendues a^rec force, à mesure qœ k plante grossit , et comme les éiéniens, âurteut la sécheresse , agisscRt dir^ement sur elles ^ on les' voit tôt ou tard se gevcer , oonme'dans les ormes, on se delà* cher par plaques , comme dans les pbuiief, «u enfin se défïhûrer en lames flexiMes' comme dans le bouleau* Dans (e.chéne^Kége leur conststaoee et leur épaisseur permettent d'en faire nsage. C'est la partie qui coosUt tue le lié^ : elle se déladie îâ'dle^miéme tous les huit ou neuf «ans, mais on a soin de rcnkirer, pour le com^ meree, avant ce tenne. On choisit ht^son où le liber fidhèrele plus au côops l^nenx^afin de pouvoir eoib^ver réoorce subérei^e sans nuira àTarbre (l). .

Lorsqu'une couche corticale a été enlevée » ou s'est détruite , la ooi^hsisituée aurdessobs devient momenlanémentune sorte d'épidémie, et cela seowiprpnd d'autant «ieui qu'elle est composée ello-méme à l'exteneur de tissu cellulaire analogue à cebii de la cuticule (a).

Il résulte de ce que notis venons de dire , que Téoorce doit toujours être assez nûnçe , comparativement au corps ligneux; que son épaisseur augmente neapas en propoilièn de son âge, maiaisuiyant qucsa destruction k Textérieiir est plus ou moins rapide relaiîvementà sa formation à l'ialérieur ; enfin, qt|c tous les. corps étran* gefs que l'on peut planleTOU i|»mnuer.<{aas ses couches, toutes les marques et inscriptions que l'on peiit y faire, sont détruites et rejetées anixmt d'un certain temps ^

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(i^.nC. , ïlor. fr. » 3* éà, ,t , pi. i , 1^ lo. **-ï.

(t) Voyez ci-dessus , p, 9t ^» Mi

ORGAlfKS TOVBAICsAtAUX. 68

lis qu'elles se conservent dans le corps Ugoeux^ [id elles sont assez profondes pour Tatteindre. /écorce ooniient souvent des cavilés (i), des réser* s de sacs propres , et en particulier ceux appelés seaux du latex,

,e nepenthes distïllatoria est, d'après M. Lindley^ aie fdanle où Ton ait vu clairement de» trachées \ I ecorce (a). M. Don dit en avoir vu dans Técorce nnicafdyeay mais M. Lijidle^ nest pas parvenu j troufer.

S 5. — Rayons médullaires (3).

trouve, soit dans le corps ligneux , soit dans le des lames de tissu cellulafre coAiprimc^es dans le [e Tépaisseur du tronc, et dirigées du centre à la iférence. Sur jine coupe horizontale, ces lames ^cnl comme les lignes horaires d'un cadran , lanue sur une coupe longitudinale , ce sont des esde taches allongées qui coupent les fibres ses. On les nomme rayons médullaires ^radii hires)y et aussi prolongemens , productions ou tns médullaires^ pour indiquer leur analogie tic re et leur communication avec la moelle (4). lames ont au plus trois lignes de largeur \ leur ir est extrêmement petite. Elles ne se composent

B. , Anat. de rorme , Mcm. du mus. > XVI , pi. i« f« 5 et 7.

DL. » Introd» to àptgtnyt P* ^^*

» , f . 1 , rr\

w, , Anat pi., 36, 87. — Malp. , iii-4^, pi. S.-^Douaubl,

arhr.; I. , pi. a. — ^J>C., Fl. fr„ 1 1- pi. i. — Tua». , Icon.,

IiRD.^ Méhi. du mus., \VI ,p. la , pi.' i et s. — «LitcDL. ,

Uinjr , p. 6^ y 70 y pi. 34 à 4^^

à I.A BOXiNK^UE. TOME I. * 5

6ê OROAlfOûlIAPRlE.

que de une ou deux couches de cellules aplaties; oYOldes ou tétraèdres , ajoutées bout à bout , et un peu allongées dans le sens de la moelle à réoorce.

