‹ Introduction à l'étude de la botanique, ou, traité élémentaire de cette scienceChapitre 81 sur 104 · DES POI80K9 INTRODUITS DANS LE TISSU VÉGÉTAL · texte numérisé non relu

DES POI80K9 INTRODUITS DANS LE TISSU VÉGÉTAL

SANS ÂB60KPT1.0N.

Il est probable que toutes les substances vénéheuses dont nous venons de parler nuisent aux plantes, quand on les introduit dans un trou ou blessure quelconque. Ainsi,M.Marcetattté deslilas en insérant ou de la noix Vomique, ou i5 à 20 grains à'oxide d'arsenic , dans une fissure faite à la tige. Le phosphore tue assez promptement. On croit généralement que du mercure inséré de cette manière peut tuer un arbre ; mais il n'en

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est rien , du moins tant que le liquide n*est pas cbangé en oxide, et il ne s'altère pas quand on ferme la cavité où il se trouve. Ainsi, M. Th. de Saussure ayant fait abattre un marronnier très-sain, a trouvé, au milieu du tronc, du mercure qu il y avait placé trente ans auparavant et qu'il avait complètement oublié.

L'effet d(iin poison inséré dans le tissu végétal ne peut pas se Comparer exactement à celui d^ui^ poison versé dans le sang d'un animak En effet,* il est impossible de distinguer dans les plantes les vaisseaux de circulation, des organes d'absorption et de transmission de la sève. Placer une substance soluble dans le tissu , c*est comme si Ton faisait tremper une tige coupée dans le liquide vénéneux. On n'a pas d^exemple d'une substance insoluble qui ait agi dire<itemenl par ce prooédé,

*MtTICLK IV.

BMPOISOnilBXENS PROUDITS PAR APPLIGÂTIOir ▲ Là SURFACE DES VÉGÉTAUX.

Ce sont principalement les vapeurs et les gaz qui peuvent agir de cette manière, soit en ne fournissant pas ee qui convient aux fonctions respiratoires, soit par une action vénéneuse positive. Les snrfeces Tertes et les autres partie» de la plante ayant des fonctiona très^iverses , il convient de les dbtinguer quant ajox poisons.

L'action sur les racines, sans absorption, a été constatée dans certains cas. MM. Tb. de Saussure (r), de

(i) B-kTohw iBhim> . p. 104.

pilifroiiÈjfEs oin^AAVx da VEGEi'ATioN. 48B CandoHe (i^ et Marcel {^) , s'en sont occupés au moins pour ce qui coÉ^cerne les gaz. Ils ont trouvé que les plante» dont la racine plonge dans de Tacide carbonique souffrent sensiblement et ne tardent pas à périr. D^autres gaz ^ tels que Tazoté, Thydrogène et Tacide nitrique , {produisent un effet moins sensible.

lA couleur des fleurs est souvent modifiée par la vapeur d'acide pnissique. Les fleurs bleues, violettes ou couleur de chair, blanchissent en général. Le rouge du bouvardia coccinea devient bfun , tandis que celui du fuchsia coccinea ne change pas.

La plupart des gaz ou vapeurs nuisent aux parties vertes des végétaux. Il âuffit de visiter les alentours des fabriques de soudt artificielle et autres ytpour se convaincre de faction funeste des gaz nitreux , sulfureux , hydrochlorique , de la fumée du charbon de terre ou de bois, etc. , quand ces substances s'exhalent en abondance. La fumée, qui contient divers gaz ou vapeurs acres, est un fléau redoutable pour les. serres et pour les jardins de l'intérieur des villes. Les agriculteurs réclament souvent contré les fabrïcans , • au sujet de^vapeurs ou gaz qu'ils croient nuisibles aux végétaux. On consulte alors les chimistes, qui, après dès expériences directes , donnent souvent tort aux cultivateurs. Cependant , ik se trompent eux-mêmes danfi bien des cas. Ceux qui ont fait les expérience» les plus sttiafaisaptes sur ce sujet (3), n'ont pas pensé que les plantes absorbent les gaa pendant lajmit seulement, en soile

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(i) PhyB. vég. y p. i36a.

(9) Mëm. delaioc.de phys. de Genève , UI , p. 6s.. (3) Tu»!tsA et CnaisTisoH , On the effèet of tlic poùonous gazes on vegetables , dûnn Brewsier Edinb, Journal, jaAv. i8a8.

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que telle plante qui a bien supporté une certaine dose dans Une expérience faite de jour, peut être tuée pendant la nuit par la même quantité de gaz. Ce fait, que M. de Candolle soupçonnait d'après Tlibtoire physiologique des végétaux , a été constaté par M. Macaire (i). Il faut aussi remarquer (a) que de jour les vapeurs s'élèvent aisément, et que la nuit elles retombent ou séjournent à la surfaoe du soj ; que ce n'e^ pas toujours la quantité moyenne de gaz répandu autour d'une fabrique qui peut nuire aux végétaux , mais surtout le maximum possible; enfin que la- durée extrême d'une certaine action peu nuisible dans une expérience, peut 6nir par altérer se4fisiblement la végétation.

En général, ^ ne saurait trop préserver ies végétaux des vapeurs et des.ga^ qui vicient l'air atmosphérique.

AATICLE V.

OBSBmVATIOnS GÉB&EAU^ StlU LES BXPOISONHEJf BNS

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