‹ Introduction à l'étude de la botanique, ou, traité élémentaire de cette scienceChapitre 91 sur 104 · CHAPITRE V · texte numérisé non relu

CHAPITRE V

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ARTICLE PEEMIEH.

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OaGANES, AVEC LA KBGHEECHE DE LEVE DEGEÊ ïïlW^ rOETAjfCB.

A?ant de se livrer à rexamco de Timportanoe relative des organes, il importe de fixer le seiia du mot organe et d'élihller la nature des parties de la plante auxquelles on altribue communément oe nom»

Un organe , dans le sens haintuel , est une portion d'uo être vivant , que Ton peut distinguer de Tensemble par quelque considération plus ou moins importante , comme : les élémens constitutifs , la position ^ la formei

la durée, et surtout les fonctions, qui résultent de toutes ces circonstances réunies.

On peut considérer comme organe une seule cellule, une seule feuille , ou toutes les cellules , toutes les feuil-> les, d*une plante ou même du rè{;ne végétal, réunies. Cest dans ce dernier sens qu'on doit entendre le mot organe , en vue des classifications ^ Tensemble des organes semblables qui existent dans le règne végétal , ou dans un certain nombre de plantes , doit se présenter à notre esprit comme une chose unique , afin que nous puissions comparer, par exemple , la racine avec la tige, la corolle avec le calice, etc.

Les organes sont presque tous compris les uns dans les autres , ou , en d'autres termes , composés. Les anthères font partie des étamines , celles-ci rentrent dans la fleur. L'écorce fait partie de la tige , etc.

Le bon sens nous dit que Vimportance d*un organe quticonque est en raison combinée dé sa propre importance et de cette de T ensemble auquel il appar^ tient. Ainsi Vimportance du filet des étamines est en raison de Timportance de ce support des anthères , relevée par rimportance théorique de Tétamine tout entière*, Fimportance dechacpie |»rtie de la fleur est accrue par la considération du rôle important de la fleur dans son ensemble.

n n^est pas moins évident qu'u/z organe quelconque ne saurait avoir une importance égale à celle du tout dont ûfait partie.

Ceci doit laire sentir combien la classification des organes est nécessaire pour que leur comparabon soit rationnelle.

Il faut remarquer aussi que certains organes se composent de parties distinctes, que Ton considère éga-

4SS MKraoDOLOGn.

lemeDt comme des organes , et que tous la organes rentrent dans des organes plus généraux ou dans des catégories générales d*organes« Ainsi les feuilles comprennent le pétiole , le limbe , et même les stipules , qmn en sont que les accessoires. Le limbe comprend les nervures et le parenchyme. Les feuilles en général font partie des organes de la nutrition , les étâmines font partie de la fleur, de même que le pétiole fait partie de la feuille et Tanthère des étâmines.

Il résulte de là certaines règles relatives à IHmportance des organes , règles fondées sur le bon sens et qu'il suffit d'indiquer pour qu'elles soient admises. Amsi , il ne serait pas logique de comparer directement un organe partiel avec un organe plus général , par exemple le filet des étâmines avec la corolle, le pétiole avec la racine. Il faut comparer la corolle avec les étâmines , les feuilles [avec les racines.

La classification suivie dans la description des organes doit ici être un peu modifiée , carpelle est fondée en partie sur les besoins de Texposition , plus que sur la nature réelle des organes.

n est difficile, par exemple, de décrire Tembryon et les parties dont il se compose, avant lafleur et le fruit qui lui donnent naissance \ mais il n'est pas logique pour cela d'appeler l'embryon un oi|[ane de la reproduction : c^est une plante toute produite, et non un moyen de reproduction \ c'est un individu distinct, ayant déjà des organes , et non un organe particulier de la plante-mère. Ce qui le prouve, c'est qu'il ne sort pas graduellement des parois de l'ovule , comme l'ovule sort lui-même du péricarpe , mais qu'il apparaît tout d'un coup , renversé dans la cavité de l'ovule.et composé d'organes assez dbtincts. Plus tard il se développe \ il sort des membrane»

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de la graine , mais sans rupture entre lui et ces parois; c^est une jeune plante protégée par sa mère dans ses premiers développemens , mab qui n'en fait pas partie intégrante.

Dans le règne animal on regarde Tembryon comme un être distinct dont les premiers développemens sont cachés ; cela est si yraique quand il s'agit de l'espèce humaine , Tenfant conçu est regardé compic une personne qui a déjà des droits civils. D'ai)leurs quel que soit le sens que Ton donne au mot organe , il suppose toujours une fonction de la partie dont il s'agit à Tégard du reste de l'être organisé : les feuilles servent à toute la plante. les étamines et le pistil ont des usages corrélatifs \ leur réunion fait un ensemble. Or , l'embryon ne sert nullement au reste de la plante. Ainsi donc, à l'imitation de quelques botanistes , je regarde l'embryon comme le commencement de la plante, plutôt que comme un appendice de la plante-mère. Alors les cotylédons, la radicule et la plumule sont les premiers organes de la nu-* tritioo.

Comme il importe d'avoir présens à l'esprit les organes et leur classification , avant de comparer leur importance relative, je donne ici un tableau des organes, conforme presque en tous points a la marche adoptée ci-dessus dans Torganographie.

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