Rarement ces lames se prolongent d'une manière bien claire du centre à la circonférence. On les suit bien dans répaisscur d'une même coucbo ligneuse , un peu moins clairement* dans Tintérieur du liber, mais le passage d'une couche ligneuse a l'autre, et surtout du corps ligneux à Tccbrce^ est presque toujours difficile à constater. Ce qui prouve à quel point ces lames sont peu continues^ c'est que dans les arbres comme le noisetier, le hêtre ou le chêne , où leur couleur est dlQerente de celle du bois , on peut bien en coupant dans le sens longitudinal obtenir pour h menuiserie un bois marqueté ou tacheté /mais "il n'est jamais rayé d'un bout à Fautre. Les. rayons médullaires sont évidemment plus nombreux vers^ies bords que près de la moelle. Aussi plusieurs auteurs disent qu'ils partent de cha* rune des moelles partielles, c est-à-dire du tissu cellulaire propre à chotjue couche hgficuse.

Les rayons médullaires sont ordinairement rectilîgnes, ôomme leur nom l'indique; cependant il y a quelques arbres dans lesquels ils sont contournés, c'est-à-dire qu'ils se dirigent par une courbe uniforme du centre à la circonférence; c'est le cas dans Vc\^onymus tingens, aXh hoHbollia (i).

h^ ]^Qe d%k phjrtocrgne f plante de- l'Inde , examinée attentivement par M. Griffith , parait manquer de rayons médullaires, du moins, semblables à ceux des autres exogènes (a).

(i) LiRDL,, Iftir. (à botany , p. 70, pL 38 et 3$. (3} Wall, y plant, asiat. car., lit, pi. 116.

OROAHES FOVBAMEVTAVX. 6 Y

§ 6. — accroissement des exogènes ou dicotylédones.

1\ faut dwlinguer raccroisscment cndbmèlrc et YvA [onf;emcnt des liges ou brariches.

Nous avons déjà vu que le diamètre aBgmenle par l'addition de nouTelles couches corticales et ligneuses ; DU peut ajouter aussi, par la dilatation des parties qui composent ces couches (i), ebpar la dépolfdes matières solides et liquides qui s'y trouvent eh plus ou moini grande abondance. Quant à ta cause et au mode même de irculationet de transformation en bots ou en écorce de i^diverses matières, nous en parlerons plus tard ^ c'est me action du ressort de la physiologie, que Ton peut •emparer à la nutrition des os et des membranes des luîmaux par le sang , ou à la transformation du chyle vu sang , etc. •

Les nouvelles branches, où rallongement s'opère, ^ont d abord entoarëes do jeunes feuilles souvent rë* Juites à IVtat de simples écailles ^ c'est ce que Ton iomme ks bourgeons. Ensuite elles s'allongent de manière *à ee que les feuilles, qui, dans l'origind, sont irès-rapprochées , fiiyssent par s'espacer de plus on plus, pendant toute la durée delà première année. Du* hamel avait observé que si l'on marque des points sur une îeune branche, on les retrouve quelque Jemps après plus éloignés, mais à des distances toujours égales,

(i) M. Dalrodiet tdmet iliéiii£ (Mém. du mus. , VII ) que dans les toachga déià ionaêe* U se dcv«loppe de nouvelles fibres qui séparent les rayon* médullaires , et qui es forment aussi de nouveaux.

M ORGANOGRAPRIE.

d'où il concluait que ces branches grandissent unifor*mément dans toute leur longueur. L^extrëmitë de la branche grandit cependant un peu moins, tandis que la base s'allonge. plus que le milieu. L^observation des feuilles, des lenticelles, des aiguillons et des poils qui se trouvent à la surface des branches, conduit aux mêmes résultats.'

