MÉTHODOLOGIE
CONSIDERATIOKS GENERALES
sua LA METHODOLOGIE.
Le nombre des vëgétaux qui couvrent la surface de la terre est immense ^ ils se succèdent avec plus ou moins de rapidité, chaque individu varie suivant son âge et la saison dans laquelle on le considère. Comment auraiton pu arriver à quelques notions précises sur des êtres si variés et si nombreux, sans le secours des méthodes ?
Dans un sens très-général, les méthodes sont des moyens qui abrègent les recherches , qui les facilitent , qui permettent à divers observateurs de combiner leurs travaux , de les transmettre fidèlement aux générations suivantes , et de comprendre eux-mêmes ce que d'autres ont observé ailleurs ou avant eux. Associer en groupes divers les individus que nous présente la nature , nommer ces groupes , convenir de termes et de signes pour exprimer leurs caractères, les déérirc dans des livres , les représenter par des planches , ce sont des méthodes, des moyens, pour arriver à la science ellemême*
IIITE. A LA BOTANIQUE. TVIfS i« 3o
46G xiîHODOLOGIE.
Bans ee sens général , les méthedes wtpresyw «Msi importantes que la science. Ces deux choses se lient intimement. La science est un édifice que Tesprit humain élève péniblement; les méthodes sont le moyen de le construire, de le parcourir en tout sens , de Texaminer en détail , d'en comparer toutes les parties , de les expliquer à cetunnéilies qui ne les Tdient pas.
La théorie et Texposition des méthodes constituent la méthodologie.
La méthodolof^ie générale , qui traite de l'observation , de Texpérience , en un mot , des moyens d'arriver à toutes les connaissances humaines, est une branche de la philosophie. Chaque science a de plus une méthodologie qtli Itii est propre. Nous ne parlerons ici que de la méthodologie botanique.
Les différentes branches de cette partie de la botanique ont été développées selon les besoins de la science et des savans , bien plus que d'après leur importance réelle. On a commencé par grouper les plantes en espèces ou en genres, et on a donné des noms tels que roses, chênes, etc., à ces groupes mal définis. On a aussi rapproché et nommé quelques organes importans, comme les feuilles ^ les racines, les fleurs^ etc. \ car, en parlant des individus isolés. que la nature nous offre , notre esprit saisit des rapports soit entre les individus , ^t entre les parties diverses de ces individus. De là des associations de deux sortes :
i"* Les espèces, genres ou classes ; •
Q? Les organes.
La nomenclature a du commencer en mémetemps,car, dans l'état de société propre à la nature humaine , le besoin de nommer un groupe est aussi réel, aussi promptement senti , que celui de distinguer ce groupe^ Plus
OBSSaTATraVt raÉLlltlN AIRES. 40Y
tard, on a décrit; de là, plus de prédsioii dtas les termes et les noms. Enfin , on a établi des règles générales de classification ^ de nomenclature et de description ; c'est la théorie de ces méthodes , théorie que , dans TéCat actuel de la science , on ne peut plus séparer de Tes position même des méthodes.
La taxonomte comprend la théorie et Texposé des associations ou classifications.
La glossologie traite de la nomenclature des groupes
ou organes ;
h^pkfîagrttpfde, de l'art de décrire et de figurer les
plantes.