‹ Introduction à l'étude de la botanique, ou, traité élémentaire de cette scienceChapitre 73 sur 104 · CHAPITRE VL · texte numérisé non relu

CHAPITRE VL

DE hK PH09PH0RESCEHGB DBS viCÉTAUX.

Le bois pourri est quelquefois phosphorescent, 4e même que certains champignons qui croissent dans les galeries souterraines ou sur de vieux trônes d^arbre. MM. Nées ont vu les rhizomorpha subterranea et acidula briller à Tobscurité au point qu'on pouvait lire à leur lumièi^ (i). Lorsqu'on coupe ces plantes, leurs rameaux offrent toujours le même phénomène ; il est empédië par Timm^rsion dans le gaz hydrogène., le gaz oxide d'azote et le chlore , mais non dans l'azote^

'Vagaricus olearius , qui est de coulei^r de feu et qui croit au pied des oliviers , est aussi phosphorescent (2). Sa couleur est peut-être liée à ce phénomène , car Linné raconte que sa fille a vu des lueurs intemûttentes, semblables à de petits éclairs, se dégager, à la fin d'un jour chaud, des fleurs de capucine, de souci, de tagetes, de Ulium bulbiferum, qui sont toutes de couleur orange. Dès lors un seul auteur, M. 11^gren (3) , parle de personnes qui auraient revu ce phénomène , et M. Tréviranus , le révoquant en doute , a émis ridée que la couleur orange, vue dans une demiobscurité, ^ut frapper Tœil, au point de donner use sensation exagérée et illusoire (4)* Le fait est donc douteux.

(1) Acta soc. nat cur., XI , |>ars i.

(a) DC. , FI. fr. , suppl. , p. 45.

(3) Ann. de Grell. ,'1789.

(4) Bull, des tcien. iiAt. . XXI , p. 387, d'après le ZdUchrift fttr die Phraiolog, , 1819 , toI. III.

FH£MOM£l«£S «EHÉrAUX D£ VÉGÉTATIOIT. 421

Veuphorbia phosphorea , du ferésil , a , d'après M. de Martius, un suc phosphorescent à une température élevée.

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