Toutefois , si Ton donne plus d'attention à ce phénomène, on voit, avec M. Cassini (i), que, dans chaque mérithalle om entre-nœud , la partie la plus voisine des feuilles supérieures se développe la première et que Taccroissement continue ensuite à s'opérer vers la base. Le grand nombre des mérithalles fait que IVlongemcnt de la branche considérée en masse parait uniforme. On peut s'assurer de ce mode d'accroissement en obserrant les tiges d'œillets, où la partie inférieure de chaque entrenœud est évidemment plus molle et plus récente que la partie supérieure.

Après la première année , la tige ou la branche cesse de s'allonger , pn^bablement à cause de la solidité acquise p^r le tissu. Il se forme alors latéralement , surtout vers la partie supérieure , de nouvelles pousses, qui contribuent à augmenter le diamètre de la base*, ainsi que l'étendue de la plante con|idérée dans son ensemble.

ARTICLE III

TIGE DES ENDOGENES OU MONOCOTTLéDONES (a).

Les endogènes arborescentes sont , dans tous^les pap, moins communes que les exogènes , et manquent même

rfiAM.i^H^

(i) Journal de i^ysique , mai 181 1. '

(a) Ployez pi. a . et les explieations de cette pUochei

ORGANES VOMDAlUjfTAVX. §9

tièremept à notre Tégétadon septentrionale. La plu* rt des botanistes ne les ont vues que dans les serres , i elles sont trop prëdeases pour qu'on puisse les cou- •r et les soumettre à diverses expériences. Aussi on A resté long*teraps avant de connaître leur véritable ructure, et sur les points controversés, qui sont encore ssez nombreux , on manque souvent des moyens de véfier les assertions des auteurs. Cette partie de la science a donc pu faire ^e progrès sensibles que par les obseï^ alions fiutes et les matériaux recueillis dans des pays nntains, par des naturalistes assez babiles pour en senr l'importance.

Desfontaines a ouvert cette carrière Iqrs de sou >ya{;e dans la régence d'Alger, en 1791. Frappé de diOerence d'organisation des tiges de palmier comirées aux tiges ordinaires, il communiqua une partie ■i ses observations sur ce -point à Daubenton (i)> et ne irda pas k les publier lui-même à son retour (a)^ D'au^ es voyageurs, notamment Su Petit-Tbouars , ajourent ensuite qudques observations qui modifient et empiètent les idées de Desfontaines. Enfin, M. de artius , auteur d'un grand ouvrage descriptif sur les Imiers, ayant rapporté du Brésil une ricbe coUcc- >n de troncs d'endogènes, en a confié Texamen anamique à M. Mobl , lequel a enrichi la science des obrvations les plus 'détaillées faites jusqu'à ce jour sur t point difficile (3).

La tige des monocolylédones Ugneusqs se compose

(1) Joam. de Fonrcroy , 1791 , vol. III , p. 3a5.

(^) Hein, de rinttit. , fc. pl^s. et malh. • I , p. 478*

(^) Be palmamm structura, in-fÔL ayeo 16 ^h, Munich, iS3i. A la

ite <lu {Find ovyrag* de M* de Martine sur les palmîerià

TO ORGAVOCRIPUIE.

d'un nombre immense dé fibres, plus rapprocb^es vej^ la circonférence du tronc que dans le c^^ntre , sans que Ton puisse distinguer comme dans les .exogènes des coacbes régulières d'écorce ou de bois. Les feuilles embrassent étroitement la plupart de ces tiges, et vu la persistance de leur hase, forment une espèce d'enveloppe au-dessous de laquelle se trouve une coucbe de tissu cellulaire très-mince.

