CHAPITRE VI
BES BIVBM VOIfiTS DE VUE SOCS LESQUELS ON PEUT COXftItBAKa tMê OBGAVBS, BT DE L'IMPORTANCB BBLATIYB DE CES MANIÈBES DE LES CON$I0ÉBBB(i).
Ce n'est pas tout que d'avoir dlstiii{>ué les organes et deks avoir ckssés selon leur degré d'importance \ il faut faire attention que Ton peut considérer chaque organe
(i) DC , Thëor. élcm. , prem. éd., p. f 23.
504 METHODOLOGIE.
SOUS ie rapport de sa présence ou de son absence, de sa position , de sa forme, de ses effets , de sa couleur , de sa consistance, du nombre des parties , etc. •
Les botanistes sont loin d-enTisager ces divers points de Yue comme également importans, ce dont je donnerai les motifs théoriques à la fin du chapitre.
AHTICLE PREMIER.
DE lV.XISTEHCE ou àBSEHCE DES ORGÀHES.
L'existence ou absence d^un organe paraît , à priori, la considération la plus importante sous laquelle on puisse l'examiner.
En fait, c'est un point de vue qui peut aisément conduire à des conclusions fausses ou hasardées. Il est difficile , par exemple , d'affirmer dans certains cas qu'un organe manque, car il se peut qu'il ait échappé à l'observation.
Un organe peut manquer par une disposition primi* tive de la plante,, ou par un défaut de développement habituel à cette plante. Aux yeux du naturaliste philosophe, Tabsence pour ainsi dire innée a bien plus d'importance que l'avortement d'un organe. Cependant l'apparence peut être la même. Il importe donc de rechercher les premiers développemens « dans lesquels on peut quelquefois retrouver des traces d'un organe qui avorte par la suite. La symétrie des organes , et certains développemens accidentels peuvent aussi mettre sur la voie, pour reconnaître une absence d'organes par avortement.
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ARTICLE II