‹ Introduction à l'étude de la botanique, ou, traité élémentaire de cette scienceChapitre 82 sur 104 · DES VÉGÉTAUX · texte numérisé non relu

DES VÉGÉTAUX

Presque toutes les matières qui sont vénéneuses pour les animaux le sont aus&i pour les végétaux, et il y a de plus des substances très-innocentes pour les premiers qui ne le sont pas pour les seconds. L'intensité de l'action vénéneuse n'est point la même pour les deux règnes. Ainsi, l'alcool, les éthers^ les huiles, les eaux aromatiques , les matières amènes ne nuisent aux atiimaux qu'à de fortes doses , et pour les végétaux^ sont des substances

(0 Mém. de U toc. de phya. et «Thitt. aat. dé Génère, V, p. aS;, (af) IX:, , Ph^s. Tëg. i i>. 1371.

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trés-yénëneuses^ tandis qœ les pxides de plomb et de âne , qui sont Ténéneux pour les animaux, le sont peu ou point pour les rëgétaux.

Quant à la manière d'agir, les poisons produisent des effets bien moins rapides dans le vigne végétal que dans l'autre régne. La grande différenoe est surtout que, dans les animaux, ils agissent quelquefois à distance, par sympathie entre les oignes*, par exemple, un poison nar» cotiquç ingéré dans Testomac agit promptement sur le cerveau. Au contraire, dans les plantes , le poison se répand de procbe en proche , n'agit que sur les organes qu'il atteint , et cela est si vrai que la chimie en relh>uve des Iraces dans toutes les parties affectées; sous ce rapport , les poisons narcotiques agissent sur les végétaux d'une manière analogue à celle .des poison^ acres et corrosifs , dans les deux régnas. ^

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