Au bout de quelques aimées la base des vieilles feuilles est toul-à7fait détruite, et il ne reste plus de ces organes que de^cicatricesou raies transversales plus ou moins distincles selon l'espèce. A cette époque la couche cellulaire,^ devenue extérieure^ est toujours mince, assez unie, analogue à une jeune écorce de dicotylédone , quoique très-âgée. Elle est verte du côlé Intérieur, et se sépafe aisément du bois. Elle est percée de petits trous rangés régulièrement; ce sont les points par où passaient les fibres qui commaniquaient des anciennes feuilles au centre du tipnc. Cette organisation se 'voit fort bien dans les yucca et les palmier;.

Les bourgeons se développent ordinairement à Textrémité des tiges et des rameaux. Les fibres ligneuses les plus récentes , qui passent aux feuilles des bourgeons, vont évidemment de la portion centrale du tronc ou du rameau , vers tes jeunes feuilles.

Lorsqu'on coupe une tige transversalement > près de sa base , oii voit une multitude d« fibres qui semblent paridlèlâs 0. qui ce ^nt point disposées par couches.

D'après cela ^ tous 1rs footanisfies , jusqu'à M. M<A1, supposaient que les nouvelles fibres, passant par le centre du tronc dans toute sa longueur, se déjetaient, au sommet seulement , vers la circonférence , là*où les

ORGÂNtS FOVÙÂUtNTAVX, T(

Liillcs arec lesquelles elles communiquent form^tit ic sorte de couronne. Celte introduclion de nouveU^ )res au centre ayant lieu ciiaque année , elles devaient |K>usser les anciennes vçrs la circonférence ^ de là le \pprochement extraordinaire de celles-ci sur le bord u tronc et leur dnreté^ qui dans beaucoup de palmien c/jc la hache. Enfin y disait-on , il arrive un moment il le bois extérieur ne pouvant plus se distendre et les hres se serrer davantage , le Donc ne grossit plus et Dntînue seulement à s'allonger par la partie supérieure. )n expliquait ainsi la forme rigoureusement cylindrique ? plusieurs palmiers, et le fait qu'ils cessent au, bout ^ quelques années de grossir en diamètre. oU du moins l'ils grossissent infiniment peu, tapdisque leurlon<v lour toujours plus grande donne une idée pas?ab!^ecnt exacte de leur âge.

M. DaPelil-Thouars ayant observé que les dragoi^ iers très-vieux continuent toujours à grossir, on Texiiquait par le tissu i^urxîllejnent très-mou de leui's bres comparé à celui des palmiers. Le fait même quQ s graminées ont au centre une grande cavité, qui ins 1 origine est pleine de cellules arrondies comme le moelle, ne paraissait pas une .exception , parce que lie cavité ne se voit que dans les tiges annuelles, et que ans celles qui sont vivaces^ le centre finit disait-on par c remplir en partie de fibres ligneuses.

Mais celte théorie n'était pas à l'abri de certaines cri- ([ues. On pouvait dire, par exemple, que lorsqu'un vlindre très-dur est rempli chaque année d'un plus r.'uid nombre de fibres qui s'insinuent avec tdUte la i{;ueur d'une végétation des pays chauds, ï^enveloppe ovi finir par éclater. Kc sait-on pas qu'un ^rbre qui ;rossil dans uu mur finit par le fondre et par se dé-

lï UnGANOGBAPHIE.

gager de celle envelopped'uneconsistance bien plusdure que la sienne. L'addition de nouvelles fibres au centre d'un TÏeus palmier devrait donc le faire éclater, ou du haut en bas si les fibres ^estcndenl, du de bas en haut si cites montent , oU dans toute la longueur du tronc si elles se forment simutlanémcnt clies-ménies dans toute la longueur de la tige. Or, c'est ce dont aucun voyageur ne fait mention ; au contraire , la sul^ f;(ce des vieux palmiers est sing;ulièrement unie et régulifere, en comparaison do celle des dicotylédones.

