CHAPITRE Vin
DBS ODBVBS vioiTAtES.
Tous les corps dont les particules se volatilisent et atteignent Torgane de Todorat peuvent produire en nous la sensation appelée odeur.
La dispersion des particules a lieu de deux manières, dont Tune concerne uniquement la physique et Tautre la physiologie.
(i) Voyez Boiihbt, Joum. de phyt., juio 1779. — ^Macairi, Mëm. de k 8D€. de pbyt. d d'Uit. nat. d« Genète ,'I1 , part, a, p. 11 5.
4i8 PHYSIOLOGIE.
Le premier cas est celui de particules qui émanent de corps solides ou liquides tout formés , comme le musc , le camphre, les huiles, etc. C'est ce qui arrive à toutes les matières organiques ou inorganiques-, une fois formées, elles sont odorantes aussi long-temps qu'elles existent. Le fait principal est la formation de telle résine où autre substance par le végétal, et Todeur n'est plus qu'un accessoire de cette substance^ qui peut durer long-temps après la mort de la plante. C'est ainsi que les hois de sassafras, de sandal, de rose, conservent leur odeur après bien des années , tant que la matière qui les exhale existe dans le tissu»
Le second cas est celui d'odeurs produites par des plantes vivantes uniquement, et même par telle ou telle partie, dans un moment donné. Ceci est véritablement un fait physiologique. C'est le cas de l'odeur des fleurs, au moins du plus grand nombre. Elle paraît déterminée par une matière qui s'exhale au moment 'même où elle se forme , et qui tient essentiellement à la vie de l'organe.
Le dégagement des odeurs de la première classe dépend uniquement de conditions physiques. La chaleur le rend plus abondant, comme on le sait fort bien pour les huiles volatiles d'oranger, de myrte, de labiées, etc. Au contraire , les odeurs de seconde classe peuvent être intermittentes , car leur formation est une fonction vitale, comme l'exhalaison aqueiisc, par exemple. Beaucoup de fleurs ne sentent que le soir, ou du moins sentent plus foit à cette époque -, c'est le cas de plusieurs œnothùres, du datura arborea, et surtout des fleurs à couleur sombre, d'un brun jaunâtre , comme les pe/ar^omiim triste^ hesperis tristis , gladiolus trisliSj etc.
IjQcestrum diumum sent de jour et le C. nocturnun}
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tandis qw le sccr. aa B^iseat de la nece, eues restcfil davantage à
i spasmodiqns^ et en g^^Ltail ■» odeurs les pas blés , concentrée» éàss la fâLnication dfs pirfams^ de- Tiennent péniMrs ci dar.^rF'sâcs. Les oiairs kalÂts-rSlement. fortes de foru.^'^r. de U TÎrùftle. de b j:qqullle « etc. 7 aflecfest sooreijl les {Kr^niaes so^ttes aux migraines et aux manx ap pe»^5 i:.£TTeax. Je ce saL> s'il est certain qoe rod^sr des fi-urs de c^rinm ^i) ci des feuilles de ■nneenSer '->} lît Cûî ■kmrir des personnes cpii dornuitzA scus knr i:-£;ience. maïs ÎI est sûr que ccrtaino odeors Tégëtales oct une influence fâcheuse.
Les fliîmriles ont clasié les odeurs d'après certains caraclêres pbTsiqu^ et cLîiLique^, par exemple, d ëtiv soluUes dans Teau . ThcUe ou l'alrcool. etc. (3^. Les botanistes les ont dirigées d'après leur impression sur nos sens , et les ont nomi::«:«s d'après œxlaines odtrurs connues. Ainsi . Lînûi^ di^^nguait les coeurs : i* ajniroisiennes, telles cpe le musc , le malva moschaia , etc. j
(3} Fov«caoT,am.4ccbnMe, XXTI , p. s3t.
4S6 rat§ioL06tc.
d« pénétrantes (frûgrantes), du tilleal , de la tnMreuse, etc.-, 3* Aromatiques, da laurier, de roBillet; ^^ alliacées, de Tail; 5^ puantes, analogues à l'odeur du bouc , comme Xorehis hirtina , Yhypericum hirci^ nam; 6^ vénéneuses (tetri)^ comme le tagetes, le chanvre, ryèble; 7* nauséabondes (nauseosi)^ comme le tabae , le* sfapelia ; 8* piquantes (aères) , comme la moutarde; cf muriatiques ^ comme les fucus frais; 10^ halsamiqu&s, comme le benjom*, 11* hjrdrosulfu^ reuses ^ confme les choux en décomposition ] 19* cam" phréés, comm# ïartomisia camphorata, le laurus eamphora (t).
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