Oh dira peilt-èlre que les fibres nouvelles étant gênées dans leur développement par les anciennes qui les entourent , sont fort petites et tiennent peu de place; que plus le tronc est vieux , plus elles spnt ferrées , et qu'cn- Bn lorsqu'elles ne peuvent plus s'insinuer au centre, l'arbre meurt. Mais il est de fait, au contraire, que les fïbres" du centre dans les pVis vieux palmiers ne sont pas f lus petites que les aytres ; qu'elles semblent même n'avoir pas été gênées, puisqu'elles sont assez Ratantes les unes des autres et que le tissu cellulaire qui les sépare n'est ni compnm<?, ni très-aHongé,

Ces considérations et les faits que j'ai pu olaerver me disposent à admettre les nouvelles idées de M. MohI sur la direction des fibres de monocotylédones , idées auxquelles il est arrivé sans entrer dans la discussion des anciennes théories, uniquement par les observations auatomiques dont les riches collections de M. de Martius lui ont sans doute fourni 1« moyens.

D'après lui, les fibrcsqiii iti.-ccndi'iit de chaque feuille se dirigent bien vers'le cfiiiic, iuubcnsuile,^j^voir cheminé quelque temps [j.-;rallt-l(nient peu à pèti , et croisant loulcs les fil' elles viennent se perdre ilins la c

) ronUMEiiTJivx. TS

du tnac; oabièn, pour répéter la. mcmt chose en ant une direction in verse, 'cbaque fibre, en partant a. surface du tronc à la I>ase de la plante , se dirige à peu Ters le centre; puiaarmceà un certain point, ; =e déielte brasqaemenl vers la circonférence, où elle lètre dans Une feuillu. Ainsi, en 'considérant deux iillcs situées Vune in-^essus de l'autre, leurs fibres croiseraient toujours en un poiirt dans rint>:rieiir de ibre; celles de la feuille su pi^ rie urc (ou nouvelle) su )uveraicAt, Ters la base de la plante , à l'eslih-icui des in?s de la feuille inférieure (ou ancienne). Déj^' autres botanistes avaient rAnarq^uc la manière nt les fibres s'âilrecroisent, tout en se dirî{^cant pour plupart dans le sens de la longueur du tronc. On avait que certaines fibres se dëjettent pour entrer dans les illles et ressemblent ainsi à des rayons médullaires, moins par leur direction (i). Malbeurcuscjnent , les lupes tTansT^naks que Von a dans les collcctiftns ne anncDlquecefaitsisolês. llfaudrait pouvoir suivre Ica l'mes fibres d'un bout à l'autre de la tige, pour voir toutes, comme le dit M. Mohl, se dirigent àleurs deux trémités du emilre à la circonférence. Selon cet anamisle, les fibres Tont en s'amincissant vers la partie Iprione, ce qui fait comprendre coflameni la tige est ■nteiit cjlîiMlriqni bte*,aw<Mjd

:usesot-

14 oacufoaRiFHiB.

.1" Pe cellules allongées, à parois épaisses , formani un revêtement solide du côté extérieur delà fi{)re^

2"* De cellules allongées en tube , à parois minces et transparenfjes , contenant d'ordinaire des sucs propres et situées en dedans de la première partie , vers le centre de la fibre; » < '

3* De gros vaisseaux ponctués ; "

[^ De une ou plusieurs trachées;

S"" De .cellules polyédriq)ies, non allongées, à parois minces* et souvent ponctuées , qui sont à la surface du côté intérieur de la tige.

. Ces diverses parties existent (}ans chaque fibre , mais non dans toute la longueur uniformément. Etles vanent aussi de grandeur, suivant la portion de fibre que Ton considère. A la surface du tronc, où Ton ne trouva , suivant M. Mohl, que la partie inférieigre et amincie des fibres, 'Cclles-ci ne se composent que de cellules allongées de la première espèce* Eq les prçnant.un peu audessous de la surface de la tige dans la partie^ dui^ du tronc^ elles ont déjà des vaisseaux* ponctués qui séparent les deux espèces de cellules, extérieures et intérieures mentionnées ci-de^u8| mais Ifts cellules extérieures sont de beaucoup les plus nombreuses et contribuent à donner à celte partie de la tige une grande solidité. A^ers le centre , les fibres ont TasaorUment compl<;t des cinq parties-, les cellules mollc$ du côté intérieur sont nombreuses, tandis que les extérieures ont diminué. Enfin, dans, la partie .qui ressort du centre vers les feuilles^ la fibre est souvent divisée , et chaque branche contient principalement des vaisseaux et d.es trachées(i).

^ 0 ^' ^bl a CQin|)«Eé ces ilbzcs atcc cejles ^u dlcotylédoiiM M a trouvé d^asse^ grandei ressembUncei. Il a ël^ conduU par de Cir-

ORGAfilES FOia>^lC£irTAUX« 7S

Les filires spot entremêlées de tissu cellulaire arrondi ui xlans un grand nombre de mon^cotylédones eontient 0 la fécule , et quelquefois des qfivliéâ aériennes ou des rservoirsdesucs propres. Quoique ce tissu cellulairene oit pas réparti d'une manière aussi' uniforme que dans xs dicotylédones, on remarque souvent au centre de la l'iQc une accumulation de cellules analogue à la moelle, à a surface un épiderme assez persistant, au-dessous de cet r-piderme du tissu cellulaire analogue à Técorce , et en^ fin, entre les fibres ^ des lames irrégulières, formées de t'dlules allongées transversalement, que Ton peut coq»- |)arer à des rayons médullaires. '

Malgré ces ressetnblanccs avec les ejiogènos ^ en adnoltant même toutes celtes que M .*MohI a cru voir dans a composition des fibres^ il n^en reste pas moins de grands traits distinctifs (Hitre les^ tiges de ces deuK liasses.

rnjpes analogies à considérer cbaqne fibre (le moooootylédone •comme formée des mêmes psrties qu'aune tigo annuelle de dicotylêdone tout entière ; et il nomme» à caoto de cela* iibcr le tissu cellulaire extérieur de chaque ûbre , et bois le tissu cellulaire intérieur. Cette nomenclature embrouille singulièrement les descriptions de Tanteur , et doit être negKgée ou réformée , car Vanalogie entre ces organes Jcsmonocotylédimes et dicotyledonaa est an çioios douteuse en «11»merae^ et dans tous les cas les difTerenccs de position et dfi formation sont si grandes, qu^il n*y a que de Tembarras ù désigner ces choses sous les mêmes noms. îl est ù regretter aussi que Tauteor n^ait pas mieux développé lapartk k plnsWuveUéet la plus importante de soti mémoire, la diaecCÎDn des libres. Sur seize plaisches in-foi., une seule inoutre cette direction • et encore la principale figure donne Vidée <\np V.iatcnr s'en c^t rormee , et non les faits en eui-mdraes. On pouvait désirer des coupes longitudinales de plusieurs monocotyléà(3w% , daBA lesquelles on p«t sifivre ch'aqi^ fibre de la racine jus-

16 ORGAIfOGBJLPaiE.

Dans Tune , les fibres et le tissu cellulaire de Técorce ont une disposition II se former par couches régulières, en sens inverse les unes des antres^ elles ne changent pas de nature et ne dévient pas de la feuille jusqu^à la ba$e du tronc ou de la branche ^ en sorte que chaque couche se durcit uniformément et que le centre du tronc est plus dur que les bords. Dans Vautre classe ( monocotylédones) le tissu cellulaire superficiel ne s'accroît pas de manière à former des couches corticales^ les*iîbres ne forment jamais de couches ligneuses, elles décrivent dans leur direction une courbe singulière dont le sommet est au centre deTarbre, et se modifient dans leur longueur, en^ sorte que par un effet combina de leur direction y de leur composition à chaque' point de leur longueur, et de leur âge , les parties les plus solides sont vers la circonférence des tiges et les plus molles vers le centre.

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